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The RUINS OF BEVERAST - Foulest Semen Of A Sheltered Elite (2009)
Par POSSOPO le 14 Décembre 2009          Consultée 6826 fois

2006, "Rain Upon The Impure" marquait de son empreinte le royaume du Black Metal. Une empreinte tournée dans l'autre sens, un pas de géant en arrière. The RUINS OF BEVERAST, qui avait démarré sa carrière discographique en 2004 en s'habillant d'un costume martial et industriel, avait décidé de revisiter le début des années 90. Un deuxième album qui porte la marque du passé le plus glorieux de tous. Une production crue et dantesque, un son rappelant le miracle de la naissance d'EMPEROR. Des influences qui se chevauchent, une foultitude de détails musicaux noyés dans une masse de soufre de 80 minutes, un énorme panneau sens interdit pour tous les untrue. "Rain Upon The Impure", un monument à échelle inhumaine qui suinte le mal.

2009, un nouvel édifice. Plus grand, plus imposant encore. Surtout nettement moins humide. Un simple regard jeté contre la façade, The RUINS OF BEVERAST a dominé ses envies de cave et nous balance, toutes proportions gardées, une production chromée quelque peu inattendue. L'heure est à la conquête du monde. Chromée, indéfectible, pas une fissure, un mur immense de décibels maîtrisés à la perfection. La chose d'Alexander von Meilenwald, fameux batteur de feu NAGELFAR, vient de quitter les marais et semble ne presque plus rien puiser du sol norvégien. Une extraction qu'on voudra coïncidence de temps à autres, comme la goutte de clavier de "I Raised This Stone As A Ghastly Memorial", copié-collé bien ficelé du BURZUM de "Filosofem" et pas grand-chose d'autre. Tout se concentre désormais sur cet indéfinissable mélange des genres déjà vécu sur "Rain Upon The Impure", un mélange qui garantit à présent à The RUINS OF BEVERAST une personnalité unique que personne ne saurait mettre en défaut, même armé de la pire mauvaise foi.

Progressif à n'en plus finir, ce nouveau géant balaie de ses mille yeux tous les coins et recoins du Black. Il s'inspire des tendances les plus actuelles pour affirmer un esprit créatif odieux de fertilité. La lourdeur des chaînes funéraires de NORTT, le muscle mécanique de DEATHSPELL OMEGA, un faux esprit viking associé dans une même voix sentencieuse à un ritualisme hypnotique, la bonne intelligence des râles trachéites et des grommellements survitaminés deathoïdes, un compteur BPM alternant le mini et le maxi, un esprit labyrinthique qui retrouve toujours son chemin, un groove parfois brutal et étrangement accrocheur, quelques relents occultes à la manière d'un VROLOK bien léché.

Au-delà de cette brochette descriptive au touffu qui pourrait faire craindre une surabondance d'idées au bon agencement qui relèverait du miracle, un sens de la mélodie insupportable d'acuité et présentée sur quelques lignes de guitare rassurantes au sein de ce maelström somme toute extraordinairement profond. Et même lorsqu'il trempe dans l'hyper-costaud ("God's Ensanguined Bestiaries", pièce maîtresse de l'opus), le disque joue sur cette assise mélodique qui le rend supérieur, une assise mélodique elle-même mise en relief par un sens inné des atmosphères. L'équilibre règne sur la colossale bâtisse, majestueuse. Un équilibre qui fait de "Foulest Semen Of A Sheltered Elite" la sortie Black de la saison 2009, catégorie super-lourds.

Il y a un peu plus d'un an, je n'avais pas osé gaver ESOTERIC de toutes les étoiles qu'il méritait. "The Maniacal Vale" s'en tenait à 20 branches, disons 21 ou 22. Il y a tout juste un an, j'avais fait l'erreur de me laisser endormir par "The Great Silk Road", un disque finalement bien inférieur au précédent ouvrage de DARKESTRAH. Cinq étoiles imméritées et 5, 6 branches à couper. Au minimum. Auparavant, c'était PESTE NOIRE. Enfin l'assurance d'avoir misé sur le meilleur cheval. Depuis plus rien.

Aujourd'hui, je me pose à nouveau la question de la note maximale pour une nouveauté dont je suis incapable de dire si elle saura passer l'épreuve du temps. Sa densité est un jeu de hasard. Mutation en écœurement après trop d'écoutes ou résistance absolue à l'érosion ? Allez, je remets tous mes jetons sur le tapis ? Banco pour "Foulest Semen Of A Sheltered Elite" ? Banco pour The RUINS OF BEVERAST ?

À quelques minutes près (enfin une bonne trentaine tout de même), c'était tout bon et j'y allais gaiement pour décrocher le jackpot. Mais le disque termine finalement à bout de souffle. Meilenwald nous refait le coup du remplissage total de galette à 80 minutes, ne perd pas un millimètre de plastique et ne tient pas là sa meilleure idée. Un flot de voix narratives (dont une blague piquée chez NOCTURNUS) peu convaincantes, quelques répétitions, des instruments qui ne savent plus trop que dire tant ils ont déballé d'arguments pendant la première heure, le début d'un certain bordel ambiant et l'épuisement guette…

Retour en plage une et le sourire revient immédiatement.
Allez merde, 5 étoiles même si rognées de deux branchouilles (la première expliquée dans le dernier paragraphe, la deuxième pour un titre d'album hautement débiloïde).

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- Alexander Von Meilenwald


1. I Raised This Stone As A Ghastly Memorial
2. Alu
3. God's Ensanguined Bestiaries
4. Mount Sinai Moloch
5. Transcending Saturnine Iericho Skies
6. Kain's Countenance Fell
7. The Restless Mills
8. Theriak - Baal - Theriak
9. Blood Vaults (ii - Our Despots Cleanse The Levant)
10. Arcane Pharmakon Messiah



             



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