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2002 Six Degrees Of Inner ...
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2016 The Astonishing
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DREAM THEATER - Train Of Thought (2003)
Par JEREMY le 1er Décembre 2003          Consultée 6344 fois

Les 5 americains de Dream Theater, James Labrie (chant), John Petrucci (guitares), Mike Portnoy (batterie et percussions), Jordan Rudess (claviers) et John Myung (basses), proposent un métal progressif d'une technicité incroyable et d'une richesse musicale rarement (jamais?) atteinte.

"Sont-ils vraiment humains?" titrait un zine spécialisé metal à la sortie de Six Degrees Of Inner Turbulence. C'est une question qu'on peut effectivement se poser en voyant jouer Mike Portnoy qui tappe sur ses futs dans tous les sens, avec une science du rythme incroyable tout en enchainant des breaks déroutants. Rien qu'à la vue de sa batterie (dont une version «virtuelle» est disponible sur son site officiel) on comprend que l'on n’a pas affaire à n’importe qui. D'autant plus que Mike n'officie pas que dans Dream Theater, mais également dans de nombreux side-projects dans differents genres musicaux : Transatlantic, Platypus, Office of Strategic Influence, Liquid Tension Experiment, et j'en passe et des meilleurs !

Dream Theater règne en maître sur la scène progressive mondiale depuis maintenant près de 14 ans, avec au compteur 7 albums studio depuis 1989 dont When Dream And Day Unite, qui bénéficia d'une production plus que moyenne et des compositions pas réellement convaincantes comparé a Queensryche, à l'epoque leader de la musique prog.

Images And Words paraît trois ans plus tard, et balance le groupe au firmament de la reconnaissance internationale (enfin, tout est relatif, bien sûr). Outre l'arrivée de James Labrie au chant, cet album marqua le monde entier par notamment le très bon Pull Me Ender, mais surtout par l'excellentissime Metropolis Part1, dont le thème sera repris 7 ans plus tard pour un concept album.

Innocent Fadded, Erotomania, Voices, The Mirror sont sûrement quelques uns des meilleurs titres jamais composés par Portnoy et ses potes, et ils sont tous sur Awake, qui nous arrive deux ans après l'immense Images And Words. A peine le temps de souffler que les américains sortent A Change Of Seasons, un poil en dessous de ses deux prédécesseurs, ce 5 titres a tout de même le mérite de faire voir le jour au titre éponyme qui s'étend sur une vingtaine de minutes de pur bonheur.

Falling Into Infinity est lui aussi excellent, bien qu'un léger silence se fit autour de sa sortie, peut-être notamment à cause de la sortie du Jugulator de Judas Priest la même année, ou du très controversé Reload, de Metallica. Un petit vide point de vue impact mais un grand pas point de vue musical, qui permit à nos americains de sortir deux ans plus tard l'un des chefs d'oeuvre musical de ce siècle : le gigantesque Scenes From A Memory, Metropolis Part 2.

Sept ans après Awake et son Metropolis Part1, le thème est repris et le résultat est stupéfiant. Un concept album de près de 80 minutes composé de 12 titres qui s'enchaînent à la perfection, où metal prog et heavy se côtoient magnifiquement, où Portnoy, Petrucci et les autres sont au meilleur de leur forme, bref un album majeur, d'une complexité remarquable, d'une technique et d’une inspiration musicale qui ne sera jamais égalé par quiconque. Scene From A Memory est à la musique prog ce que l'invention de l’écriture est à l'humanité, un incontournable. Comment faire pour ne pas adorer Dream Theater après un tel chef d'oeuvre?

Après un DVD et un album live, Dream Theater sort en 2002 un double-album extraordinaire lui aussi, Six Degrees Of Inner Turbulence. Le premier CD n’est composé que de titres très heavy, assez surprenant à la première écoute, mais on finit par se rendre compte que Misunderstood et The Great Debate, et les autres sont eux aussi des titres majeurs dans la discographie des americains. Le deuxieme CD est quant à lui beaucoup plus progressif, avec des passages très calmes, parfois acoustiques, sur lesquels Labrie, Rudess, Myung, Portnoy et Petrucci s'en donnent à coeur joie. En réalité, ce second CD est un seul morceau, éponyme, découpé en 8 pistes, ce qui représente au total plus de 45 minutes de musique.

Et aujourd’hui, presque deux ans après Six Degrees Of Inner Turbulence sort Train Of Thought, le dernier bijou en date de la formation originaire d’outre-atlantique.

On retrouve en ouverture d’album le As I Am, déjà connu par cœur par la plupart des fans «die-hard» qui se seront procuré le single du même nom, dans les bacs depuis quelques temps déjà. Et Labrie nous prend directement aux tripes avec ce refrain mémorable, bon à chanter à tue-tête… «Take me as I aaaam »…, ou encore sur Honor Thy Father, dont les vocaux, aussi bien que le riff principal, s’impriment dans votre encéphale en un rien de temps.

Il faut attendre cinq minutes pour entendre le premier solo du maître Petrucci ; mais quel solo ! Les notes s’enchaînent et défilent à trois cents à l’heure, mais arrive malgrè tout à rester ultra mélodique et ne tombe jamais dans la démonstration technique, et pourtant, Dieu sait si il en a de la technique ! Mais là où John excelle et impressionne réellement, c’est sur le solo qui boucle Dying Soul, tellement rapide, tellement magnifique… Le nombre de guitaristes qui se casseront les doigts en essayant de le reproduire sera impressionnant ! Et pourtant, on ne le sent jamais forcer son talent, tout lui vient tout seul avec une facilité déconcertante ! Un génie je vous dis !

Et que dire des riffs envoûtants de Endless Sacrifice et de Dying Soul, suite avouée de The Glass Prison (première piste de Six Degrees Of Inner Turbulence), qui raconte les déboires de Mike Portnoy avec l’alcool, ainsi que son passage chez les alcoolique anonymes, et dont il en a écrit l’intégralité des paroles. Mike Portnoy justement, parlons-en ! Outre son apport considérable dans la composition qu’il partage en premier lieu avec John Petrucci (Myung et Rudess y participant un peu moins – mais beaucoup quand même – , et Labrie pratiquement pas), il est possible que Mike n’ait jamais été meilleur que sur ce Train Of Thought tant ses breaks sont déroutants et son jeu inimitable.

Stream Of Consciousness est lui aussi l’un des tout meilleurs titres jamais composés par Dream Theater. Onze minutes d’instrumental, dont la perfection des claviers de Jordan Rudess et la justesse de la basse à six cordes de John Myung viennent encore embellir le tableau, si il est encore possible de le faire. Car contrairement à beaucoup d’autres groupes, la basse n’est pas du tout mise en retrait, bien au contraire. La technique de Myung et son sens de la mélodie (ainsi que sa participation dans beaucoup de compositions) lui permettent de tenir une place de choix au sein de chaque morceau, appuyant et complétant chaque riff de guitare ou même en la remplaçant de temps en temps !

Quant à Jordan, ses envolées lyriques et cristallines (Vacant, Stream Of Consciousness, …) ou encore ses orchestrations majestueuses (Endless Sacrifice) apportent une telle profondeur aux morceaux qu’il est devenu totalement indispensable dans les compositions des américains. Et l’émotion dégagée de chacune de ses parties de claviers n’est pas des moindres : un léger frisson vous parcourt l’échine et aussitôt une chair de poule dévastatrice vous envahit soudainement, et le bonheur total s’empare de vous.

En résumé, et pour mettre un terme à cette longue chronique, ce Train Of Thought, avec ses centaines de plans musicaux différents et ses émotions grandioses, pas toujours simples mais tellement évocantes, a de bonne chance d’être une des meilleurs sorties de cette grande année metal qu’est 2003. Une fois de plus, Dream Theater frappe fort, et surtout frappe juste ! Un géant !

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   (2 chroniques)



- Mike Portnoy (batterie)
- John Petrucci (guitare)
- James Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- Jordan Rudess (claviers)


1. As I Am
2. This Dying Soul
3. Endles Sacrifice
4. Honor Thy Father
5. Vacant
6. Stream Of Consciousness
7. In The Name Of God



             



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