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SINISTER - The Carnage Ending (2012)
Par DARK MORUE le 17 Août 2014          Consultée 1531 fois

Allez boum. Grosse explosion.
Tout le monde dehors. Il ne reste que Aad. C'est la guerre, l'intégralité des autres membres foutent le camp et on recommence tout avec un autre line-up. On repique tout plein de gens chez PUTREFIED et SUPREME PAIN, et c'est reparti comme avant. D'ailleurs c'est justement le gratteux du dernier cité Bas Brussaard qui gère toute la composition de ce nouvel opus, et ça se voit : bien que l'éclatement du combo ait été total, on reconnaît la patte, la recette reste inchangée, "The Carnage Ending" est du SINISTER pur jus. Et la raison est assez évidente, parce que SUPREME PAIN et son énorme "Divine Incarnation" sorti l'année d'avant, ben comment dire... C'est du SINISTER en pareil, avec les mêmes riffs, avec le même chant, tout, juste en un chouïa plus sombre et violent. Du coup on va dire que SINISTER est désormais la nouvelle incarnation de SUPREME PAIN et basta, de toute façon c'est la même chose alors ça change rien. Et personne perd au change vu que les deux combos pètent tout autant.

C'est cash comme intro mais autant aller droit au but : la cuvée 2012 de SINISTER ne surprend personne en dehors du line-up. Pour qui est familier de la musique des Bataves, on est en terrain connu. Et ça riffe avec ces mélodies discrètes et dissonances qui font la marque de fabrique, Aad nous refourgue ses growls ultra gutturaux méchants dans la tronche, enfin voilà. On est totalement dans la continuité d'un "Legacy Of Ashes", c'est à dire qu'on a mis de côté l'écart mélodico-progressif de "The Silent Howling" pour revenir tabasser sévèrement. Mais en plus, beaucoup plus. En plus tout. Les bouchées triples. Et vas-y que ça avoine encore plus, plus rapidement et avec encore plus de blasts (purée, l'album le plus brutal du combo qui joue des coudes avec "Hate" niveau concassages de tronches bêtes et méchants), plus de tubes, des riffs plus marquants, bref, nos Hollandais ont la rage et ont une envie de tout éclater flagrante, plus que jamais. Et une pochette encore plus moche aussi, ça y est on commence à plonger dans le mauvais goût absolu.

Non mais sérieusement. Comment résister à "Transylvania (City Of The Damned)" ? Mais écoutez-moi ce riff qui éclate tout, ou comment réussir un mid-tempo, rargh. Juste un parfait démarrage sur les chapeaux de roues après une "Unheavenly Domain" qui déboîtait bien comme il faut. Et vas-y que ça ose ralentir un peu de manière assez régulière mais toujours très bien négociée (vas-y "Oath Of Rebirth" là !) pour mieux faire passer l'ultra-violence ambiante et nous permettre d'ingurgiter ces quelques 48 minutes de Brutal Death sans aucun souci majeur. Aad a retrouvé une voix au top de sa forme et se fait toujours plus guttural, ça tape et ça cogne et c'est jouissif de violence gratuite, bien qu'on garde la petite touche mélodique qui fait la différence, cette couleur dans les riffs, qui met SINISTER bien au-dessus de la masse et garde intact le côté classe, luxueux du groupe, le souffle épique discret, la testostérone barbare et cornue, enfin bref, tout ce qu'on aime. Avec toujours cette ambiance générale assez travaillée et difficilement caractérisable, de couleur rouge et or, physique et terre-à-terre.

C'est d'ailleurs à mon sens carrément surprenant de voir un vieux combo montrer toujours plus les crocs à chaque album après 25 ans d'existence. Infatigable, intègre, la nouvelle mouture de SINISTER qui livre là son quatrième album est aussi stupéfiante qu’impressionnante. Parce que sortir un truc qui bourre autant en tant que 10ème opus, et prouver aussi efficacement qu'on a réussi à se remettre du bug de l'an 2000, ça force le respect. C'est pas passé ses 45 ans qu'Adrie va calmer le jeu, portant toujours son bébé sur ses épaules toujours plus solides. Et en plus vas-y que ça se permet de proposer du bonus. Et pas rien : on a carrément cinq reprises. Ah ouais. Et globalement ça bute, surtout celles de WHIPLASH, MASSACRE et CELTIC FROST, où on voit nos Néerlandais se mettre à thrasher ta race et c'est bon, même si rien d'indispensable là dedans. Mais voilà, c'est toujours appréciable de voir un tel pilier à ce point peu usé par les âges et surtout gonflé à bloc, fournissant son quota, sans vraiment renouveler sa formule mais en balançant précisément ce qu'on attend de lui, portant ses couilles et montrant qu'il y en a encore à revendre.

Donc voilà, "The Carnage Ending" porte mal son nom et nous roule dessus comme un poids lourd lancé à fond. C'est pas après 10 albums que SINISTER va se calmer, et vu le nombre de morceaux qu'ils en jouent live on peut dire qu'ils sont fiers de ce dernier opus. Et ma foi, il y a de quoi vu comment c'est relativement irréprochable pour tout amateur de leur style (et donc pour tout amateur de Death Metal en général). C'est moderne certes, comme une version 2.0 updatée 2012 de "Cross The Styx", avec la grosse grosse production qui déglingue tout en restant crados dans le grain, mais on sent que c'est l’œuvre d'un groupe émérite qui n'en est pas à son coup d'essai. Et ce malgré le renouvellement constant de tâche de la composition. Chapeau bas, messieurs, en attendant la suite.

Badaboum : Et voilà que ça bourre toujours plus que jamais tout en honorant le cahier des charges en intégralité. Bien joué.

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- Aad Kloosterwaard (chant)
- Bastiaan Brussaard (guitare)
- Dennis Hartog (guitare)
- Mathijs Brussaard (basse)
- Toep Duin (batterie)


1. Gates Of Bloodshed ( Intro )
2. Unheavenly Domain
3. Transylvania ( City Of The Damned )
4. My Casual Enemy
5. Crown Of Thorns
6. The Carnage Ending
7. Oath Of Rebirth
8. Regarding The Imagery
9. Blood Ecstasy
10. Defamatory Content
11. The Final Destroyer

- cd Bonus
1. Spit On Your Grave ( Whiplash Cover )
2. Succubus ( Massacre Cover )
3. Swing Of The Axe ( Possessed Cover )
4. Dethroned Emperor ( Celtic Frost Cover )
5. Face Fate ( Blood Feast Cover )



             



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