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  Transitus
 

- Style : Odd Dimension, Melted Space, The Chronicles Project, Universal Mind Project, Circle Of Illusion, Soulspell, Ainur
- Membre : Vuur, Gorefest, The 11th Hour , Hail Of Bullets, Bodine, Stream Of Passion, Anthony, Vengeance, Ambeon, Guilt Machine, Demiurg
- Style + Membre : Arjen Anthony Lucassen , The Gentle Storm , Arjen Anthony Lucassen's Star One
 

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AYREON - Transitus (2020)
Par METAL le 5 Novembre 2020          Consultée 1085 fois

Ceci n’est pas un album d’AYREON.

A.A. Lucassen est assurément un homme qui fédère.
Avec sa personnalité si singulière, son humilité, sa gentillesse sans limite et son côté carrément barré, Arjen est un artiste à part qui a su malgré lui, transformer l’artiste esseulé de ses débuts en chef d’orchestre d’une bande de joyeux drilles. À la baguette de différents projets et malgré divers thèmes et moult approches variées, sa patte reste immédiatement reconnaissable sans pour autant paraître redondante. Mais à force d’user et de tirer sur les mêmes ficelles, gare à ne pas finir par les faire céder...

Tout d'abord, je tiens à préciser que j'ai longtemps attendu avant d'écrire cette Kro-x. En effet, "Transitus" est l'album d'AYREON qui se rapproche le plus de "The Theory Of Everything" (TTOE) et il se trouve que si ce dernier est l'un de mes favoris du "groupe", c'est probablement celui que j'ai le moins aimé aux premières écoutes. Le but était donc d'éviter de cracher ma bile dessus et de me rendre compte quelques semaines plus tard qu'en fait je le trouvais génial. Malheureusement pour moi et à l'inverse de "TTOE", mon avis premier s'avéra être le définitif en ayant le sentiment d'avoir affaire à un gros nanar...

Comme toujours, tout est une question de contexte. AYREON est assurément la tête de gondole des projets du Batave grisonnant et, ne nous le cachons pas, c’est non seulement là où on l’attend le plus mais également là où les faux-pas sont les plus remarqués. Prenez son album solo ("Lost In The New Real") pour exemple : il était sympatoche sans pour autant être excellent (sans parler de son chant correct mais guère plus) et pourtant, on l’aime beaucoup ce petit skeud. Mais apposez-lui le nom d’AYREON et posez-vous la question suivante : l’aurait-on aussi bien accueilli si cela avait été le cas ? La réponse est probablement non.

Et là réside le plus gros point faible de "Transitus", à la base c’est un projet complètement à part du père Lucassen mais sa maison de disque l’a fortement poussé en faire un album d’AYREON et malgré tous ses mérites, il ne sied pas complètement aux critères qualitatif d’un véritable album du ménestrel aveugle. Très typé "série Z" et sentant bon le low-cost là où l’entité phare d’Arjen est synonyme de grandiloquence, l’histoire est en effet bancale et les dessins du comic-book sont cheap à souhait. Certes, c’est probablement voulu par Lucassen (ça sent le second degré et la culture geek à plein nez) mais tout de même, ça donne un côté amateur à la chose. L’album comporte également beaucoup de redondances et si dans un Opéra Rock, qui plus est dans le Prog, les thèmes récurents sont légion, "Transitus" en abuse abondamment avec un album construit à base de compos binômes ("Listen To My Story" / "Your Story Is Over", "Henry's Plot" / début de "Dumb Piece Of Rock", "Condemned Without A Trial" / "She Is Innocent", par exemple). Et quand on sait que justement l'un des double thèmes ("Talk Of The Town" / "The Great Beyond") est un mix des sonorités de "Dawn Of A Million Soul" (album "The Dream Sequencer") avec la mélodie de "Digital Rain" (du deuxième STAR ONE), on se dit que non seulement on l’entend plusieurs fois sur ce disque mais qu’en plus c’est déjà un resucé de ses œuvres passées.

Je le devine, vous vous dites qu’après avoir mis une mauvaise note au "S&M 2" de METALLICA, je m’attaque à mon deuxième chouchou et qu’être devenu quadragénaire m’a rendu aigri. Que non pas ! Je ne suis qu’un humble passionné qui écoute son cœur mais ne met pas pour autant un coup de genou dans les testicules de sa raison. Malgré mon attachement à un artiste, je ne fais pas que survoler l’œuvre qui file au travers de mes oreilles en me disant que, par défaut, c’est génial. Non, je le découvre d’abord puis l’apprivoise ensuite et enfin la dissèque pour mieux en cerner l’essence et accessoirement y repérer, s’il y en a, les failles. Et là, à ma grande tristesse, ça pullule.

Dès le début, soyons honnête, l’intro est une purge…
Ok, dans un Opéra Rock il est de bon ton (et de bon aloi) de débuter par une pièce instrumentale représentant quelques thèmes musicaux de l’œuvre à venir. Assurément oui, l’Epic Rock Choir ajoute un peu de piment à l’affaire et les petits clins d’œil sonores à l’univers d’AYREON rendent la chose plus digeste. Mais franchement, ça revient à se taper une bande-annonce de cinq minutes avant d’enchaîner sur le film en question, ce qui tradition ou pas est complètement idiot. On enchaîne ensuite avec la trèèèèèès looooooongue introduction narrative de Tom Baker (on y reviendra brièvement plus tard) avant d’embrayer sur un nouveau titre instrumental plutôt dispensable puis de rebondir à nouveau avec les chants latin de l’Epic Rock Choir et de finir par une intermède sinistre, présentant la mort du personnage de Daniel avec un "Whyyyyyyy noooooo whyyyyy" surjoué à donf par Karevik. Voilà… On en est déjà à huit minutes et franchement c’était plutôt chiant.

Pour tout vous dire, ma première écoute du disque s’est déroulée via mon compte Deezer (je compte acheter l’album physique par la suite, ça répondra à la question de Valek sur le Guestbook) et arrivé à ce stade de "Transitus", je me suis demandé si je n’avais pas choisi une version instrumentale par erreur. Malheureusement, ce n’était pas le cas et il faudra bien attendre "Fatum Horrificum [F] Guilty" pour avoir le premier "véritable" titre de l’album. Mais en étant objectif, je dois me rendre à l’évidence qu’il est vraiment mauvais avec des dialogues poussifs entre Abby (Cammie Gilbert) et son père Abraham (Johanne James) en plus d'avoir une rythmique assez plate. Ses interprètes ne sont pas mis en valeur et si le personnage d’Abby aura plus tard quelques petits moments de gloire, il n’en sera rien du pauvre Abraham qui n’aura que des miettes à se mettre sous la dent. Si celui qui est également le batteur de THRESHOLD semble en avoir sous le capot niveau chant, ici il est tout simplement bridé et anecdotique sur l’ensemble de ses rares lignes de chant. Et puis "commencer" réellement l'album par un titre aussi faiblard, ça fait mauvais genre.

Mais revenons rapidement sur "The Theory Of Everything" car c'est un bon comparatif pour ce "Transitus" : l'album était casse-gueule de par un côté comédie musicale trop prononcé (le fameux Oratorio Metal dont je parlais dans ma Kro-x de l’album en question) mais il parvenait à s’en sortir de par des interprètes habités par leur personnage respectif (Karevik et Scabbia en tête) et par un script aussi intéressant que cohérent. Ce qui est rageant, c’est qu’Arjen a ici corrigé l’un des rares points faibles du disque de 2013 en y incorporant, malgré la profusion de dialogues, plus de refrains et a du coup annulé le côté factice de "TTOE". Mais ici, l’histoire de "Transitus" est cousue de fil blanc et il y a des incohérences à tous les niveaux. Pour un concept-album, c'est carrément éliminatoire.

Déjà, l’album est écrit en "tableaux" et donne l’impression que certaines saynètes survolent leur sujet en ne prenant pas suffisamment le temps de s’installer (les dix premières minutes du disque ne sont qu'un enchaînement haché de différentes atmosphères sans réelle unité, par exemple). La fluidité du disque est également mise à mal par le trop présent (bien qu'excellent) narrateur qui casse le rythme et nous rappelle également que plus un conteur intervient et plus un prologue explicatif est long (nous y revoilà), plus l'histoire est bancale et risque de virer au grandguignolesque. Et puis Arjen est trop gentil et ne sait absolument pas créer des méchants. Le personnage d'Henry est presque aussi nul que The Rival, l'antagoniste de The Prodigy dans "TTOE" (d’ailleurs on notera des intonations parfois proches entre Manzi et Hietala). Les mauvaises intentions du personnage d'Henry sont basées sur le même schéma d'une pseudo-jalousie sans relief ni réelle pertinence et on se demande comment se débarrasser d'Abby pourrait lui être bénéfique sachant qu'en plus, accablé par le deuil, elle partira d'elle-même de cette propriété bourrée de gens qui la détestent et surtout qui se trouve être le lieu du drame où a péri son grand amour. Le personnage de Lavinia est également flou et on se questionne encore sur les intérêts qui la poussent à s'associer au vil Henry... Pourquoi trahir sa belle-fille ? Comment en écoutant la conversation entre Abby et Abraham, peut-elle en venir à la conclusion qu'elle a sciemment tué ou participé à la mort de Daniel ? Pourquoi aussi en parler à Henry qui cherche justement un moyen de virer sa belle-fille et risque donc possiblement de la lourder elle, par ricochet ?

Certes, il est ici question de musique mais les incohérences de l'histoire jouent sur la qualité de l'œuvre et d'autres invraisemblances sont assez savoureuses :
- "Listen To My Story" : L'Ange de la mort est sensé connaître toute ta vie afin de te diriger en enfer ou au paradis mais elle a pourtant besoin d'écouter l'histoire de Daniel pour comprendre certaines choses. Mais comment peut-elle juger ta vie si elle ne connaît pas chaque détail et en particulier l'ensemble de ta dernière année d'existence ?
- "Dumb Piece Of Rock" : Y a une statue qui parle... Mouais, admettons.
- "Get Out, Now!", voici la traduction plus réaliste du discours du père de Daniel : "Fils indigne, tu es puni !!! Dégage de ta petite chambre et va t’installer dans la vieille bicoque prêt du cimetière… Oui va t'installer dans la magnifique propriété de deux étages et sa superbe tour de 120 m² (loi Carrez, faut pas déconner). Certes, y aura besoin d’un peu de home-staging mais depuis la salle de sport de l’aile ouest, t’as une vue imprenable sur le lac et le coucher de soleil y est à tomber par terre... N’insiste pas Danynounet, je suis colère, va t’en (mais oublie pas de faire un zoubi à papounet avant)".
- "Get Out, Now!", toujours : des servantes disent à Daniel de dégager car il a osé tomber amoureux... d'une servante. Ok, il pourrait y avoir une pression de leur employeur pour agir ainsi mais elles mettent vraiment du cœur à l'ouvrage. Il fallait certes expliquer la présence des choristes sur ce titre mais des tantes, cousines ou même chiens qui jappent auraient été plus avisés, non ?
- "Seven Days, Seven Nights" / "Daniel's Vision" : Daniel a sept jours et sept nuits pour retirer le sentiment de culpabilité d'Abby et la disculper aux yeux des autres… Et pendant sept jours et sept nuits, il va aller voir une seule et unique fois Abby et, à l’arrache le dernier jour, Lavinia… Mais qu'est-ce que t'as foutu pendant ta semaine, bordel ???
- "Message From Beyond" : Alors que tout le monde accuse Abby du meurtre de Daniel, personne ne l'a arrêtée ni même mise à la porte de la propriété. Pire, alors que la maison a été ENTIÈREMENT DÉTRUITE par l'incendie (clairement visible dans le comic-book), Abby se morfond dans le salon qui est EN PARFAIT ÉTAT et elle s'est même allumé un petit feu (t’es pas rancunière, Ab') de cheminée puis s'est posée confortablement sur le canap'. Et qu'on ne me dise pas qu'elle est dans la propriété principale, elle y est forcément persona non grata, à moins d'une autre incohérence.
- "Inferno" : Lavinia se tue en tombant dans l'escalier qui mène à la cave... Mais on voit bien, au vu des dessins de la modeste cabane en bois, que la présence d’un sous-sol y est très fortement improbable.

Tout ceci est bien approximatif, donc... Tout comme la genèse du disque où Arjen a fait appel à l'excellent batteur Juan Van Emmerloot et non à Ed Warby, pensant à se moment-là, ne pas faire un album d'AYREON. Du coup il s'est senti obligé de s'excuser de son absence et promis qu'on le reverrait sur les prochains albums. Pourtant méticuleux et maniaque sur son travail, Arjen a également oublié de mettre les paroles des chansons dans le livret de la version basique et s'est empressé, une nouvelle fois, de s'excuser en plus de laisser en téléchargement libre le .pdf du comic-book. Dernier pardon en date, le géant néerlandais a omis de préciser les noms des deux chanteurs (Bovio et Mills) qui ont prêté leur voix sur le "guide vocal" présent sur l'édition deluxe. Alors oui, c'est du détail mais ça en fait beaucoup et A.A.L (oui, je galère pour éviter les répétitions) ne nous avait jamais habitué à un tel dilettantisme.

Mais vous savez le plus agaçant dans tout ça, c'est qu'il y a vraiment d'excellents moments au milieu de toutes ces déceptions ou répétitions.
"Get Out! Now!", sans être très originale non plus, est une belle réussite et Dee Snider fait le taf avec brio (quel déception de ne l'avoir que sur un titre, à l'annonce de sa participation on l'espérait plus présent). "Listen To My Story" et toutes les apparitions de Simone Simmons sont savoureuses avec des ambiances Jazzy des plus réussies et l'utilisation pertinente de cuivres (même si "This Human Equation" est plus intéressante pour ses textes que pour sa rythmique assez soporifique).
Plus globalement, Simone Simmons et Tommy Karevik en font des tonnes et cabotinent à l'extrême à chacune de leurs apparitions. Non seulement l’Opéra Metal le requiert mais la chanteuse d'EPICA et le vocaliste de KAMELOT/SEVENTH WONDER excellent dans ces excès, sauvant par la même occasion le disque du gros plantage.

C'est que d'habitude, Arjen tire le meilleur de ses invités. Et si nous venons de voir que pour les personnages d'Angel Of Death et de Daniel, c'est une fois de plus le cas, c'est par contre un échec cuisant pour Johanne James (Abraham) ainsi que la plupart des apparitions de Cammie Gilbert (Abby) et d'Amanda Somerville (Lavinia) qui se montrent quelconques ou poussives. Les deux se rattraperont toutefois en duo sur la très belle "Message From Beyond" et chacune de leur côté sur "Hopelessly Slipping Away" pour Gilbert et "Your Story Is Over" pour Somerville. Mais sur l'ensemble du concept-album, les deux chanteuses de talent ne m'ont pas semblé être utilisées à leurs pleines capacités. Comme abordé précédemment, le personnage d'Henry est sans intérêt et concrètement, il n'y a que sur la très bonne "Talk Of The Town" que Paul Manzi y est attrayant. Michael Mills (The Statue) quant à lui fait du... Michael Mills : Grande versatilité vocale avec d’impressionnantes envolées lyriques mais on commence à connaître le garçon et, en toute honnêteté, Arjen le laisse en roue libre pour un rendu aussi tape à l’œil qu’inutile. L’effet de surprise de marche plus et personnellement, je trouve "Dumb Piece Of Rock" assez faiblarde et la prestation de Mills trop copier/coller comparée à ses précédentes participations aux projets de Lucassen (multiplier les pistes sonores, ça marche pas à tous les coups). Et quid d'Arjen Lucassen dans tout ça ? Et bien il est en pilotage automatique complet. Rythmiques, riffs, soli, utilisation des instruments folk et abus de narrations, tout n'est que revisite de ses projets passés et seuls les excellents soli de Friedman et Satriani titilleront la curiosité de nos oreilles trop habituées aux sempiternels gimmicks du gentil mais prévisible Néerlandais.

Il faut reconnaitre que le concept de "Transitus" était ambitieux en alliant musique et comic-book. Mais en bâclant l'histoire et en jouant les fainéants sur les compositions, Arjen accouche ici d'un magnifique nanar qui, en fonction du contexte dans lequel vous choisirez de le prendre, vous le fera trouver génial ou complètement bâclé. Fidélisée par des décennies de qualité et la générosité de son auteur, une grande majorité des aficionados d'AYREON optera à coup sûr pour génial mais les ficelles ont fini par céder et il serait judicieux pour Arjen de prendre garde... Tes fans pourraient bien finir par se lasser.

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   JEFF KANJI

 
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   (2 chroniques)



- Arjen Anthony Lucassen (guitare, basse, claviers, glockenspiel, dulcimer, toy piano)
- -
- Tom Baker (conteur)
- Tommy Karevik (chant – daniel)
- Cammie Gilbert (chant – abby)
- Marcela Bovio (chant – furie, servante, villageoise)
- Paul Manzi (chant – henry)
- Amanda Somerville (chant – lavinia)
- Johanne James (chant – abraham)
- Caroline Westendorp (chant – furie, servante, villageoise)
- Simone Simmons (chant – angel of death)
- Michael Mills (chant – the statue)
- Dee Snider (chant – daniel's father)
- Dan J. Pierson (chant – un villageois)
- Jan Willem Ketelaars (chant – un villageois)
- Lisette Van Den Berg (chant - une villageoise)
- Marjan Welman (chant – une villageoise)
- Will Shaw (chant – un villageois)
- Wilmer Waarbroek (chant – un villageois)
- -
- Joost Van Den Broeck (hammond, piano, fender rhodes)
- Juan Van Emmerloot (batterie)
- Ben Mathot (violon)
- Jeroen Goossens (vents)
- Jurriaan Westerveld (violoncelle)
- Alex Thyssen (cor)
- Hellscore Choir
- Dianne Van Giersbergen (soprano)
- Joe Satriani (solo sur cd1-8)
- Marty Friedman ( solo sur cd2-6)
- Patty Gurdy (vielle à roue)
- Thomas Cochrane (trompette, trombone)


1. Fatum Horrificum
2. Daniel's Descent Into Transitus
3. Listen To My Story
4. Two Worlds Now One
5. Talk Of The Town
6. Old Friend
7. Dumb Piece Of Rock
8. Get Out! Now!
9. Seven Days, Seven Nights

1. Condemned Without A Trial
2. Daniel's Funeral
3. Hopelessly Slipping Away
4. This Human Equation
5. Henry's Plot
6. Message From Beyond
7. Daniel's Vision
8. She Is Innocent
9. Lavinia's Confession
10. Inferno
11. Your Story Is Over!
12. Abby In Transitus
13. The Great Beyond



             



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