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1986 Clairvoyance
1987 Even If And Especiall...
1988 Invisible Lantern
1989 Buzz Factory
1991 Uncle Anesthesia
1992 Sweet Oblivion
1996 Dust
2011 Last Words: The Final...
 

- Style + Membre : Mad Season, Queens Of The Stone Age

SCREAMING TREES - Sweet Oblivion (1992)
Par METALINGUS le 24 Juillet 2018          Consultée 448 fois

"Sweet Oblivion" fut l’album de la consécration pour SCREAMING TREES : après des années de galères à performer devant un public plus ou moins clairsemé, voilà que les fruits de ses efforts sont récompensés, gracieuseté d’un certain "Nevermind" et de la vague Grunge qui s’en est suivie. Pourtant, il serait plutôt injuste d’attribuer le succès de "Sweet Oblivion" seulement à un concours de circonstances. Voyons donc ensemble le pourquoi du comment de la qualité de cette galette.

Petit retour en arrière : "Uncle Anesthesia", sorte de Proto-Grunge, fait connaître le groupe qui gagne en popularité. Les gars acquièrent un certain respect à l’intérieur même de leur milieu musical, s’entourant d’une certaine populace connue (Terry Date, Chris Cornell) et transforment peu à peu leur musique tout en apportant une petite contribution au monde Grunge. L’important, quand on ne va nulle part, c’est de savoir s’arrêter au bon moment, et le moment était venu. Malheureusement, quelques semaines plus tard, un premier temps d’arrêt est demandé qui amènera le départ de Pickerel à la batterie. Dans les faits, c’est le groupe qui gagne au change avec la venue de Barrett Martin. Quelques mois plus tard, les vannes sont ouvertes pour les groupes Grunge qui envahissent littéralement les ondes musicales et deviennent la saveur du moment. SCREAMING TREES, lui, continue son petit bonhomme de chemin en enregistrant la suite de "Uncle Anesthesia".

L’album débute avec deux morceaux parmi les plus accessibles du groupe (voyez par là qu’ils sont plus posés et travaillés). Le son et la voix y sont pour quelque chose, étant enregistrés de façon encore plus professionnelle et lisse qu’auparavant. "Shadow Of The Season" et "Nearly Lost You" seront d’ailleurs deux gros hits du groupe qui auront droit à beaucoup d’exposition sur MTV et sur les stations de radio. Les deux morceaux suivants sont également du lourd dans leur catégorie respective puisqu’il s’agit de semi-balades nostalgiques/mélancoliques très réussies : du très beaux travail où Lanegan prouve à quel point il est un chanteur unique dans sa catégorie. La guitare sonne juste assez "Garage" pour ne pas tomber dans la facilité de la balade de type guimauve.

La diversification des morceaux se poursuit sur "Butterfly" où les SCREAMING TREES sortent le titre le plus axé Pop Rock avec un refrain entêtant qui reste bien collé dans le fond de la tête. Son parfait contraire n’est pas bien loin avec "The Secret Kind" plus Punk et rentre-dedans : on voit là que les gars n’ont pas oublié les premiers jours. Dernière pépite en fin d’album, "No One Knows" revient à une certaine mélancolie avec de belles nappes de guitare et un Lanegan très en voix sur les lignes de chant. Le reste de "Sweet Oblivion", sans être mauvais, n’a pas un aussi grand impact. On bouge la tête tranquillement sans nécessairement se laisser complètement emporter. En somme : aucun mauvais titre sans toutefois y trouver des réussites.

Si "Uncle Anesthesia" avait eu la malchance de sortir trop tôt, "Sweet Oblivion" a eu un timing parfait pour le groupe et a permis aux gars, après des années d’efforts, d’obtenir une reconnaissance internationale. Pourtant, cet accomplissement n’est clairement pas dû uniquement à l’air du temps et la popularité d’un mouvement amené par un certain album aux couleurs bleues : "Sweet Oblivion" possède des titres très variés et travaillés, les gars ayant atteint une maturité certaine.

La tournée qui suivra verra les Américains sur la route pendant plus d’un an. Malheureusement, des tensions viendront poindre le bout de leur nez, ce qui entraînera SCREAMING TREES vers une seconde séparation. Barrett Martin ira jouer avec le super groupe MAD SEASON (Mark Lanegan posera sa voix en duo avec le légendaire Layne Staley sur deux morceaux) avant que les membres ne reviennent le temps d’un album, mais ça c’est une autre histoire.

Morceau préféré : "More Or Less".

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- Mark Lanegan (chant)
- Gary Lee Conner (guitare)
- Van Conner (basse)
- Barrett Martin (batterie)


1. Shadow Of The Season
2. Nearly Lost You
3. Dollar Bill
4. More Or Less
5. Butterfly
6. For Celebrations Past
7. The Secret Kind
8. Winter Song
9. Troubled Times
10. No One Knows
11. Julie Paradise



             



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