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DREAM THEATER - Dream Theater (2013)
Par FREDOUILLE le 3 Mai 2014          Consultée 6765 fois

Cela fait des semaines, des mois sans doute que vous attendez impatiemment la chronique de la dernière offrande des maîtres incontestables et incontestés du Metal Progressif… Je sais. Oh n’allez pas croire que l’on boude le Metal Progressif sur Nightfall In Metal Earth et que l’on préfère se fader des disques de Death ou de Black Metal à la place. Et cela même si les apparences pourraient le laisser prétendre, je vous le concède bien volontiers (de toute manière tout ça c'est la faute de Mefisto et de Dark Morue !).
Bien évidemment que nous ne boudons pas le Metal Progressif et encore moins DREAM THEATER ! Moi le premier, fan de la première heure, ça va de soi. Mais il faut bien reconnaître que ce genre d’album, je parle bien évidemment du 12ème opus studio de DREAM THEATER sobrement intitulé "Dream Theater", ne nous aide pas vraiment à venir vous raconter la belle histoire.

Ce nouvel opus m’a tout simplement laissé circonspect et un peu sans voix pour tout vous dire. Le genre de disque qui vous laisse une impression mitigée, si mitigée que vous ne savez pas trop quoi en penser au final. Tant et si bien que c’est plutôt la semi déception qui prédomine après seulement quelques écoutes (et bien après aussi). Bref, voilà le genre de disque qui ne vous prend aucunement aux tripes, sur lequel peu ou pas grand-chose ne se passe, où rien ne vous fait dire "tiens ça, putain ça tue !". Un comble quand même quand on repense à ce que les mecs de DREAM THEATER ont été capables de nous balancer par le passé ou il n'y a pas encore si longtemps !
Pour exemple, "A Dramatic Turn Of Events" (2011) qui n'est donc pas si vieux, m’avait carrément redonné la patate (enthousiasme toussa) et espoir après un album mi-figue mi-raisin ("Black Clouds & Silver Linings"), et rien que d’y penser d’ailleurs là tout de suite… rien que "Bridges In The Sky" et "Breaking All Illusions", franchement quelles tueries non ! Voilà le type de compositions bandantes que l'on attend de DREAM THEATER ! Malheureusement, sur "Dream Theater", rien de tel d'un point de vue qualitatif ! À vrai dire, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent ou si peu. Même en grattant un peu ou en tirant sur les draps.

Le groupe ne semble pourtant pas en mode pilotage automatique, bien au contraire. Les mecs se veulent de toute évidence hyper ambitieux et cherchent vraisemblablement de nouvelles voies pour parfaire leur bagage technique (Le très musclé et lourd instrumental "Enigma Machine", limite casse-gueule quand même malgré quelques très bons moments - dont un petit solo de Mike Mangini - en est une parfaite illustration. Dans l'esprit, cet instrumental pourra d'ailleurs rappeler le "Erotomania" présent sur "Awake"), quitte malheureusement à nous en foutre encore une fois plein les yeux et/ou les oreilles.
Et pour le coup, force est de constater que le groupe n'a pas lésiné sur cet aspect. Tant au niveau technique (le groupe ne déçoit aucunement - le contraire nous aurait étonnés - mais il y a encore beaucoup trop de branlette un peu partout -"Enigma Machine"- et les claviers de Rudess nous cassent souvent le porte-noix (que je suis drôle !) à cause de sonorités qui sortent bien souvent de leur contexte (les claviers sont abominables voire insupportables sur "Illumination Theory"), qu'au niveau des compositions. Sur ce second point, la grandiloquence (et le mot est faible !) de l'étonnante "False Awakening Suite" intro instrumentale par excellence, limite symphonique aussi mais qui sait aussi bastonner comme il faut, ou tout simplement l’interminable "Illumination Theory" (bien que possédant quelques très bons passages burnés !) long de 45 minutes (ah non on m'annonce 22 minutes! Faut dire que le temps parait long quand on l'écoute) et scindé en 5 parties, sur lequel nous frôlons tout simplement l’indigestion, finiront par vous en convaincre.

Résultat ?

En multipliant à gogo les thèmes et en abusant de démonstrations techniques stériles que ce soit d'ailleurs au niveau des grattes, des claviers ou encore de la batterie, le groupe en perd toute cohérence et efficacité. Du coup, il en ressort des trucs sans queue ni tête. Quand on y regarde bien, "Illumination Theory" (et ses 45 minutes) ne ressemble pas à grand chose au final ! Vas-y que je t’enchaîne et colle des parties hyper différentes sans réel lien (c'est quoi ces deux passages de la 7ème minute à la 11ème ? Une séance de relaxation suivie d'un concerto pour violon ?). À l'identique, "False Awakening Suite" aurait pu être très sympa sauf que les thèmes dépareillent aussi avec le reste. J'ai parfois du mal à suivre les délires du groupe !

Alors heureusement...

Il reste quelques titres somme toute corrects et plus "simples", plus classiques on va dire, à commencer par le single "The Enemy Inside" (que je trouvais pourtant à l'origine sans réelle saveur et qui au final s'en sort haut la main ; faut croire que c'est l'un des meilleurs morceaux de la galette !) comprenant de très bons riffs, "Behind The Veil" (dont l'intro atmosphérique est très réussie) plutôt catchy dans l'ensemble, ou encore "The Looking Glass" sur lequel on se délectera d'un très beau passage à la basse (J. Myung enfin à l'honneur !) suivi d'un non moins très bon solo de J. Petrucci. Une composition qui rappellera allègrement l'époque "Images & Words" (le groupe s'auto-plagierait-il ?).
Enfin, nous n'évitons malheureusement pas les ballades sirupeuses du groupe. "The Bigger Picture" (près de 8 minutes au compteur) que je vais sauver du marasme ambiant parce que plutôt pas mal dans l'ensemble, et "Along For The Ride" aussi plate que la crêpe que je viens de me manger ; mélodie gnian-gnian, chant mielleux de James LaBrie et claviers insupportables du père Jordan. Bref, tous les gimmicks agaçants du groupe y sont réunis.

Tout ça pour dire...? Et bien, qu'il n'y a rien de bien folichon à déclarer sur cet opus, globalement ennuyeux, si ce n'est quelques très bons passages instrumentaux (ça va de soi) où on sent que les musiciens sont toujours des monstres de technique mais bon quoi... On le savait déjà. Alors le groupe s'amuse, expérimente à tout va, recycle du vieux matériel... Cool ! Mais en route, il en perd le fil conducteur, l'essence même d'une bonne composition et au final l'auditeur en même temps ("Illumination Theory" encore lui). Il s'embourbe dans ses propres délires que lui seul semble comprendre. Dommage pour nous ! Il suffirait juste de simplifier parfois le propos pour nous servir non seulement des compositions plus cohérentes et plus accessibles mais probablement aussi quelques tueries. Le groupe ne semble malheureusement pas en prendre le chemin à notre grand désarroi.
Pour comparaison, entre les derniers CIRCUS MAXIMUS ("Nine"), HEADSPACE ("I Am Anonymous") ou encore AFFECTOR ("Harmagedon") et ce 12ème album des "dieux" du Metal Prog', mon choix est vite vu.

Ps: Gros point positif de l'album ? La production qui est carrément énorme.

Morceaux préférés : "The Enemy Inside", "Behind The Veil".

Note réelle : 2,5/5.

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   FREDOUILLE

 
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- James Labrie (chant)
- John Petrucci (guitare)
- Jordan Rudess (claviers)
- John Myung (basse)
- Mike Mangini (batterie)


1. False Awakening Suite
- I. Sleep Paralysis
- Ii. Night Terrors
- Iii.lucid Dream
2. The Enemy Inside
3. The Looking Glass
4. Enigma Machine
5. The Bigger Picture
6. Behind He Veil
7. Surrender To Reason
8. Along For The Ride
9. Illumination Theory
- I. Paradoxe De La Lumière Noire
- Ii. Live, Die, Kill
- Iii. The Embracing Circle
- Iv. The Pursuit Of Truth
- V. Surrender, Trust & Passion



             



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