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SINISTER - The Post-apocalyptic Servant (2014)
Par DARK MORUE le 26 Juillet 2014          Consultée 2301 fois

Pfiou. Les papys de SINISTER sont en forme désormais boudiou. Entre "The Carnage Ending" et "The Post-Apocalyptic Servant", on a eu quoi, un an et demi ?
Hey ben, des groupes qui proposent leur onzième album avec autant de vitalité, j'en veux davantage moi. Fini les problèmes internes, le line-up est rigoureusement identique pour cette fois, c'est bon alright on a tout ce qu'il faut pour renvoyer une autre grosse dose de Death Metal à la néerlandaise. Surtout que c'est bien, rien ne change. On a toujours une pochette avec des gargouilles photoshoppées absolument dégueulasses par Hrubovcak, et exactement la même progression entre cet album et celui d'avant que celle s'étant opérée entre 2010 et 2012. Sauf que cette fois c'est moins bien. Pas de beaucoup, mais d'une manière qui rend ça non négligeable. Détails.

C'est pas bien dur pourtant, "The Post-Apocalyptic Servant" c'est du SINISTER pur jus. La recette est simple : on prend "The Carnage Ending" et on augmente tout. Ce dernier était l'album le plus brutal ? Qu'à cela ne tienne, on rajoute ENCORE ET ENCORE tout plein de gros blasts. Et des ralentissements aussi. Et évidemment Aad est encore plus guttural qu'avant, et se rapproche désormais des timbres yaourt des vieux SUFFOCATION ou ABORTED. Et on propose des reprises à la fin, et on commence tous les titres de l'album par The. Enfin voilà vous voyez. C'est le même album en augmenté, en boosté, c'est la nouvelle œuvre la plus Trve Bröötal, un nouveau départ. Sauf que le souci, c'est qu'il n'est juste simplement pas aussi bon que ses aînés, même les plus proches. Hé ouais. Et ça c'est fort dommage.
Parce que désolé, mais c'est pas bien bien compliqué de se rendre compte quand un groupe passe en total mode pilotage automatique. Et là en l’occurrence c'est tellement du SINISTER, avec tellement ces riffs lugubres typiques, ces fichus samples parlés ultra-relous, qu'on sature. Surtout que ça se permet d'être répétitif à en crever en plus de cloné du reste de la disco. Carton jaune du coup ?

Certes, on a "The Sculpture Of Insanity" qui déboîte en se faisant plus mélodique que le reste, sombre et urgent, un vrai délice. Pour le reste c'est la foire. C'est du gros blast dans ta gueule, du chant guttural, et des riffs un peu dark, un peu trémolo, un peu directs crochet du droit, genre ceux que les amateurs de SINISTER connaissent depuis 25 ans quoi. Alors autant au début de l'album ça passe vraiment tout seul, terrain connu, le confort de revenir se taper sa sœur après avoir largué son ex obèse, avec un titre d'ouverture bien vénère, avec "The End Of All That Conquer" impériale, autant arrivé au milieu de l'album c'est bon on en a un peu marre. Parce que les deux albums précédents proposaient déjà ça. Certes c'est bourrin, ça nous refile une bonne dose de mandales mais euh oui bon d'accord ça fait pas tout. Là maintenant c'est usé jusqu'à la corde, c'est composé pépère dans le jacuzzi et on a pas LE morceau totalement fou comme ce "Transylvania" présent sur le grand frère de deux ans. Le réchauffé, la plupart du temps c'est pas dégueulasse, mais voilà, normalement on en bouffe que quand c'est la loose totale pour le reste quoi.

Parce que c'est bien beau d'être rapide, headbangant et violent, mais ça fait pas tout. "The Post-Apocalyptic Servant" est juste un album de qualité certes, mais franchement pas du tout intéressant. C'est juste du SINISTER qui remplit son contrat, avec maîtrise certes (en 25 ans à produire des albums c'est pas bien compliqué d'appliquer une recette et des riffs typiques, quand on a quelques 110 morceaux derrière...) mais sans aucune inspiration particulière. Alors ouais la plupart du temps ça poutre grave, genre "The Burden Of Mayhem" qui termine l'album avec fracas, mais derrière c'est... Poussif. Et pourtant j'avais découvert les titres en live et pris une grosse grosse mandale devant tant de violence, mais finalement une fois posé comme ça devant le côté générique et ultra balisé prend le dessus. Et même les reprises sont foirées, celle de MORBID ANGEL n'ayant strictement aucun intérêt musical, celle de PARADISE LOST atteignant des sommets de molassitude, et pour AGENT STEEL c'est juste laid.

Du coup que penser de cet album ?
Pour quelqu'un qui découvre SINISTER, il est cool. On a de quoi faire quand même, c'est pas un plantage. Genre non, "The Post-Apocalyptic Servant" n'est bien sûr pas un gros nanard comme le reste de la chronique peut tendre à le faire penser. C'est juste un opus complètement inutile. Il n'apporte rien à rien. C'est celui d'avant en moins bien mais avec davantage de blasts pour cacher un peu ça (et assumer le statut du groupe comme combo de Brutal Death). Du coup on sait qu'après toutes ses années, du haut de ses 45 ans, Aad Kloosterwaard est toujours chaud patate pour répandre la bonne parole. Et c'est déjà ça.
Mais sinon, si vous voulez découvrir la période récente de SINISTER, penchez-vous sur "Afterburner" et "The Carnage Ending". Juste pas sur celui-là. Parce que bon, on peut le reconnaître, autant c'est un opus efficace qui fait plaisir à entendre, autant même dans 20 ans les passionnés d'archéologie musicale en auront rien à foutre de cet opus qui n'a même pas de potentiel historique, contrairement aux autres mauvais opus de la bande.

Générique : Un album de plus pour les Bataves. Et c'est absolument tout.

Pas foncièrement mauvais, donc pas 1/5. Ce sera donc un 2/5, comme ça les gens s'en foutront de la chronique autant que de l'album, et c'est pas un si grand mal.

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- Aad Kloosterwaard (chant)
- Bas Brussaard (guitare)
- Dennis Hartog (guitare)
- Mathhijs Brussaard (basse)
- Toep Duin (batterie)


1. The Science Of Prophecy
2. The Macabre God
3. The Sculpture Of Insanity
4. The End Of All That Conquers
5. The Masquerade Of An Angel
6. The Dome Of Pleasure
7. The Post-apocalyptic Servant
8. The Art Of Skin Decoration
9. The Saviour
10. The Burden Of Mayhem



             



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