Recherche avancée       Liste groupes



      
METAL PROG  |  STUDIO

Commentaires (18)
Questions / Réponses (2 / 12)
Metalhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Andromeda, Headspace, Circus Maximus, Serdce, Pagan's Mind, Southern Empire, Shadow Gallery, Rush, Headline, Maschine, Vanden Plas, Superior, Pain Of Salvation, Gordian Knot
- Membre : The Winery Dogs , Osi, Black Country Communion, Dominici, Platypus, Derek Sherinian , Frameshift, James Labrie , Jordan Rudess , Adrenaline Mob
- Style + Membre : Planet X, Liquid Tension Experiment, Sons Of Apollo
 

 Site Du Fan Club Officiel Français (2492)
 Site Officiel (104)
 Chaîne Youtube (307)

DREAM THEATER - A Dramatic Turn Of Events (2011)
Par FREDOUILLE le 16 Novembre 2011          Consultée 9883 fois

L'annonce du départ de Mike Portnoy (septembre 2010), membre fondateur et batteur de DREAM THEATER, après 25 années de bons et loyaux services (c'est un peu plus vaste que ça en fait quand on sait que le bonhomme a aussi grandement participé à l'orientation musicale du groupe) avait fait l'objet d'un véritable coup de tonnerre chez les aficionados du groupe. Je ne vous fais évidemment pas un dessin...
Qu'allait donc devenir DREAM THEATER sans son emblématique batteur compositeur ? DREAM THEATER allait-il être capable de surmonter l'épreuve ? Et surtout qui allait remplacer ce bon vieux Mike, dont les préoccupations n'étaient donc décidément plus chez DREAM THEATER ? Si la plupart ne doutait pas vraiment que le groupe retrouve un remplaçant de qualité derrière les fûts, il en allait être autrement pour retrouver un compositeur de son espèce.

Une tournure des événements pas si dramatique que cela

C'est donc logiquement que le onzième album, "A Dramatic Turn Of Events", aurait pu sonner le glas du groupe. Eh bien il n'en est rien, bien au contraire. Mieux même, John Myung, Jordan Rudess, John Petrucci, voire James Labrie, qui ont enrôlé Mike Mangini (Steve VAI, EXTREME) pour remplacer Portnoy, libres désormais de voler de leurs propres ailes (en tout cas plus qu'avant), ont décidé de se sortir les doigts (comme on dit) pour nous concocter des compositions qui font réellement plaisir à entendre.
Le temps du rôle de l'éponge musicale est terminé (PINK FLOYD, MUSE sur "Octavarium", METALLICA sur "Train Of Thought", le Néo Metal sur "Systematic Chaos"). Le temps des égarements également ("Systematic Chaos", "Black Clouds & Silver Linings"). DREAM THEATER, vieillissant, semble même avoir retrouvé une seconde jeunesse sur "A Dramatic Turn Of Events", album bien plus consistant, équilibré et cohérent que ses deux prédécesseurs. Il y réside même un réel vent de fraîcheur grâce à une production particulièrement organique et limpide, des arrangements de premier choix et des compositions relativement aérées et fichtrement bien ficelées.

J'irais même plus loin.

DREAM THEATER se réapproprie en quelque sorte son identité qu'il avait perdue depuis... Oh ça fait bien longtemps (trop longtemps !). DREAM THEATER fait ici du DREAM THEATER. Et il nous ramène du même coup à nos bons souvenirs. Des compositions de la qualité de "On The Backs Of Angels" ou de "Lost Not Forgotten" (putain quelle magnifique intro au clavier, quelle mélodie, c'est tout simplement beau !) possèdent par exemple les mêmes ficelles que celles que l'on pouvait entendre sur des compositions d'"Images & Words" (le chef-d'œuvre du groupe faut-il encore le rappeler) : mélodies, structures, quelques enchaînements, quelques riffs, plans à la batterie, le chant (James LaBrie ne s’aventure plus dans les aigus ou dans les tons agressifs) et même ce léger coté FMisé... Tiens, l'intro de la ballade "This Is The Life" ne vous rappelle d'ailleurs rien ?

Bien évidemment, "A Dramatic Turn Of Events" n'est pas que "Images & Words. Il possède aussi d'autres compositions aux ingrédients plus innovants, plus modernes aussi à l'image de ces samples électro utilisés sur l'efficace et profond "Build Me Up", Break Me Down" (une des réussites de l'album) ou de "Outcry" (semi réussite seulement puisque gâchée par des plans par trop démonstratifs et sans queue ni-tête, que ça soit de la part de Petrucci ou de Rudess, vraiment dommage pour le coup !) voire même inhabituelles à l'image de ce coté un poil sympho à la fin de "Breaking All Illusions" (vers les 10 minutes), de ces chœurs ô combien majestueux sur l'intro limite symphonique de "On The Backs Of Angels" ou de cette intro mystique (gros chœurs limite d'église) et chamaniste d'une des tueries de l'album : "Bridges In The Sky" (quelle intro, quels riffs mes aïeux !!!). On pourra également y entendre un plan orientalisant un peu à la "Home" (sur "Scenes From A Memory").
Et en parlant de tuerie on pourra également citer "Breaking All Illusions", composition absolument époustouflante et certainement la plus progressive de l'album. Les prestations du discret Myung (enfin, on entend la basse !), de Rudess qui développe au début une atmosphère absolument géniale, de Labrie (parfait au chant) et enfin de Petrucci qui va se lancer dans un solo d'anthologie (aux consonances bluesy mais pas seulement - aux alentours des 7 minutes) y sont carrément impressionnantes.

Il en résulte donc un album de grande qualité, d'une grande fraîcheur (je le répète) alternant des morceaux bien rentre-dedans ("Build Me Up, Break Me Down", "Bridges In The Sky") et moments plus calmes et apaisants à l'image des 3 ballades (un peu trop nombreuses à mon goût) qui parsèment l'album. On regrettera juste les quelques démonstrations inutiles de Rudess (et non celles de Petrucci, qui lui, reste ma foi fort raisonnable et sage) comme sur "Lost Not Forgotten" (l'exemple le plus flagrant) où les avalanches de notes et les sonorités "bontempi" gâchent un peu notre plaisir.
Enfin un petit mot sur la prestation de Mangini. Eh bien, il fait tout simplement le taff et remplace haut la main Mike Portnoy, même si son jeu manque encore d'un poil de créativité. On notera juste qu'au niveau sonorité de la batterie, le rendu est un peu étouffé. Dommage !

"A Dramatic Turn Of Events" ? Pas le chef d'œuvre de l'année mais pas non plus le navet qui était prédit !

Note réelle : 3,5/5.

Tueries de l'album : "Bridges In The Sky", "Breaking All Illusions"
La ballade qu'elle est belle : "Beneath The Surface"
Les soli bluesy de Petrucci : sur "Breaking All Illusions" et "This Is The Life".

A lire aussi en METAL PROG par FREDOUILLE :


THRESHOLD
Critical Energy (2004)
Le meilleur de THRESHOLD en live!!!




EVERGREY
Solitude Dominance Tragedy (2000)
Le chef d'oeuvre d'EVERGREY !!! Somptueux !

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   FREDOUILLE

 
  N/A



- James Labrie (chant)
- John Petrucci (guitare)
- Jordan Rudess (clavier)
- John Myung (basse)
- Mike Mangini (batterie)


1. On The Backs Of Angels
2. Build Me Up, Break Me Down
3. Lost Not Forgotten
4. This Is The Life
5. Bridges In The Sky
6. Outcry
7. Far From Heaven
8. Breaking All Illusions
9. Beneath The Surface



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod