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METAL PROG  |  DVD

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DREAM THEATER - Score (2006)
Par METAL-O PHIL le 11 Septembre 2006          Consultée 13211 fois

La salle du Radio City Music All de New york est éclairée par des lumières de couleur rouge orangée. Apparaissent à l’écran par ordre alphabétique le nom des 5 membres de DREAM THEATER. Un applaudissement par ci, un cri par là, le public se chauffe à son rythme de manière désordonnée. Mais lorsque le gigantesque rideau se lève, c’est l’enceinte entière qui hurle d’une seule voix alors qu’on entend les dernières notes de « In the name of God ». La fin du dernier morceau de Train of Thought annonce l’arrivée du morceau introductif du nouvel opus Octavarium. Dans une ambiance inquiétante que je qualifierai d’orageuse, la batterie de Mike Portnoy rugit comme le tonnerre. Bientôt arrive John Petrucci et la salle hurle comme au garde à vous. Ceux parmi vous qui, comme moi, ont eu l’occasion (la chance ?) de voir DREAM THEATER lors de cette tournée se rappellent sans doute avec précision de ce moment.
Enfin la lumière s’allume et le groupe libère le public de cette tension en exécutant le pêchu « The Root of all Evil ». Petrucci, Portnoy, LaBrie et Rudess sont souriants et déchaînés, ça fait plaisir à voir, j’ai rarement vu le groupe aussi enjoué ! Myung est en forme et joue comme d’habitude son jeu enfermé dans son mètre carré. Ce morceau, combinaison de passages heavy menaçants et d’un refrain mélodique (et troisième morceau de la saga AAA parlant de la période alcoolique de Mike Portnoy), passe bien l’épreuve du live.

Un concert qui commence comme le précédent s’était terminé, un show introduit par un beat du leader, un clin d’œil à « This Dying Soul », plus de doute possible (au cas où vous vous étiez trompés de salle, par hasard…), vous assistez bien à un show de DREAM THEATER !

Avant de continuer de narrer cette soirée mythique, arrêtons nous un instant sur la façon de faire du groupe et notamment de son principal marketeur, le charismatique batteur des ex-MAJESTY (leur premier nom). Tout d’abord, au plus grand bonheur des fans, Mike Portnoy met souvent à disposition des « officials bootlegs » autoproduits (notamment des reprises d’albums cultes dont Dark Side of the Moon de PINK FLOYD et Live in Japan de DEEP PURPLE). Il affirme être totalement favorable à l’échange de bootlegs (paroles qui facilitent grandement leur circulation sur les sites officiels américains et français du groupe). Difficile de trouver quelqu’un bichonnant autant ses fans : une « tourographie » est disponible sur le site officiel du groupe avec TOUTES les Setlists des concerts de ces 20 dernières années. Rompant avec le mythe du musicien inaccessible, il dialogue avec les internautes via le forum de son site internet. DREAM THEATER propose chaque soir des répertoires différents, joue tous ses morceaux, y compris les rares (à l’exception de « Space Dye Vest » pour les raisons que l’on connaît) et fait d’innombrables reprises.

Rappelons aussi que ce concert est le cadeau que s’offre le groupe pour son 20ème anniversaire !

Pour faire saliver nous autres auditeurs, Mike avait annoncé à l’avance que le concert du 1er avril 2006 de New York serait filmé et qu’il préparait une très grosse surprise, un évènement réellement exceptionnel. Toutes les théories les plus tordues y sont passées : un éventuel retour de Kevin Moore et de Chris Collins (chanteur de MAJESTY) sur scène, un John Myung se jetant dans la fosse et hurlant « Scream for me, New York » (j’aimerais mourir en ayant vu ça…) et autres sacrifices de brebis ou délires religieux à la Dan Brown.
C’est là où le bât blesse pour les fans les plus acharnés. Eux-mêmes se seront gâchés la surprise en consultant toutes les théories, toutes les setlists du Octavarium tour et en écoutant les différents enregistrements de la tournée. Car il était aisé de deviner qu’un orchestre serait présent et facile de savoir que « Raise the knife », « Another won » et « Innocence Faded » seraient joués en faisant une analyse combinatoire triangularisée des différentes setlists de la tournée. L’improvisation surprise de John Petrucci sur « The Spirit Carries on » ? De la rigolade, on la connaît déjà par cœur, il s’est échauffé pendant une bonne dizaine de shows !
Alors oui, beaucoup n’ont pas trop été surpris. Si on retourne toute la maison, on finit par trouver nos cadeaux de noël. Garnements, va !
Cependant, Dream Theater a de nouveau fait très fort : il fallait être très doué en proguologie pour deviner que « Six Degrees of Inner Turbulence » serait jouée en entier ! « Vacant » est également une très bonne surprise.

Bref, reprenons notre épique récit de ce concert mémorable. Après un premier morceau explosif, la tension retombe d’un cran avec « I Walk beside you », chanson qui aura fait couler beaucoup d’encre : Dieu tout puissant ! Quelle horreur !!! Dream Theater ne fait pas du prog ! Dream Theater fait une chanson de 4 minutes avec deux couplets, un refrain et pas de solo ! Mais pendez-les immédiatement sur la place publique ! Blague à part, cette très agréable ballade rock prend toute sa dimension en concert et rappelle la chaleureuse « Solitary Shell ».

Passés ces deux pièces tirées d’Octavarium, nous voilà embarqués dans un voyage dans le temps qui nous ramène jusqu’à 1985, année de ma naissance... Ah pardon, de la naissance du groupe bien entendu ! DREAM THEATER exécute une pièce de collection, à savoir « Another won » tirée de la première démo de MAJESTY. Ce titre sort de l’ombre et ce sera pour l’instant le meilleur enregistrement qu’on en aura ! Il s’agit d’un titre assez rapide, rythmé et assez complexe, à l’image des lignes de chant plutôt aigues. S’il est un peu difficile à suivre, il n’en reste pas moins un morceau très groovy ! Un titre qui aurait très bien pu figurer sur When Dream and Day unite. L’enchaînement avec « Afterlife » (ah cette double pédale !) se fait donc tout naturellement.
Sur « Under a glass Moon », nos 4 musicos se font un petit plaisir instrumental pour montrer ce qu’ils savent faire. Il suffit de se concentrer un peu et on plane… Second cadeau aux admirateurs de la première heure : « Innocence Faded », morceau tiré d’Awake et très peu joué alors. J’attendais avec curiosité une version live de cette chanson et je suis agréablement surpris. Elle est plus pêchue que la version studio.
Jamais deux sans trois : la plus grosse surprise de cette tournée, à savoir « Raise the Knife », face B des sessions d’enregistrement de Falling into Infinity. Pour la petite histoire c’est en octobre 2005 qu’elle a été jouée pour la première fois en concert, et ce, à Paris ! Certains s’étonneront que la chanson n’ait pas été retenue pour figurer sur FII, étant donné la qualité de celle-ci. Je pense toutefois qu’elle ne collait pas trop à l’ambiance générale de l’album. Il s’agit d’un morceau dans un genre que l’on pourrait qualifier de « Hard / Rock Progressif ». En effet, un riff de gratte très « crunchy » se mêle à des lignes de chant plus posées. De nombreux changements de rythmes, duels chant/guitare et chant/batterie, passages épiques et soli agrémentent ce « Raise the Knife » et en font une chanson titanesque. Le jam très psychédélique au milieu est jubilatoire.
La première partie du concert se termine par « The Spirit Carries on », toujours aussi magique et fédérateur. L’improvisation à la guitare au début est extrêmement mélancolique, une de mes préférées de John Petrucci (surpassant même celle sur « Hollow Years » dans le Live at Budokan, c’est dire !).


Un détail me turlupine légèrement : Ok, ils ont joué des morceaux rarissimes, mais est-ce cela, cette surprise géante que nous a concocté Mike Portnoy ? Pas de trace d’un quelconque orchestre (l’hypothèse la plus probable pourtant). Alors quoi ? Qu’y a-t-il derrière ce rideau qui s’abaisse avant le début de la seconde partie ?

Eh si. L’orchestre est bien là. L’originalité réside dans le fait qu’il n’apparaisse qu’à partir du second set. THE OCTAVARIUM ORCHESTRA ouvre les hostilités en reprenant « Ouverture », thème d’ouverture de Six Degrees. Nous avons donc une version complètement différente de celle proposée dans l’album puisqu’il n’y a ni guitare ni batterie ! Intéressant d’entendre « War inside my head » ou « The Test … » à la sauce classique.
Il s’agit donc d’une double surprise : Dream Theater jouera avec un orchestre et commencera par sobrement exécuter ENTIEREMENT le morceau « Six Degrees of Inner Turbulence » (soit à peu près 42 minutes, donc globalement ça tue plutôt sa race).

Le voyage dans le temps continue et se termine par le dantesque « Octavarium ». Quoi de plus normal ensuite de finir la tournée des 20 ans du groupe par « Metropolis », le tube de DT.

Un petit mot sur l’orchestre qui se met savamment en retrait quand il le faut (« The test… », solo de « Metropolis » , etc…). Que les puristes se rassurent, ils n’ont pas rajouté un peu de tuba par là et de triangle par ci entre deux solos pour faire joli. Le reste du temps, il permet à « Metropolis » ou « Grand Finale » d’avoir un son plus pur et plus grandiloquent. Sur place, ça devait être quelque chose ! Devant le téléviseur, le fait qu’il soit sous-mixé émousse un peu (beaucoup) son efficacité… C’est le défaut que je donnerai à ce DVD, à savoir le manque de présence de cet orchestre. Non seulement on l’entend en sourdine, mais il ne se manifeste pas assez. Oui il se tait sagement là où il n’a pas sa place. Trop. A certains moments, il aurait pu improviser.
Toutefois, cette performance nous offre quelques belles surprises, notamment sur « Vacant », « Octavarium », « Sacrified Sons », « Goodnight kiss/Solitary Shell » et « The Answer lies within ».


Mike Portnoy ayant pour habitude de nous gâter avec des setlist différentes, des bootlegs et autres lives fréquents, que je n’aurai même pas envie de me plaindre de la setlist. Si je veux entendre un autre morceau, je me trouverai un autre live ou un boot. De toute façon, ma passion pour ce groupe est telle qu’il n’y a pas de chanson que je n’aime pas. Certes, il y en a que j’aime MOINS, mais DREAM THEATER possède ce don de rendre vivante chacune de ses chansons par la magie du live. Certains se plaindront du manque de communication du groupe avec le public en concert. Mon avis sur la question est que c’est ça qui fait son charme, cette concentration sur la moindre note rappelant les mimiques d’artistes jazz. Un simple sourire ou une grimace en dit long quand on rentre dans le délire. En revanche et je le répète, je n’avais jamais vu autant de sourires ni ressenti autant de bonne humeur et de convivialité. Encore une preuve que ce show est exceptionnel.

Le second DVD contient un documentaire fort intéressant qui propose une biographie très complète par le groupe lui-même. Vous serez aux anges et apprendrez beaucoup. Les propos des membres du groupe sont très sincères et fourmillent de détails ! Vous verrez même une interview de Charlie Dominici et de Derek Sherinian ! Mention spéciale à la séquence où les 3 membres fondateurs se balladent dans l’école de musique de Berkley et tombent sur l’endroit où tout a commencé : la salle où John Petrucci et John Myung ont aperçu Mike Portnoy pour la première fois en train de jouer du RUSH.


Et ce n’est pas fini : DT avait de la place sur le DVD et a mis 3 chansons en rab. Bien entendu, ce n’est pas de la merde : une version de « Another Day » avec Kevin Moore, « Honor Thy father » et « The great debate », des titres que l’on n’a vu sur aucun enregistrement de DREAM THEATER. Bravo. Ceux-là on ne les espérait, mais alors pas du tout.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que nos amis sont généreux et que leurs fans peuvent facilement devenir des enfants gâtés. C’est le prix à payer.

Cela fait déjà un certain temps que je m’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin DREAM THEATER. Les non passionnés ne le ressentiront probablement pas, mais on a l’impression de revoir une bande de potes. On les a vus et entendus 100 fois déjà et là, quelque chose de spécial se passe et on a l’impression de les redécouvrir.
Je suis ému.

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- Mike Portnoy (batterie, percussions et choeu)
- John Petrucci (guitare et choeurs)
- James Kevin Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- Jordan Rudess (claviers, continuum et guitare)
- Jamshied Sharifi & The Octavarium Orches (30 musiciens)


- Premier Set
1. The Root Of All Evil (octavarium)
2. I Walk Beside You (octavarium)
3. Another Won (majesty)
4. Afterlife (when Dream And Day Unite)
5. Under A Glass Moon (images And Words)
6. Innocence Faded (awake)
7. Raise The Knife
8. The Spirit Carries On (metropolis Part.2)
- Second Set Avec Orchestre
9. Six Degrees Of Inner Turbulence
10. Vacant (train Of Thought)
11. The Answer Lies Within (octavarium)
12. Sacrificed Sons (octavarium)
13. Octavarium
14. Encore:metropolis (images And Words)

1. The Score So Far (docu Sur Le 20ème Anniversaire)
2. Octavarium Animation
3. Another Day (live In Tokyo 26 Aout 1993)
4. The Great Debate (live In Bucharest 24 Juillet 200
5. Honor Thy Father (live In Chicago 12 Aout 2005)



             



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