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ICED EARTH - Dystopia (2011)
Par FREDOUILLE le 4 Novembre 2011          Consultée 7083 fois

Il y en a certains qui ont décidément l'oreille fine, non ? Parce qu'imaginer une seule seconde Stuart Block (chanteur du groupe canadien INTO ETERNITY, groupe que je vous recommande chaudement d'ailleurs !) remplacer Matt Barlow à pied levé (qui a donc quitté le navire pour la seconde fois) au sein d'ICED EARTH, il fallait oser. Je n'aurais jamais parié un Kopeck sur ce mec-là. Pas qu'il soit incompétent ou ce genre de chose (loin de là), mais surtout parce qu'INTO ETERNITY n'évolue absolument pas dans le même registre que ICED EARTH. Il était donc difficile de voir ce qu'un type comme Stu Block pouvait bien donner derrière le micro chez ICED EARTH.

Alors, autant il y a parfois des choix plus que discutables (Blaze Bailey chez IRON MAIDEN par exemple ou tout simplement Ripper Owens chez ICED EARTH, même si ce dernier a montré de très bonnes choses au fil du temps) lorsqu'il s'agit de remplacer des chanteurs emblématiques, autant là le choix ne souffre d'aucune contestation. Stu Block réussit sur ce nouvel et dixième album de ICED EARTH à "éclipser" Matt Barlow tant son registre est souvent très proche de celui de son prédécesseur, que ça soit d'ailleurs sur des passages violents ("Dystopia", "Days Of Rage") ou plus calmes ("End Of Innocence"). Mieux encore, il réussit à conjuguer ce registre à celui de Ripper Owens en nous délivrant aussi tout au long de l'album des screamings comme il en avait l'habitude chez INTO ETERNITY. Bref, pas de dépaysement en vue, le résultat est plus que satisfaisant de ce coté-là. Globalement et pour faire court, Stuart Block = polyvalence = Matt Barlow + Ripper Owens.

Coté compositions, le pépère Schaffer en a profité pour gommer en partie les divers égarements des derniers albums. En voilà une bonne surprise ! Entendez par là que "Dystopia" nous ramène tout simplement à une époque où l'on adulait encore ICED EARTH (nostalgie ?). Moins épique (cf. les deux derniers albums), plus mélodique, plus agressif avec le style qui le caractérise si bien (rythmiques galopantes, cavalcades, double pédale en veux-tu en voilà) à l'image d'un "Dystopia" à l'introduction martiale qui ouvre l'album de très belle manière. On retrouve un ICED EARTH plus en verve, plus énergique et se rapprochant davantage de l'époque de "The Dark Saga" ou de "Something Wicked This Way Comes", flirtant même avec la toute première époque du groupe (le coté brut en moins) à en écouter "Soylent Green" (un des bonus track de l'édition limitée) ou "Tragedy And Triumph", composition mélodieuse plutôt basique mais efficace (quoiqu'un peu rengaine !).
ICED EARTH nous délivre donc ici des compositions puissantes, sans fioriture (à la poubelle les interludes des deux albums précédents), brassant énergiquement des riffs thrashy et power ficelés de subtiles mélodies et ce pour notre plus grand plaisir. De ce fait, le convenu "V", le thrashy "Days Of Rage" aux forts relents de "Violate" (à peine plus de deux minutes au compteur) ou la superbe power ballade "Anguish Of Youth" (je la chantonne déjà sous la douche!) sur laquelle Stu Block s'illustre merveilleusement sur l'introduction, vous renverront directement vers "The Dark Saga", "Boiling Point" et sa facette obscure (quelques similitudes avec "Burning Times"), "Dark City" et "End Of Innocence" (encore une belle power ballade à la "Melancholy") vers "Something Wicked This Way Comes".

Plutôt bon signe tout ça, me direz-vous ? Eh bien oui et non. Oui dans le sens où ICED EARTH nous ramène quasiment à l'âge d'or du groupe mais sans en atteindre non plus l'inspiration. Les titres sont bons, voire très bons pour certains ("Dystopia", "Anguish Of Youth") mais ils ne proposent rien de neuf. L'ensemble de l'album peut paraître bien conventionnel au final. Peu ou pas de prise de risques, pas d'éclairs de génie comme le groupe pouvait nous en proposer par le passé, à l'exception éventuellement du superbe pont "Maidenien" présent sur "Dark City", doublé d'une rythmique flirtant carrément avec le Speed "Helloweenien" et de choeurs intéressants.

Il n'en reste pas moins que "Dystopia" reste un bon album de ICED EARTH, solide et équilibré, qui ravira les fans (à n'en point douter), avec néanmoins quelques titres faiblards (je pense particulièrement à "Anthem" et à "Equilibrium") et qui renoue surtout avec une belle époque du groupe. Finalement et au vu des albums récents du groupe, ce n'est déjà pas si mal. "Dystopia" est donc une bonne "surprise" ! Eh oui malgré tout!


Note réelle : 3,5/5.

Morceaux préférés : "Dystopia", "Dark City", "Anguish Of Youth".

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   FREDOUILLE

 
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- Jon Schaffer (guitare rythmique et solo, choeurs)
- Stu Block (chant)
- Brent Smedley (batterie)
- Troy Seele (guitare solo)
- Freddie Vidales (basse)


1. Dystopia
2. Anthem
3. Boiling Point
4. Anguish Of Youth
5. V
6. Dark City
7. Equilibrium
8. Days Of Rage
9. End Of Innocence
10. Soylent Green (bonus Track)
11. Iron Will (bonus Track)
12. Tragedy And Triumph
13. Anthem (string Mix) (bonus Track)



             



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