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- Style : Rebirth Of Nefast, Tchornobog

The RUINS OF BEVERAST - Unlock The Shrine (2004)
Par POSITRON le 19 Mai 2017          Consultée 272 fois

Ô Meilenwald en ton aaching* Germanie, ouvre nous ton tombeau de délices ; ton tombeau de supplices. Tu sais comme nous aimons tes fresques des sanglots, le Black Metal t'anime. Tu le veux suspendu dans ta décomposition par ce froid norvégien, pardon, germanique. Appréciant le concept mais dégoûté par la mémétique de "l'atmopshère", mot qui ne veux plus rien dire, tu préfères parler de paysages : "Coast", "Walls", "Cellar", "Mine", "Abyss", autant de scènes pour ton théâtre, autant de lieux pour tes contes.

Plein d'ambitions soniques destructrices, ambiantes et industrielles, il reste en toi un minimalisme accrocheur qui te pousse à allonger les membres de tes compositions en tentacules interminables, à te peindre de tatouages vocaux ("The Mine", "Unlock the Shrine"*) ou synthétiques ("Between Bronze Walls", "The Clockhand...") primitifs .

Et puis l'Allemagne pays du Romantisme n'est-ce pas ? Un Romantisme en phase avancée de dégradation, qui transparaît dans tes citations mélodiques folkisantes ("Summer Decapitation Ritual", "The Mine"), comme des fossiles d'une ère passée et révolue, qui éclate au grand jour dans des envolées mélodiques ("Between Bronze Walls", "The Clockhand...", "Unlock The Shrine") jetées vers le ciel avec confusion : est-ce rage, révolte, peine, souffrance, prière? Malédictions ?

Mais avant tous ces éléments, si "Unlock The Shrine" possède cette réputation, cette atmosphère, cette aura, c'est bien entendu par son talent de conteur musical, par cette narration unie et constante depuis les passages les plus serpentins jusqu'aux plus statiques, des plus épileptiques jusqu'aux plus congelés, des plus glorieux jusqu'aux plus macabres. Une façon bien masturbatoire de dire que Meilenwald sait et vit le Black Metal comme une extension de lui-même, et qu'il en maîtrise tous les artifices.

Long comme une randonnée, évidé comme un paysage, effacé comme un ciel gris sombre, charogne pourrissante d'un romantisme exalté (ce Beverast = Bifrost, pont et lien avec les dieux dont ne restent que les ruines) "Unlock The Shrine" est bien sûr un très bon disque, et peut-être même un très très bon disque.

_ _ _ _

(*) Aching = douloureux. The Ruins of Beverast est officiellement domicilié à Aix-la-Chapelle, en allemand Aachen.
Humour.
Drôle.
Ah ah ah.

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   (2 chroniques)



- Alexander Von Meilenwald (tout)


1. Between Bronze Walls
2. Skeleton Coast
3. Euphoria When The Bombs Fell
4. God Sent No Sign
5. The Clockhand's Groaning Circles
6. Procession Of Pawns
7. Summer Decapitation Ritual
8. Cellartunes
9. Unlock The Shrine
10. Subterranean Homicide Lamentation
11. The Mine
12. White Abyss



             



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