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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1995 The Final Experiment
1996 Actual Fantasy
1998 Into The Electric Cas...
2000 Universal Migrator (v...
2013 The Theory Of Everyth...
2016 The Theatre Equation
2017 The Source
 

- Style : Melted Space
- Membre : Vuur, Gorefest, The 11th Hour , Hail Of Bullets, Demiurg, Guilt Machine, Ambeon, Vengeance, Anthony, Stream Of Passion, Bodine
- Style + Membre : Arjen Anthony Lucassen , The Gentle Storm , Arjen Anthony Lucassen's Star One
 

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AYREON - The Theory Of Everything (2013)
Par JEFF KANJI le 21 Octobre 2013          Consultée 10329 fois

Six ans ! Arjen Lucassen nous a laissés orphelins d’AYREON pendant six ans ! C’est intenable pour le fan même s’il ne s’est pas remis de "01001101". Ce disque, l’un des plus ambitieux réalisés par le géant hollandais, constituait le bouquet final dantesque d’une saga démarrée presque quinze ans plus tôt quand son géniteur, démotivé par un VENGEANCE alors aux abois, avait concrétisé le fol projet de réaliser un concept-album où se mélangeraient Histoire, science-fiction et anticipation et dont le héros était un barde aveugle répondant au nom d’Ayreon. L’avalanche de guests tous plus prestigieux les uns que les autres (Hansi Kürsch, Floor Jansen, Bob Catley, Tom Englund…) avait rendu, de l’aveu même du maître, l’érection de la citadelle AYREON de plus en plus compliquée. Même si je considère toujours cet opus comme une des plus grosses claques de 2008 et du Metal Prog, "01001101" voyait les vocalistes prendre le pas sur la trame du concept adapté sur une musique plus Metal que d’ordinaire. En cela, "Into The Electric Castle" restera sans doute un cran au-dessus.

La nécessité de faire une pause était donc bien là. Après s’être éclaté sur le plus calme GUILT MACHINE en compagnie de sa compagne Lori Linstruth et composé un second opus de STAR ONE bien plus Heavy que son prédécesseur et maintenant qu’il va mieux, notre père Lucassen s’attèle à la conception d’un nouvel opus d’un AYREON entièrement repensé. Les personnages sont de nouveau des éléments contribuant au tout et interagissent plus qu’ils ne l’ont jamais fait au sein, tenez-vous bien, de quatre morceaux de plus de vingt minutes, le tout inspiré par le "Tales From The Topographic Ocean" de YES. La trame délaisse la SF chère au concepteur pour une thématique introspective plus proche de "The Human Equation", où il est question du cheminement psychologique d’un prodige (interprété par un toujours excellent Tommy Karevik) et des conséquences de sa condition sur ceux qui vont croiser son chemin, sa mère (Cristina Scabbia épatante sur tout cet opus, dépassant très largement ses performances avec LACUNA COIL) ou encore son rival (Marco Hietala utilisé ici au meilleur de ses capacités). On retrouvera l’inspiration de « Rain Man » qui a été l’un des guides d’Arjen Lucassen dans l’érection de ce nouveau concept et de ses textes.

Outre un casting entièrement repensé, réduit à sept personnages, et mettant à l’honneur autant de légendes (John Wetton d’ASIA) que de leaders de la scène Rock Metal dans leur domaine (JB, Tommy Karevik) et talentueux vocalistes moins connus (Michael Mills de TOEHIDER et Sara Squadrani d’ANCIENT BARDS), ce nouvel opus d’AYREON se distingue par son parti-pris Rock Progressif marqué. Les quatre titres sont autant de pièces à tiroirs (la version iTunes est d’ailleurs divisée en quarante-deux parties) guidées par deux thèmes (leitmotiv) qui reviennent régulièrement tout au long de l’opus créant une sorte de fil conducteur ("The Theory Of Everything" et "The Blackboard"). La première rappellera dans ses arrangements bien distincts (la première étant donnée à l’orgue Hammond, la seconde au Mini Moog et la troisième aux cordes) la démarche de PINK FLOYD sur son "Another Brick In The Wall". Quant à la seconde, c’est cet obsédant roulement de synthé basse qui met dans l’ambiance de l’album et nous y laisse aux ultimes secondes. La démarche Prog est poussée très loin car cette fois-ci, Arjen Lucassen a pu se payer les services de musiciens issus des plus grandes formations de l’âge d’or (KING CRIMSON, EMERSON LAKE & PALMER, GENESIS, YES) qui viennent ponctuer certains passages de leurs capacités unanimement reconnues même s’il ne sera pas toujours évident de différencier Jordan Rudess de Keith Emerson ou encore de Rick Wakeman au sein des quatre titres-fleuves de l’opus.

"The Theory Of Everything" est beaucoup plus axé instrumental que ses directs prédécesseurs rétablissant un sens du service de la musique qui met tous les interprètes sur un pied d’égalité, tous bien gâtés cela dit par les lignes vocales de Maître Lucassen. En cela, "0101101" semble un lointain souvenir, et ce retour à l’équilibre en même temps qu’une recherche de nouveaux paysages (parfois inspirés de l’opus solo "Lost In The New Real" qui voyait le grand retour de la guitare acoustique et de la mandoline), combiné à de nombreuses marques de fabrique d’Arjen, contribue à nous livrer l’opus le plus intéressant et profond du Hollandais depuis peut-être "The Human Equation" tout en s’avérant aussi réussi que la référence Opéra-Rock progressive "Into The Electric Castle", pouvant peut-être même l’égaler sur le long terme, les écoutes successives de son dauphin imprimant à chaque fois davantage de moments marquants dans notre cortex (la rythmique massive et le sens des nuances de "Quantum Chaos", au sein de "Symmetry" à l’heure où je boucle ce texte).

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Par VOLTHORD




 
   JEFF KANJI

 
   METAL

 
   (2 chroniques)



- Arjen Anthony Lucassen (chant, guitare, basse, mandoline, claviers)
- Ed Warby (batterie)
- Sara Squadrani (chant – the girl)
- Cristina Scabbia (chant – the mother)
- Tommy Karevik (chant – the prodigy)
- Marco Hietala (chant – the rival)
- John Wetton (chant – the psychiatrist)
- Michael Mills (chant – the father, bouzouki)
- Jb Christoffersson (chant – the teacher)
- Wilmer Waarbroek (chœurs)
- Keith Emerson (claviers)
- Rick Wakeman (claviers)
- Jordan Rudess (claviers)
- Steve Hackett (guitar lead)
- Troy Donockley (whistles, uilleann pipes)
- Ben Mathot (violon)
- Maaike Peterse (violoncelle)
- Jeroen Goossens (flûtes)
- Siddharta Barnohoorn (orchestrations)


1. Phase I: Singularity
- prologue: The Blackboard
- the Theory Of Everything Part 1
- patterns
- the Prodigy’s World
- the Teacher’s Discovery
- love And Envy
- progressive Waves
- the Gift
- the Eleventh Dimension
- inertia
- the Theory Of Everything Part 2
2. Phase Ii: Symmetry
- the Consultation
- diagnosis
- the Argument 1
- the Rival’s Dilemna
- surface Tension
- a Reason To Live
- potential
- quantum Chaos
- dark Medicine
- alive!
- the Prediction

1. Phase Iii: Entanglement
- fluctuations
- transformation
- collision
- side Effects
- frequency Modulation
- magnetism
- quid Pro Quo
- string Theory
- fortune?
2. Phase Iv: Unification
- mirror Of Dreams
- the Lighthouse
- the Argument 2
- the Parting
- the Visitation
- the Breakthrough
- the Note
- the Uncertainty Principle
- dark Energy
- the Theory Of Everything Part 3
- the Blackboard (reprise)



             



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