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DEATH METAL  |  STUDIO

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CANNIBAL CORPSE - A Skeletal Domain (2014)
Par MEFISTO le 5 Octobre 2014          Consultée 4069 fois

La légende est de retour. Un des premiers groupes qui a osé à large échelle montrer le vrai gore sur ses pochettes, pas que des dessins tape-à-l'œil, le mal aussi. CANNIBAL CORPSE le grand, le constant, le possesseur possédé d'un son forgé un riff, un growl à la fois, patiemment. CANNIBAL l'exemple, le modèle à suivre pour tout jeune groupe de Death bestial, autant pour la longévité que pour la qualité musicale, l'efficacité et putain, la carrière en général. Quel parcours ça aura été quand la bande à Corpsegrinder raccrochera ses instruments !

C'est donc avec le groove maladif de "Rabid" encore dans la peau et, en écho plus lointain, la pièce "Evisceration Plague" qui m'avait tant cloué sur place, que je me farcis ce 13ème CC. Avec délectation, s'entend, hein, c'est pas parce que les Américains jouent depuis 1776 qu'on ne peut pas apprécier leur prise de risques, moins importante qu'au début et gonflée par une production monstre, mais perceptible tout de même.

Surtout que, 26 ans après sa création, le groupe ne sonne vraiment pas comme un avion en manque d'essence qui perd de l'altitude et qui va inévitablement s'écraser sur le « rock » de formations plus jeunes (contrairement à ce que plusieurs mauvaises langues prétendent depuis 2009). CANNIBAL refuse de passer le flambeau, le garde jalousement comme un bulldog. On peut remercier Corpsegrinder, qui aboie encore bien... Et musicalement, eh bien on ne perçoit pas de baisse de standards par rapport aux albums précédents, c'est-à-dire que CC balance ce que les fans attendent de lui sans nécessairement s'offrir une fontaine de jouvence. Sauf que, à beaucoup d'égards, "A Skeletal Domain" est un peu moins linéaire que "Torture" et se rapproche plus de "Evisceration Plague" (dans l'histoire récente du groupe, évidemment) grâce à une bonne variété dans les rythmes et des leads hallucinants.

Cette cuvée de cadavres moisis 2014 s'écoule surtout de manière plus subtile et « mature » que "Torture". Dès l'intro de "High Velocity Impact Splatter", on comprend que les Américains vont ralentir le tempo un brin, alors que "Torture" était plus direct. Cela ne veut pas dire que Pat O'Brien et Rob Barrett sont devenus des manchots ou qu'Alex Webster triture sa basse avec des mitaines... Les zicos sont déchaînés comme d'hab', mais ils ont trouvé différents chemins pour se rendre au centre du labyrinthe, au noyau nutritif de CC : du Death balèze et gras, nerveux et bourré de cavalcades et de soli déments. Si ce dernier segment ne vous incite pas à plonger enfin (vous, les néophytes) dans ce bain sanglant, je ne sais pas ce qui va le faire...

"A Skeletal Domain" comporte encore des tonnes de Death/Thrash, marque de commerce de CC, mais... Drôlement, CANNIBAL se la joue MESHUGGAH sur un titre comme "The Murderer's Pact" et ose même y aller de quelques élans épiques à la VADER sur la suivante et très réussie "Funeral Cremation" ou la pièce-titre. Ces claques aux allures distinctes sont essentielles, car non seulement donnent-elles encore plus d'attention aux morceaux plus rentre-dedans, mais elles prouvent que CC ne s'assoit pas sur ses lauriers et sa montagne de thunes. Un des groupes les plus commercialement profitables du Death en donne encore aux fans pour leur argent. Et ça, en 2014, c'est une excellente nouvelle.

Pas de félicitations pour la pochette hideuse, mais quatre grosses étoiles pour ce 13ème album d'un CANNIBAL CORPSE qui rajeunit. La mixture de valeurs sûres et d'expérimentations s'avère salvatrice pour toute formation et chez CC, c'est encore plus vrai. Depuis 26 ans... and counting ! Et ceux et celles qui ne seraient pas d'accord devraient se demander pourquoi ils critiquent tant les Américains depuis des années : par habitude, mauvaise foi, malsaine nostalgie ou en toute connaissance de cause ?

Podium : (or) "Funeral Cremation", (argent) "Bloodstained Cement", (bronze) "Headlong Into Carnage".

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- Paul Mazurkiewicz (batterie)
- Alex Webster (basse)
- Rob Barrett (guitare)
- George 'corpsegrinder' Fisher (chant)
- Pat O'brien (guitare)


1. High Velocity Impact Splatter
2. Sadistic Embodiment
3. Kill Or Become
4. A Skeletal Domain
5. Headlong Into Carnage
6. The Murderer's Pact
7. Funeral Cremation
8. Icepick Lobotomy
9. Vector Of Cruelty
10. Bloodstained Cement
11. Asphyxiate To Resuscitate
12. Hallowed Bodies



             



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