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DEVIN TOWNSEND POP METAL  |  STUDIO

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DEVIN TOWNSEND PROJECT - Epicloud (2012)
Par DARK MORUE le 23 Octobre 2012          Consultée 4916 fois

Balise de signalement de chronique méga longue et illisible pour le non-initié. Parce que chez NIME on fait pas les choses à moitié, encore moins quand c'est un fan qui parle. Vous êtes prévenus.

Pfiou. On respire un grand coup. Stress, angoisse, mal à la nuque et au rectum, tout ce que vous voulez. Je suis en train de rédiger une chronique pour Devin Townsend quoi, merde. Le truc dont j'ai toujours rêvé depuis que je suis tout petit en bon fanboy ultime (et je pisse à la raie des haters du Monsieur, qui passent plus de temps à casser les fans soi-disants aveugles que la musique, juste pathétique). Moment de consécration un poil gâché par le contenu de l'album présent, que j'ai retourné dans tous les sens imaginables au prix de plusieurs dizaines d'écoutes attentives avant de vous livrer ce papier. Alors z'avez intérêt à apprécier. Parce que j'y ai mis du cœur, merde.

Faut dire aussi que ce "Epicloud" m'a fait super peur. D'abord content du retour de Townsend à un Metal typé Pop, parce que "Addicted" est quand même entré dans mon Top 5 personnel de ses œuvres. Et évidement méga érection avec confirmation de la présence de la jolie rousse Van Giersbergen. En plus, je trouve personnellement que la pochette claque. Cerise sur le gâteau, il y a réenregistrement de "Kingdom" pour coller à la version actuellement jouée en live, ayant eu la chance de le voir à la Maroquinerie je peux vous dire que ça faisait baver.
Et puis après... Entre les déclarations de Devin qui ressemblaient en gros à "je tente de composer "Ziltoid 2" mais il y a trop d’éléments Pop qui viennent se greffer, alors du coup j'ai décidé d'en faire un album à part avant de me consacrer pleinement à cette histoire épique" que moi quand je lis ça, dans mon cerveau ça ressemble plus à "je vous refourgue, sur un album complet de 50 min, les merdes qui me parasitent l'esprit avant de passer aux choses sérieuses" ; et les premiers extraits qui filtrent me font pâlir entre une "Lucky Animals" MANSONienne et une "True North" désespérément plate avec une Anneke absente... Peur de la déception ultime, pratiquement pour la première fois avec le Canadien... Surtout qu'on croyait que le DTP lui servait uniquement de cure et se terminerait avec la tétralogie. Ben non il continue de sortir sous ce nom là. Parce que le logo est joli. Woké mec, c'est bien.

Puis la précommande arrive. Doigts qui tremblent. Très joli digipack, c'est déjà ça. Lecture. Rassuré. Réécoute encore et encore. Et encore. Et encore. Humeur changeante, appréciation allant du sur-chiant et niais à la tuerie bourrée de tubes. On passe allègrement d'une hypothèse de chronique à 1,5/5 à un autre en Sélection du site avec un gros 4 à la clef. Donc bref.

Description objective chiante pour commencer :

"Epicloud" est une grosse usine à tubes. Surproduit comme pas possible dans des proportions juste non-anticipables par un cerveau humain, sursaturé de mélodies vocales mignonnes et aériennes avec des murs de guitares certes présents mais moins portés sur les riffs que les accompagnements/renforcements, à quelques rares exceptions ("Liberation" et "More !" pour ne pas les citer). Devin chante toujours aussi merveilleusement fantasmagoriquement bien et arrive même à bluffer (la réinterprétation de "Kingdom") avec des gros chœurs tout partout et une Anneke bien discrète sur la première partie mais inoubliable sur la fin. Il y a de la ballade, de l'acoustique, du plus bourrin pour relever un peu le goût. On jongle entre la pureté totale d'un blanc écarlate et l'armada spatiale sonore, tantôt saturé par le nombre d'informations à analyser en même temps, tantôt tranquillement planté devant une guitare acoustique. Ah, et les textes sont assez inutiles voire nuls à chier, mais on finit par avoir l'habitude, le maestro canadien n'ayant jamais été un parolier réputé excepté pour ses traits d'humour absurdes...
Bref, dans la forme, vu de très loin, c'est rose et léger. Comme écrit dans le livret par l'artiste, "I'm pretty sure the majority of "True Metalheads" may think it's a pile of shit", ce qui est relativement pas vrai parce que j'appelle ça traiter le peuple Metalleux de connards fermés d'esprit. Oui j'adore LADY GAGA et je vous emmerde.
Donc c'est Popesque avec une belle patte TOWNSEND de partout. Et c'est bien ? Assurément, oui. Autant qu'"Addicted" ? Ben bien sûr que non, faut pas se faire d'illusions non plus.

Bon. Il est peut-être temps de passer aux choses sérieuses. "Epicloud" est encore une fois un album divisé qui va diviser. Bien séparé en deux parties, avec "Kingdom" servant de pont. Tiens, on va en parler d'ailleurs de ce réenregistrement. Le gros coup de double qui permet à Van Poederooyen de s'exprimer en réinterprétant les parties de Gene Hoglan (rien que ça) et catapulte l'album dans la stratosphère sans en changer l'ambiance. Bien mieux chantée avec un Townsend qui part dans des aigus théâtraux magistraux et Anneke qui est hélas vraiment trop derrière. Après bon, c'est vraiment une reprise de TOWNSEND par TOWNSEND et pas une refonte comme l'a été la géniale "Hyperdrive". D'où une légère déception, on se serait attendu à mieux, surtout que ça vaut toujours pas la version live (matez "By A Thread" si vous en doutez...).
Sans transition PPD style, première partie de l'album, le "Epicloud" le plus Pop qui soit, léger, frais et distrayant, concentré sur les six premiers titres. Dès "Effervescent" et ses chœurs simples et accrocheurs, dans une mélodie entêtante qu'on retrouvera à la fin de deux autres titres, nous prend dans le vortex spatial et "True North" nous catapulte sur la planète Bisounours.

Sans déconner, au début j'avais du mal mais en faite ça bute. "True North" c'est simple, niais, surchargé, mais ça fonctionne. Surtout la tension qui monte au fur et à mesure du morceau, et nous fait oublier la simplicité du tout... Bon après "Lucky Animals", certes ça fait remuer la tête et chanter comme un débile mais ça reste assez naze, il faut l'avouer. Enfin le mauvais goût assumé ça a ses bons côtés...
C'est à la piste 4 que tout décolle. Mais genre vraiment. Et on est parti pour un gros quart d'heure avec des étoiles dans les yeux, tellement "Liberation" est épique et grandiose, tellement "Save Our Now" est un tube incroyable, et tellement "Back Where We Belong" est tout simplement belle. Sérieusement, faut s'attarder sur "Save Our Now", juste LE morceau qui justifie l'achat de l'album. C'est totalement Pop, c'est pas prise de tête, simplissime dans sa structure (d'ailleurs allez checker sur YouTube les petits malins qui font le rapprochement avec PENDULUM) mais ça marche comme pas possible. La faute à une section instrumentale basique à souhait mais d'une efficacité monstrueuse, et surtout à ces lignes de chant comme on peut pas les faire plus accrocheuses et agréables à l'oreille. Les couplets célestes, les incantations d'Anneke, ce refrain à tomber... De quoi faire fondre le petit cœur de tous les gros durs. Là sur le coup il s'est pas foiré. Si on l'a pas en boucle à la radio je m'exile au Congo. *sic*

Bon, vous êtes chauds pour la seconde moitié maintenant ? Celle qui justifie le nom de l'album ? "Epic", "Loud", jeu de mots tout ça. C'est épique et ça s'écoute très fort quoi.
Enfin, "Divine" j'en parlerais pas tellement c'est juste atroce, jamais rien entendu d'aussi niais, vite mon neuroliseur.
Après avoir passé de très bons moments en compagnie d'un Metal catchy et pêchu mais souffrant d'un léger creux émotionnel, efficace et donnant la pêche mais objectivement pas profond ni trop marquant, voilà qu'on est envoyé en orbite, flottant parmi les anges de l'espace. "Grace" donne un peu cette impression, avec ses très étranges mosh parts aériens (?) qui saccadent en un mur du son compact semblable à un bombardement stellaire. Mais léger. Comme GOJIRA sur "Ocean Planet". Me demandez pas d'où sort cette référence, on a rien vu. Saturé de chœurs, saturé de tout, avec la petite Anneke qui surnage. Et on plane au dessus de cette bataille spatiale, et on est chopé en plein vol par une "More !" ultra efficace et urgente qui s'affirme comme une autre des tueries de l'album avec du riff à la pelle, on redescend sonné sur notre planète les deux morceaux suivants, la chute est cependant doucereuse et tendre, tenant nos deux héros musicaux par la main, jusqu'aux portes du Paradis s'ouvrant sur les doux mots prononcés par Anneke au début de "Angel", nous donnant accès au Valhalla enfin mérité par le biais d'une track finale qui aurait pu figurer sur "Addicted" si elle était moins plate et étirée. Je sais je casse tout. Fouettez-moi.

Bref. "Epicloud" est aussi contrasté qu'on aurait pu l'imaginer, autant du point de vue de l'appréciation que dans ce qu'il propose sur le plan strictement musical. Je suis bien mignon à vous décrire l'album sous son meilleur angle, mais je garde à l'esprit que les premières écoutes m'ont laissé un goût relativement amer et même que certaines fois, sans doute pour une raison d'esprit pas assez positif/niaiseux, "Epicloud" m'a été tout bonnement insupportable de par son rose bariolé au début et son too much improbable final, réussissant à nous faire saturer totalement de quelque chose qui se veut simple et léger.
Et puis on ne va pas se voiler la face : même si l'écoute est agréable, c'est TOWNSEND. On doit s'attendre à mieux. Rien que les morceaux plus Pop d'albums comme "Accelerated Evolution" ("Slow Me Down" là tout de suite sans réfléchir) ou "Biomech" (ben oui "Life" quoi) l'enterrent intégralement et définitivement. Et comme dit précédemment, "Addicted" lui déboîte sa race en long, en large et en travers.

Alors oui, faut être franc. "Epicloud" est bon. Il est léger, rempli d'ondes positives et propose un bon gros lot de tubes taillés pour être chantés à tue-tête en live. Mais il est justement trop léger. Le fait que ce soit un "simple" album Pop composé pour évacuer le trop-plein de bonne humeur de son géniteur le prive de la dimension émotionnelle qui pouvait rendre "Deconstruction" si incroyable et "Ghost" si poignant malgré ses grosses bourdes. Là on a rien, un album de commande de Devin à lui-même, qui sonne un peu creux et aura du mal à se faire une place sur le long terme.
Le moins bon du DEVIN TOWNSEND PROJECT, et pour sûr l'opus le plus faible de son géniteur depuis "Physicist" si on ne compte pas le dernier de SYL. Parce que la forme ne fait pas tout. Un album de Devin dissociable de la psyché de son géniteur n' est pas un bon. C'est injuste, mais c'est comme ça. En attendant qu'il se remette au boulot et prenne son temps pour nous sortir un "Z2" annoncé comme mature, épique et grandiose.

M'enfin, la plupart du temps, ça reste bandant à l'écoute, et c'est le principal. Alors, on choisit son camp encore une fois.

-2/5 pour les énormes fans qui seront au moins un peu déçus. "Biomech" et "Terria", voire "Deconstruction", c'était quand même autre chose.
-3/5 pour ceux qui n'attendaient plus rien du maestro et prennent un pied fou à headbanguer sur une belle brochette d'hymnes légers et pas prise de tête.
-4/5 pour les gros amateurs de Pop/Metal too much et cosmico-épique.
-5/5 pour personne. Faut pas déconner.

Et moi, j'arrondis mon 2,5/5 qui vaudrait 4/5 avec un autre nom sur la pochette à un 3/5 de la mort qui bernera personne sur ce qu'il se passe dans mon cœur.

...

...Hein quoi ? Un album bonus ? De 50 min ? "Epiclouder"? Limite meilleur que l'album principal ?
Et vous croyez que je suis pas au courant ? Vous m'insultez ou bien ?
C'est juste que... Vous trouvez pas que la chronique est déjà trois fois trop longue ? Bien sûr que non que je vais pas faire d'impasse. On parle de Devin quand même. Alors rendez-vous en ces pages très bientôt !

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   (2 chroniques)



- Devin Townsend (chant, guitare, claviers)
- Anneke Van Giersbergen (chant)
- Dave Young (guitare, claviers)
- Brian Waddell (basse)
- Ryan Van Poederooyen (batterie)


1. Effervescent
2. True North
3. Lucky Animals
4. Liberation
5. Back Where We Belong
6. Save Our Now
7. Kingdom
8. Divine
9. Grace
10. More !
11. Lessons
12. Hold On
13. Angel



             



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