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HAMMERFALL - No Sacrifice, No Victory (2009)
Par POWERSYLV le 24 Février 2009          Consultée 11309 fois

Niveau mouvements de troupes, HAMMERFALL n’a pas été épargné en 2008. Le groupe suédois a subi une révolution de line-up sans précédent après 10 ans d’une stabilité sans faille. Fredrik Larsson, le bassiste des tous débuts et qui a joué sur Glory To The Brave a repris sa place après le départ de l’excentrique Magnus Rosén. Dur dur de passer après un personnage si haut en couleur. Mais bon, pas évident non plus de traîner un musicien si le cœur n’y est plus. Il a fallu pallier aussi au départ surprenant d’un Stefan Elmgren, envolé du jour au lendemain car chopé par le virus de l’aviation. Son remplaçant venu apporter les poils manquants et surtout ses 6 cordes est Pontus Norgren, transfuge du groupe hard-rock THE POODLES qui avait justement accompagné les Templiers sur leur dernière tournée. Suite à ce grand chambardement, la question était de savoir si cette fine équipe toujours chapeautée par les commandants Dronjak et Cans allait continuer dans la lignée des 2 derniers opus (faire du bon HAMMERFALL mais un peu en roue libre) ou montrer que du sang neuf était arrivé afin d’insuffler un peu de fraîcheur dans le heavy/power metal du plus teuton des groupes suédois.

La réponse se trouve sur No Sacrifice, No Victory, le septième album qui sort en ce mois de février 2009 toujours sous la houlette magique du producteur habituel et réputé Charlie Bauerfeind et toujours sous le haut patronage de l’inévitable Nuclear Blast. Le groupe n’a pas renié son amour pour les formules pompeuses, ouf, on est sauvé :). La pochette est encore une fois très soignée et épique à souhait avec un Hector qui se hâte de quitter une cité dévastée. Mais ne nous arrêtons pas à des critères faciles ou à un quelconque emballage, disséquons tranquillement la substantifique moelle pour regarder ce que ce nouvel assaut a dans le bide. Et commençons pas les titres qui dès la première écoute impriment leur marque.

« Any Means Necessary » est le single bien puissant (le clip bien kitsch est déjà disponible depuis un moment sur YouTube) où HAMMERFALL joue les guerriers du metal sur un titre au couplet à la rythmique mid-tempo mais offensive. Le refrain y est assez enjoué et surprenant au niveau de la mélodie et de l’harmonie des chœurs. « Life Is Now » est certainement le titre le plus rock’n roll qu’HAMMERFALL ait écrit. J’ai eu un peu de mal à m’y faire au début (tout comme pour le premier titre d’ailleurs) car la rythmique est davantage orientée hard rock’n roll que metal. On notera sur ce morceau le jeu remarquable au style plus « rough » du bassiste Fredrik Larsson qui renforce l’impact des morceaux (exemple, sur « Life Is Now »). Le blond tatoué joue avec un médiator, contrairement à son prédécesseur. Le p’tit nouveau Pontus nous sert un très bon solo, mais à ce stade-là nous n’avons encore rien vu. On retombe sur ses pieds dès le titre suivant, « Punish And Enslave » qui, avec son riff carrément pompé sur un ACCEPT (mais méga accrocheur) remet les pendules à l’heure illico presto et nous ramène en terrain connu quand on est fan d’HAMMERFALL. Du pur Oscar Dronjak. Efficace néanmoins.

Si l’intro de « Legion » peut sembler caricaturale (on croirait l’intro d’un titre de VENOM avec monstres et compagnie), on retrouve là un HAMMERFALL bien plus speed, dans la ligne d’un « The Dragon Lies Bleeding » (tout premier titre du mythique premier album Glory To The Brave sorti en 1997) ce qui n’est pas pour me déplaire :). J’aime beaucoup HAMMERFALL mais je ne suis pas super friand de leurs ballades post-Legacy Of Kings qui, il faut le dire, m’en touchent habituellement l’une sans faire bouger l’autre. Pourtant, ce « Between Two Worlds » rappelle la magique « Glory To The Brave » avec cette touche « Scorpionesque ». Joli moment de tendresse rehaussé par l’intro majestueuse à l’orgue du génie Jens Johansson (ex-MALMSTEEN, STRATOVARIUS), invité sur le disque sans doute par son frangin de batteur. Cul et chemise ces 2-là. Mais pas de répit avec le balancé « Hallowed Be My Name » (rien à voir avec MAIDEN) : là aussi, comme pour « Punish And Enslave », la force réside dans ce riff hyper accrocheur qui d’ailleurs fait dresser l’oreille dès le début du titre. A noter une trame mélodique intéressante avant l’arrivée du refrain et où le chant épique de Joacim Cans trouve toute son ampleur.

Vous trouviez que ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu de bon instrumental à nous mettre sous la dent sur un disque des suédois ? « Something For The Ages » est pour vous. Avec cet instru de haute volée, Pontus Norgren veut marquer de son sceau sa présence dans le groupe. Une jolie carte de visite où le guitariste ex-THE POODLES (accompagné bien sûr de ses nouveaux camarades de jeu) démontre son art de la mélodie et sa dextérité. Superbe petit phrasé qui sert de refrain. On en redemande et je dirais même que ce titre sera obligatoire sur la prochaine tournée car un instru de cette qualité … j’en attendais désespérément un depuis le formidable « Raise The Hammer » (album Renagade, 2000). « No Sacrifice, No Victory » … où comment condenser dans un pur obus de heavy des influences nommées ACCEPT, RAINBOW et JUDAS PRIEST. Efficace même s’il ne s’agit pas à mon sens du titre le plus ultime de la galette. Gros chœurs de guerriers également sur le refrain de « Bring The Hammer Down », titre sympa aussi mais même remarque que pour le précédent. « One Of A Kind », ahhhhh, là je me réveille ! Ça speede à nouveau, les riffs killent à mort … encore un titre qui me fait franchement penser aux grands hymnes de naguère dans sa première partie. Avant qu’un break et qu’une petite partie plus intimiste ne calment le jeu et ne nous envoient naviguer dans l’espace. L’espace devient un écrin et le trésor caché est une guitare chantante et volubile (encore Pontus). Puis ça repart en trombe pour une fin d’album en apothéose. Ah non, c’est vrai, il y a ce putain de « My Sharona » à se farcir … ce titre qui m’a toujours insupporté que cela soit l’original, la version de METALLICA ou celle de DESTRUCTION … ça change pas, j’aime toujours pas. Je ne parle pas de celle de ce *** de Michael Youn. Le côté « joyeux keupon » du titre sans doute, même si dans toutes les versions entendues celle-ci est la moins pire.

Nouveau line-up et mue sensible pour HAMMERFALL qui signe là un album de très bonne facture, sans revenir pour autant sur les fondamentaux du groupe. Tel un SAXON ou un U.D.O., No Sacrifice, No Victory me donne envie d’aller revoir le groupe en concert d’autant qu’il passe à Paris prochainement. Avec les meilleures cartouches de ce nouvel opus et un bon best of des exploits passés, on devrait se régaler. Le rendez-vous est pris. En attendant, savourons tranquillement ce septième album plus varié et convaincant que les 2 dernières productions des Templiers … le meilleur sans doute depuis … allez Crimson Thunder voire Renegade. Comme quoi, un peu de sang neuf ne fait pas de mal parfois.

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- Joacim Cans (chant)
- Oscar Dronjak (guitare)
- Pontus Norgren (guitare)
- Fredrik Larsson (basse)
- Anders Johansson (batterie)


1. Any Means Necessary
2. Life Is Now
3. Punish And Enslave
4. Legion
5. Between Two Worlds
6. Hallowed Be My Name
7. Something For The Ages
8. No Sacrifice, No Victory
9. Bring The Hammer Down
10. One Of A Kind
11. My Sharona



             



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