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HEAVY SOUTHERN METAL  |  STUDIO

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- Style : Long Day Fear, Trucker Diablo
- Membre : Pride & Glory, Ozzy Osbourne , Suicidal Tendencies, Infectious Grooves, Zakk Wylde , Crowbar
 

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BLACK LABEL SOCIETY - Order Of The Black (2010)
Par FENRYL le 20 Septembre 2010          Consultée 8972 fois

MEFISTO, FREDOUILLE et ZION parlent à voix basse, dans les sous-sol du building de NIME... Atmosphère lugubre, sombre et lourde. Une odeur de fauve mélangée à l’humidité ambiante émane du couloir devant lequel le petit groupe fait une halte...
-"Il faut y aller, on doit le prévenir..., lâche ZION, premier à briser un silence pesant...


Silence tout relatif car l'ambiance de la zone est emplie d'un ronronnement lancinant, qui émerge d'une pièce minuscule fermée par une porte semblable à celle qui condamne des personnes incarcérées.
Nos trois chroniqueurs font face à cette cellule désormais et contemplent les détritus qui jonchent le sol.
MEFISTO s'exclame :
- "Ce sont les coupures de presse que nous lui avons fait parvenir depuis... Merde ! 2006 ! Vous avez vu cela ?! Depuis ... 
- Chhhhhuuut ! Le coupe FREDOUILLE, tu n'es pas un peu cinglé ! Tu sais bien que l'on ne peut plus citer "l'album-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom", le dernier opus en date de BLS sans déclencher une crise chez lui...
- Regardez, ici ce qu'il reste de son exemplaire de "Black Rain", l'album d'OZZY OSBOURNE que Wylde a quasiment entièrement composé, ajoute ZION, ce sont des traces de dents dessus, non ? Et là, c'est l'annonce des soucis de santé de Zakk... Et par ici, c'est la dépêche qui narre son éviction justement de chez Ozzy... Au fait, je vous ai déjà dit que c'était un coup de Sharon qui ne voulait plus d'un alcoolique notoire au côté de son mari qui était sobre et…
- LA FERME !
Le petit groupe obtempère immédiatement sous l'effet de la surprise...
- C'est la première fois qu'il parle depuis 4 ans, chuchote FREDOUILLE à ses comparses.

Une bouteille en verre roule dans l'obscurité et vient mourir au pied de ZION.
- Encore un cadavre de Jack Daniel's... Merde mec, t'aurais pu m'en laisser !
Regards terrifiés des deux autres vers l'inconscient...
- Quoi ? Merde, il va falloir lui dire à la fin. Hé, FENRYL, tu sais pourquoi on est là ? Ne me coupe pas cette fois steuplait... IL est de retour. Zakk. Avec BLACK LABEL SOCIETY. Je te la fais courte : c'est "Order Of The Black" et c'est tout chaud. Et si tu veux mon avis, tu devrais y jeter une oreille et même les deux...

Un bruit de clé dans la serrure et l'épaisse porte en bois s’entrouvre : une odeur de bière, de whisky et d'une pièce manquant d'aération (!) s'en échappe, accompagnée d'une bande son que le petit combo reconnaît rapidement en voyant les écrans LED au fond de la pièce : ce sont les deux DVD de BLACK LABEL SOCIETY que FENRYL se repasse sans interruption depuis leurs sorties respectives...
Barbe hirsute, veste noir à patch, cheveux longs et peu soignés (doux euphémisme), l’ermite se décide à quitter sa tannière.
- Hello les Berserkers (ndlr : nom donné aux fans du groupe). Vas-y ZION, passe-moi l'album please... Il va bien falloir que je m'y fasse non ? Je dois me préparer à une longue traversée du désert de toute façon. Je suis content de vous avoir vu les mecs, lance de façon laconique FENRYL en plaçant ses écouteurs d'Ipod dans ses cages à miel et en lançant la lecture...

Immédiatement, son regard vide se fige et est instantanément remplacé par des yeux grands ouverts affichant une franche et sincère stupéfaction. Les 4 membres de NIME restent ainsi figés pendant les 52 minutes de ce huitième album composé de 14 titres (dont un bonus pour l'édition européenne).

C'est finalement FENRYL qui brise le silence et livre son verdict :
- Vous le savez maintenant mais j'ai eu beaucoup de mal à me remettre de "Shot To Hell". N'en déplaise à tous ceux qui y ont vu le meilleur album du groupe (sic, renvoi acide). Mais merci pour l'objet. Je vais me pencher dessus finalement avec autant d'envie que les autres. Je vous tiens au courant...

Fier de sa mission accomplie avec un succès inespéré, le petit groupe regagne ses bureaux...
- On va le sortir de là, lâche ZION...
- Je suis plutôt confiant, oui, s'étonnent en même temps FREDOUILLE et MEFISTO.

Quelques jours plus tard, c'est un FENRYL à la barbe fraîchement taillée qui refait son apparition dans les locaux du site, sous les regards médusés de ses collègues.
Il se place face à ses 3 confrères et leur dépose son texte, accompagné d'un "Merci" chargé d'émotion, puis tourne les talons aussi vite en direction de son poste de travail...

"Il est bien difficile de conserver un semblant de moral et d'espoir quand tout semble s'écrouler autour de vous. BLACK LABEL SOCIETY m'avait profondément déçu. Zakk m'avait tout d'abord énervé, puis petit à petit tour à tour inquiété et rendu nerveux pour finalement ne plus espérer grand-chose d'un mec dont les problèmes de santé avaient finalement réussi par (logiquement) le rattraper avant que son gourou de toujours ne le foute à la porte comme un malpropre...
Comment voulez-vous avec un tel tableau conserver un semblant d'espoir ?
Eh bien, il faut reconnaître que ce "Order Of The Black" se pose là, en toute objectivité, comme un sacré palliatif, même mieux, comme le genre de miracle que de trop peu de gens vivent de leur vivant. Oui, rien que cela !
Sans pour autant renier ses origines chargées de testostérone, de bières et de virilité, Zakk Wylde a repris le taureau par les cornes et dans le bon sens.
C'est un retour aux sonorités datant de "Stronger Than Death" et "Eternal 1919" qui vous attend. Un retour de 10 ans en arrière ? Non, rassurez vous... Le bougre est toujours lucide et futé : il a su nous concocter un savant mélange de ces titres Heavy, gras à souhait ("Southern Dissolution", "War Of Heaven", "Godspeed Hellbound") tout en y incorporant cette touche de sensibilité totalement assumée depuis "Hangover Music" ou des titres lourds de sens comme "In This River", par exemple.
Depuis le début des années 2000, Wylde a notamment fait des efforts plus que conséquents au niveau de son chant (flagrant notamment sur la mélancolique "January", superbe moment de beauté) et calmer ce statut de shredder que certains recherchent absolument (pour cela, il y a le live les mecs !).
Bordel, je suis à deux doigts de parler de l'album de la maturité là ! Des titres travaillés, chiadés et une alchimie retrouvée (avait-elle vraiment disparu ?) : le duo avec Nick ne pourra qu'être comme toujours parfaitement complémentaire (le perfect twin !), même si une nouvelle fois Zakk signe toutes les parties de guitares en studio (on penserait que chaque plan est pensé pour Nick de la part de ZW), et le départ de Craig Nunenmacher que je redoutais tant est parfaitement digéré (bien que récent, Février de cette année) avec l'ancien batteur d'EVANESCENCE et de STATIC X, Will Hunt. John De Servio est d'ailleurs une nouvelle fois revenu au bercail (pour combien de temps ?!).
C'est bien simple : j'ai rarement pu apprécier un album aussi homogène et sérieux dans la discographie du groupe.
La production est alléchante et aux petits oignons : le piano de Zakk (grand fan d'Elton John devant l'éternel) remplit toujours aussi bien sa fonction avec des envolées parfaitement orchestrées ("Shallow Grave", "Darkest Days" et "Time Waits For No One"), sa guitare nous délivre des classiques comme ce plan hispanisant instrumental, le genre "je me dérouille les doigts juste rapidos" ("Chupacatra").
Mais ce qui vient au final parfaitement boucler la boucle c'est que cet opus s'ouvre sous les meilleurs auspices : vous le saurez dès les premiers instants d'écoutes. Prenez-en pour preuve ce "Crazy Horse" aux guitares grasses à s'en damner, riffant comme rarement récemment. Un refrain poussé haut comme à la grande époque qui n'en fera que davantage vous convaincre que BLS a retrouvé ses valeurs. Les vraies.
Un peu de wha-wha en introduction des 6 minutes d' "Overlord" dont le break couplé au solo ne pourront que vous faire heabanguer naturellement et on ne peut plus logiquement. Second symbole de cette efficacité retrouvée. Un autre titre né pour le live !
Et que dire de ce "Parade Of The Dead" burné et déboulant comme une horde de mustangs que l'on ne saurait arrêter. Un tube assuré et un titre qui va recevoir, je vous le prédis, un sacré accueil quand il sera joué sur scène. C'est incisif, tranchant, et rapide : les guitares de Zakk n'en oublient pas d'être également lourdes (heavy) à souhait pour permettre de mettre sur orbite un solo de derrière les fagots qui ne pourra me faire changer d'avis. Zack est véritablement le gratteux dont le jeu me transporte le plus. "Black Sunday" et son intro "burn" est dévastatrice en ce sens !

Allez, vous le savez sans doute : BLS est un groupe cher à mon petit coeur meurtri de métalleux. Vous notez également que je n'en perds pas pour autant une certaine forme d'objectivité dans mes évaluations.
Et là, franchement, ce retour aux sources couplé à une cure de jouvence est une véritable bouffée de dioxygène.
BLACK LABEL SOCIETY est de retour, Zakk est en putain de forme et ce "Order Of The Black" ne constitue pas simplement une nouvelle pierre à l'édifice. C'est sans doute une des 3 meilleurs galettes de la disco du groupe. Oui, j'ose.

Note réelle : 3,5/5, arrondie à l'entier supérieur en toute logique.

Bleed BLS. "

Les 3 confrères poussent conjointement un ouf de soulagement... avant d'entendre FENRYL annoncer à leur encontre : "Allez les mecs, c'est ma tournée, vous vous ramenez ?!... "…
NIME, une grande confrérie mais une véritable cause : celle du Metal... qui permet de ramener au troupeau des brebis parfois égarées...

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- Zakk Wylde (chant, guitare, piano)
- Nick Catanese (guitare)
- John Deservio (basse)
- Will Hunt (batterie)


1. Crazy Horse 
2. Overlord 
3. Parade Of The Dead 
4. Darkest Days 
5. Black Sunday 
6. Southern Dissolution 
7. Time Waits For No One 
8. Godspeed Hellbound 
9. War Of Heaven 
10. Shallow Grave 
11. Chupacabra 
12. Riders Of The Damned 
13. January 
14. Can't Find My Way Home (bonus) 



             



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