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HEAVY SPEEDO THRASHY  |  STUDIO

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VENOM - From The Very Depths (2015)
Par DARK SCHNEIDER le 24 Février 2015          Consultée 2884 fois

"From The Very Depths", "Long Haired Punks", "Stigmata Satanas", "Crucified", "Mephistopheles"... Hum, ok, on a compris, il s'agit bien d'un album de VENOM ! Non non, ce n'est pas encore pour cette fois que Cronos va mettre de côté ses thèmes habituels, ce serait trop lui demander. Et puis honnêtement, attendons-nous autre chose de l'homme à la chevelure rouge d'enfer ? Il y a des choses qui restent immuables, et c'est très bien comme ça. Le Metal a besoin de gars comme Cronos : une grande gueule qui n'hésite pas à l'ouvrir, à chier à n'en plus finir sur ses anciens collègues, et à se prendre pour le seul théoricien valable du Black Metal. Oui oui, Cronos est le détenteur de la vérité Black Metal, n'en déplaise aux Norvégiens, c'est lui qui le dit. Et si vous n'êtes pas d'accord, allez le lui dire en face ! Moi, je n'oserai pas. Et s'il y a bien une chose qu'on ne peut pas lui enlevé, c'est sa spontanéité et le cœur qu'il met dans son ouvrage démoniaque. Car franchement, quand l'on observe le début de carrière de VENOM et ce que ce groupe est devenu ensuite, beaucoup d'autres auraient lâché l'affaire depuis longtemps face à une telle déconvenue. Chapeau bas M. Cronos pour votre persévérance et abnégation. Ah oui, on parlera ici beaucoup de Cronos, car qu'est actuellement VENOM si ce n'est le Cronos Band, hein ? On notera cependant qu'il s'agit du deuxième album consécutif avec le même line-up et le troisième avec Danté, VENOM semble s'être stabilisé pour de bon, mais plus que jamais Cronos en est le leader.

Et Cronos à lui seul porte peut-être un fardeau un peu trop lourd pour ses pourtant solides épaules. Sans Mantas, VENOM a souvent peiné à véritablement convaincre. On se souviendra des médiocres "Metal Black" et "Hell", de sinistres mémoires. Alors que le VENOM sans Cronos à quant à lui produit des albums tout à fait honorables. C'est donc une véritable bouffée d'air putrescent que fit souffler "Fallen Angels" en 2011 : enfin VENOM feat Cronos nous signait un album de bonne qualité, depuis le temps ! Et donc ce "From The Very Dephts" avait de quoi susciter une certaine attente. Qu'allait donc nous proposer VENOM cette fois-ci ? Car si les années 2000 ont vu le groupe produire des albums qui se complaisaient dans leur décrépitude, ces derniers avaient tout de même le mérite d'être assez dissemblables les uns des autres. Bon, pas de bol, le VENOM de 2015 est en tout point identique à celui de 2011. C'est véritablement la première chose qui marque à l'écoute de cet album. Aucune évolution stylistique. Le seul élément de distinction notable c'est la production : des progrès très net ont été fait, le son est beaucoup plus équilibré et défini, et franchement c'est une bonne chose. VENOM n'a pas besoin de se forcer à sonner comme de la merde, on se souvient de l'inécoutable "Hell" comme illustration de l'absurdité de cette démarche. Et puis la production est également ici de qualité dans le sens où elle évite soigneusement d'en faire trop, ça reste râpeux comme il convient pour nos anglais favoris.

Et la musique dans tout cela ? Comme dit plus haut, c'est dans la droite lignée de "Fallen Angels", mais en plus homogène qualitativement. Ce qui n'est pas forcément une bonne chose. "From The Very Depths" donne dans l'effet bloc et donc peu de morceaux se détachent du lot. Aucun classique à l'horizon. Au moins sur le précédent un "Hammerhead" se distinguait comme un quasi hit potentiel. Que dalle donc dans ce nouveau recueil. Mais l'inverse est tout aussi vrai : force est de constater que Cronos et ses sous-fifres parviennent à livrer un album de 14 pistes (12 morceaux en réalité si l'on enlève les deux intros instru insignifiantes, "Eruptus" et "Ouverture") dont aucune n'est à jeter. On pourra toujours trouver que 50 minutes de VENOM c'est un peu long, mais de là à savoir quel titre virer... Je sèche.

On retrouve donc le Heavy Speed Blacko Punky Thrashisant typique du groupe. Avec même une fois de plus ces passages durant lesquels ont sent que Cronos aimerait bien combattre sur les terres du Death Metal ("Smoke" notamment et surtout "Evil Law"). Et il s'en sort bien, même s'il n'est pas un pur growleur. Les habituels prêches sataniques bas du front sont bien sûr de la partie, "Stigmata Satanas", "From The Very Depths" ou encore "Mephistopheles", toujours aussi au ras des pâquerettes mais bordel que ça donne envie d'éclater des bigots coincés du cul. Les missiles punks sont également là pour bien nous rappeler quelle est la véritable essence du groupe : mélange de violence, d'anarchisme, d'individualisme... Mais aussi d'humour. En effet, quelques passages viennent subrepticement nous rappeler le penchant rigolard de Cronos, même que l'on aurait aimé qu'ils soient du coup plus nombreux et mis en avant. Cette somme d'éléments quelques peu disparates forme un crève tympans grossièrement aiguisé mais bel et bien transperçant. Le tout se finissant en un véritable appel à la destruction et à la conquête métallique du monde avec le jubilatoire "Rise".
Dans ce bouillonnement de décibels, Rage, le gratteux, arrive à se tailler sa propre place aux côté de la grosse babasse de Cronos (en live, c'est une autre histoire). Tantôt speed ("The Death Of Rock'N'Roll"), tantôt pesant ("Smoke"), parfois un peu groovy, à défaut de parvenir à créer des riffs de légende (on en est même très loin) il sait varier le propos et faire respirer les morceaux avec ses interventions lead relativement nombreuses. Même si guitaristiquement VENOM a été beaucoup plus inventif par le passé (durant l'ère Dolan surtout mais aussi l'album "Cast In Stone"), seul "Evil Law" fait office de titre plus travaillé que la moyenne.

"From The Very Depths" est un bon disque, bien fagoté, mais sans surprise sous l'emballage pour les fans qui suivent de près la carrière du groupe. Évidemment, on reste loin de la folie des trois premiers albums, mais ceux qui ont lâché le groupe depuis longtemps ("Possessed" ?) feraient peut-être bien d'y jeter une oreille. Parce que Cronos a toujours les crocs tâchés de sang, prêt à venir nous chercher des profondeurs de l'enfer. En tant que rescapé de la NWOBHM, ce dernier assure et incarne quasiment à lui seul la frange extrême de cette dernière. En 2015, VENOM a toujours sa place dans le paysage métallique actuel, ce qui n'était pas gagné d'avance et qui ne fut pas toujours le cas par le passé.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Cronos (chant, basse)
- Rage (guitare)
- Danté (batterie)


1. Eruptus
2. From The Very Depths
3. The Death Of Rock'n'roll
4. Smoke
5. Temptation
6. Long Haired Punks
7. Stigmata Satanas
8. Crucified
9. Evil Law
10. Grinding Teeth
11. Ouverture
12. Mephistopheles
13. Wings Of Valkyrie
14. Rise



             



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