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DEVIN TOWNSEND PUR  |  STUDIO

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DEVIN TOWNSEND PROJECT - Sky Blue (2014)
Par DARK MORUE le 1er Décembre 2014          Consultée 3432 fois

Putain mais il s'arrête jamais lui.
Déjà qu'on était pas remis d'un "Epicloud" qui avait quand même pas mal divisé, à la fois frais et assourdissant et établissant surtout un style, un son propre au DEVIN TOWNSEND PROJECT, voilà qu'il nous revient en 2014 avec un nouvel album. Non, un double album en fait. Ah et un album de Space Country sous le nom de CASUALTIES OF COOL aussi parce que sinon on pourrait l'accuser de pas se donner à fond ouais.
Le projet Ziltoid Episode 2, maturé depuis longtemps, sa putain de marionnette ne le quittant jamais (tous ceux qui ont un jour pu le voir en concert savent de quoi je parle), finit enfin par débarquer, après des annonces dans tous les sens, devant initialement sortir avant même "Epicloud". Et puis finalement, à l'approche de la sortie, allez soyons fous, ce sera un double avec le concept DTP vs ZILTOID, BAH OUI PARCE QUE HEIN D'ABORD. La dualité de l'ombre contre la lumière, la joie contre le délire total. Et donc, ici, on va s'intéresser à celui qui est supposé être le premier des deux Cds du superbe digipack, le céleste et pur "Sky Blue".
Bah oui mes deux chroniques ont la même intro, et alors ? Je fais ce que je veux.

Alors, l'album DEVIN TOWNSEND PROJECT. On rempile avec exactement les mêmes que sur le précédent, même type de pochette (le logo en gros, et un artwork aux consonances cosmiques même si ici bien plus léger), on s'attend à être en terrain connu et du coup bah... Eh bah je peux vous dire qu'on y sera. Pas la peine de tortiller, maintenant on se plonge ici plus du tout dans le personnage, le DTP ça sert à ça, envoyer de la musique aussi surproduite que légère, et on a donc une grosse succession de tubes qui s'enfilent comme des chibres bien huilés, bien que le début désoriente. Tout ce que j'ai pu raconter dans ma chro d'avant sur le style pratiqué, sur la profondeur, on le retrouve ici, le projet a son identité musicale et en démord pas, finit les styles surprise au moment d'enfourner la galette.
Alors je vous avoue tout de suite, à ma découverte de l'album j'ai grincé des dents. Trop bruyant, trop chargé, trop de Anneke, pas l'impression de nouveauté, juste un "Epicloud-bis" et j'en avais vraiment pas besoin tellement je ne reviens plus du tout sur ce dernier album à l'heure actuelle. Les premières écoutes coincent et je me tourne vers "Dark Matters" qui pour le coup met sur le cul d'office. Et alors, au fur et à mesure, on fait décanter tout ça. L'impression de gros bloc nuageux ultra linéaire se brise, on distingue clairement chaque morceau et la sauce prend.
"Sky Blue" est finalement purement et simplement l'album que "Epicloud" a essayé d'être. Une grosse décharge d'énergie positive qui ne se perd pas, sait quoi jouer où et quand, berce et transporte, admirablement négociée et pas prise de tête.

Tout l'accent est mis ici sur une ambiance cotonneuse, joyeuse, aérienne. Le précédent touchait au cosmos, ici on plane tendrement dans la stratosphère. Si le tout démarre par un "Rejoice" qui fait le lien, pesant des tonnes et mettant d'office tout en place, très vite on décroche, on quitte la terre et dés "Fallout" notre chère Anneke nous prend par la main et emmène voler dans l'éther. Et à partir de là, bon sang, ça s’enchaîne et ça s'arrête pas de nous servir de la mélodie enchanteresse en variant le propos au millimètre. Notre Devin a appris à faire de la Pop, c'est désormais son 3ème essai dans le genre, et négocie chaque arrangement, chaque riff à la perfection. Et toute la première partie de l'album fait presque un perfect. Parfois on flotte sagement ("A New Reign", pas la meilleure cela dit, ou un titre éponyme qui irradie tellement d'ondes positives et de joie à l'état pur que Canard WC en foutrait des bonnes notes à des albums récents), à d'autres moments on se prend des décharges de grandeur à l'état pur avec cette "Universal Flame" dont je ne me remets pas, ce riff quoi, ce mur du son si tendre, gaaaaah... Et une "Warrior" pas du tout en reste, on referme le rideau bleu ciel sur "Silent Militia" qui joue sur des contrastes de lourdeur quelque peu Indus et d'atmosphérique aquatique avec refrain qui fait lever le poing et se chante en chœur. Et puis ensuite, fin des remous.

Les quatre derniers titres de l'album plongent l'auditeur dans une douce léthargie, se faisant plus océaniques, revenant en arrière, avant même le DTP, quelques effluves légères de "Biomech" et "Terria" se faisant ressentir. Légères hein, et principalement sur "Rain City" qui se paie le luxe de sonner comme une certaine "Planet Rain", sauf qu'en pratique... En pratique c'est bien moins réussi qu'avant et carrément soporifique. Et on relève pas franchement la tête, entre les morceaux qui servent juste d'interlude et un final "Before We Die" se voulant fédérateur avec ses méga chœurs de partout mais étant au final juste... Poussif et répétitif. Si vous voulez pioncer, écoutez l'album jusqu'au bout, sinon coupez passé "Silent Militia". Ce qui nous donne quand même un putain d'album de Pop aérienne et ultra travaillée de plus de 35 minutes alors merde quoi. D'accord le choix de la fin d'album ambiante était pas judicieux, mais on bande tellement au début, et sans effet grenade flash, que je ne peux que coller cet album au dessus de son jumeau aîné (métaphore 100% garantie précise sur le plan biologique).

Du coup, attendu par tout le monde comme un simple album bonus en complément à la tuerie intégrale "Dark Matters", cet album se révèle plus que sympathique. De quoi totalement embaumer l'Automne et réchauffer toutes les âmes en peine tellement on est ici juste enveloppés dans des ondes positives, des compos inspirées et tapant souvent en plein dans le mille. Genre tellement exactement l'album qu'on redoutait, le truc qu'on se disait "putain il va forcément faire ça" mais avec de manière totalement inattendue une qualité de composition au top niveau, des énormes hits qui s'insinuent dans le cortex et une rayonnement incroyable qui manquait justement un peu à "Epicloud"... Ouais aller, on va comparer à "Epicloud" histoire de foutre des repères.
Vous prenez ce dernier, la même efficacité, autant de tubes, autant de ratés, mais vous foutez une vraie ambiance et des ondes positives aussi intenses, un son un peu moins assourdissant et une douce sensation de flottement post-orgasme sur toute la longueur, et vous y êtes.
Maintenant, on passe au CD2.

DTP : Un très solide antidépresseur avec des moments forts qui le sont pas à moitié. Je dis oui.

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   DARK MORUE

 
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- Devin Townsend (tout plein de trucs)
- Anneke Van Giersbergen (chant)
- Dave Young (guitare)
- Brian Wadell (basse)
- Ryan Van Poederooyen (batterie)
- Mike St. Jean (claviers)


1. Rejoice
2. Fallout
3. Midnight Sun
4. A New Reign
5. Universal Flame
6. Warrior
7. Sky Blue
8. Silent Militia
9. Rain City
10. Forever
11. Before We Die
12. The Ones Who Love



             



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