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METAL PROG  |  STUDIO

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2005 The 1st Chapter
2007 Isolate
2012 1 Nine
 

- Style : Pagan's Mind, Dream Theater, Symphony X, Bad Salad, Fractal Cypher, Thoughts Factory
- Membre : Zierler

CIRCUS MAXIMUS - Nine (2012)
Par FREDOUILLE le 9 Avril 2016          Consultée 2671 fois

Il aura fallu la sortie de "Havoc" (2016) pour que je me décide enfin à écrire une bafouille sur le troisième opus des Norvégiens. Autant le dire tout de suite, "Nine" est un album éblouissant. Je reconnais cependant ne pas avoir été aussi enthousiaste le concernant, à sa sortie en 2012. Sans aucun doute parce que "Nine" est quelque peu différent de ses deux prédécesseurs et en particulier de "The 1st Chapter" qui m’avait d’entrée de jeu carrément impressionné (la chronique parle d’elle-même non ?). Il faut dire qu’en termes de musicalité, de virtuosité, de niveau technique ou tout simplement de songwriting, CIRCUS MAXIMUS frappait déjà fort et en imposait déjà à l’époque (2005).

Mais je tiens à vous rassurer. CIRCUS MAXIMUS en impose toujours autant en 2012, voire plus, mais de manière différente. Car "Nine" marque véritablement une évolution dans la discographie du groupe. Les Norvégiens ont changé la donne, ont évolué dans leur assemblage du Prog’ et sortent véritablement des carcans du genre désormais. Ils ont semble-t-il voulu se démarquer de leurs multiples influences, par trop palpables, telles que DREAM THEATER même si on pensera toujours et fortement aux Américains sur "Nine" (rien que sur les 10 minutes de l’excellent "Architect Of Fortune" ou sur "Used"), ou que SYMPHONY X.

Les Norvégiens ont par conséquent sensiblement adouci le propos sur "Nine". Ils ont rendu leur musique moins complexe, plus accessible, plus séduisante, plus captivante aussi. Leurs compositions sonnent donc logiquement moins Prog’ que par le passé et possèdent même ce petit quelque chose de FMisant ("Reach Within") pas déplaisant du tout, bien au contraire. Ne cherchez pas de composition de la trempe d’un "Sane No More" par exemple, finalement bien trop classique, ou même de tuerie telle que "Biosfear" (le "Acid Rain" de LIQUID TENSION EXPERIMENT est désormais d’une autre époque !), vous n’en trouverez pas sur "Nine". CIRCUS MAXIMUS joue désormais une nouvelle partition. Ce n’est plus le temps d'impressionner son monde, d'en foutre plein la vue à tout le monde aux travers de plans aussi biscornus que labyrinthiques, de riffs aussi assassins que complexes même si il y a toujours quelques titres s’en rapprochant à l’image de cet époustouflant "Used" (quelle rythmique !) aux guitares agressives, ou bien de "Burn After Reading" et ses quelques passages Jazzy, beaucoup plus conformes et Prog' dans l'esprit à ce que le groupe scandinave nous avait habitués jusque-là, et qui sauront à n’en point douter raviver les flammes du passé. Mais rendez-vous compte, "Used" n’arrive par exemple qu’en plage 7 de la galette !

Non. Les Norvégiens en ont quasiment terminé avec ça. Ils n’ont plus rien à prouver de ce côté-là. Le processus de simplification est en cours, façon de parler bien sûr. Le contenu de "Nine" est comme je le disais plus haut, E-BLOUI-SSANT, de par la beauté incroyable des compositions, leur légèreté, leur fraîcheur ("Game Of Life", "Last Goodbye"). Certaines sonnent même carrément Pop à l’image de "I am", particulièrement séduisante, ou de "The One" qui possède malgré tout une belle palette de soli aussi techniques que diversifiés (claviers/guitares), ce qui devrait ravir les puristes. CIRCUS MAXIMUS déploie ici sa nouvelle vision des choses, développe des atmosphères aussi diverses et variées : modernes (sur "Namaste" et ses saccades), feutrées (sur "Reach Within", sur la ballade "Last Goodbye"), inquiétantes (sur "Forging" qui ouvre l'opus), la musicalité de ses compositions est au firmament ("Architect Of Fortune" est une pure merveille, "Namaste" est attrayant) et ce, grâce à des passages mélodiques absolument sublimes et bien plus audacieux que par le passé.

Et bien évidemment, tout ceci ne pouvait atteindre une telle dimension sans des musiciens hors pair à commencer par Michael Eriksen qui possède une voix absolument unique pour ne pas dire fantastique, incroyablement mélodique (James Labrie peut aller se rhabiller), la douceur et la facette Pop des nouvelles compositions lui seyant à merveille. On pourra également mentionner le boulot incroyable effectué par Mats Haugen à la guitare nous délivrant de sublimes soli (le jeu de J. Petrucci n'est parfois pas très éloigné - "Burn After Reading" -) qui laissent parfois place à la douceur, à l’émotion ("Namaste", "Game Of Life"), et celui du claviériste Lasse Finbraten qui ne se cantonne surtout pas à triturer son instrument (comme un J. Rudess par exemple) mais bien au contraire il contribue avec brio au rendu des atmosphères et aux mélodies déployées tout au long du disque. Du grand art !

Pour couronner le tout, la production est absolument incroyable, le son est propre, clair et limpide, la batterie a un rendu organique qui confère également à l'album cet aspect de pureté. CIRCUS MAXIMUS trace donc sa route comme un grand, même s'il reste proche parfois d'un DREAM THEATER, et propose donc sur ce "Nine" des compositions plus Pop et mainstream que par le passé, moins Prog' aussi, ce qui pourra décontenancer un peu les fans des deux premiers opus et de fait ne pas plaire à tout le monde. Mais au final, les Norvégiens ont pour moi fichtrement bien réussi leur coup. Car "Nine", si on regarde bien, et plutôt que de rester sur des sentiers ultra balisés, est un album ambitieux, beaucoup plus personnel, sacrément abouti et du même coup qui se démarque de la concurrence. C'est finement joué. Je dis BRAVO. Incontestablement, une réussite dans le genre !

Note : 4,5/5.

Morceaux préférés : "Architect Of Fortune", "Namaste", "I am", "Used".

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   FREDOUILLE

 
   HAPLO

 
   (2 chroniques)



- Michael Eriksen (chant)
- Mats Haugen (guitares, programmation)
- Glen Mollen (basse)
- Lasse Finbraten (claviers)
- Truls Haugen (batterie, percussions)


1. Forging
2. Architect Of Fortune
3. Namaste
4. Game Of Life
5. Reach Within
6. I Am
7. Used
8. The One
9. Burn After Reading
10. Last Goodbye



             



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