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BRUTAL DEATH METAL  |  STUDIO

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- Membre : Vltimas
 

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CRYPTOPSY - The Unspoken King (2008)
Par DEADCOM le 27 Octobre 2008          Consultée 6995 fois

Je le dis tout de suite : le dernier CRYPTOPSY est monumental!
Voilà, ça c’est fait.

Et en quel honneur ?
La prise de risque sûrement. Le basculement d’une tendance brutale vers quelque chose d’épique et d’émotionnel en somme.

Les jours suivants sa sortie, le constat est des plus accablant : une avalanche de commentaires peu élogieux est apparue sur le net (très à propos de la nouvelle offrande des Québécois).
La polémique est lancée.

Tout ceci me gave au plus haut point. Je n’ai jamais compris quel était le but premier de cette démarche. Devant cette déferlante d’hystérie crétine, je me devais de faire une petite mise au point sur l’objet du délit. Honnêtement, le scandale ne passera pas par moi.

La formule est directe, ça tabasse bien mais surtout, c’est assez changeant. Des moments forts il y en a un bon paquet, des surprises, y’en a aussi (et de taille!). Ne vous en faites pas, je comprends bien pourquoi ce disque suscite tant de polémiques : la voix claire (bBah tiens!). En effet, il serait néfaste de penser que ce combo abonné au Metal extrême emboîterait le pas vers un esthétique bon marché (les gars de Soilwork ou In Flames, on les fait pas chier pour autant hein ?). Arrêtons les dégâts cinq minutes et allons creuser plus loin pour goûter à la sève de ce disque qui mérite amplement toute votre attention.

Bon, le cas Lord Worm c’est over (merci la foule), le remplaçant en la personne de Matt McGachy est un choix qui paraît bancal au premier abord. Venu du milieu metalcore, son travail au sein de CRYPTOPSY peut en perturber plus d’un, c’est un fait. Les brutes épaisses ont des craintes à avoir. Mais ce n’est pas ce qui choque le plus. Non. Le rendu très clean atténue l’agressivité et les claviers ne sont pas des plus heureux.

Ce qui est sûr : C’est du CRYPTOPSY dont il est question ici. Donc, structure (ultra) complexe et jazzy, blast à gogo, vociférations caverneuses bien marquées et une armada de riffs exemplaires (dont certains sont fameux). Si on rajoute à cette tambouille, un soupçon de mélodie et une pincée d’émotion pure, on obtient un plat savoureux de premier choix.

La problématique liée au registre vocal peut vraiment gâcher d’excellents albums (je me tairais pour les exemples), hors ici, cette problématique n’est pas au programme. La dose d’émotion rafraîchit ce maelström d’ultra violence (essayez de repérer le couplet du refrain, pour voir) et le disque ne verse jamais dans la facilité la plus accrue. Malgré les premières intonations plaintives de Matt, le doute nous envahit mais le pire n’arrivera pas car le sir McGachy sait jouer des ambiances et sa charge émotionnelle est des plus palpable. Mais soyez sans crainte, son registre verse dans 90% des cas dans l’art guttural. L’honneur est sauf. Sa performance éclipse celle du seigneur ver de terre (au registre plus générique) car son panel est plus riche, plus large et au final, plus convaincant.

Marquer par le sceau de la « bourrine attitude » qui s’illustre dans l’avalanche rythmique quasi-parkinsonienne, le combo réduit son champ d’action, pour ce concentrer sur l’essentiel : écrire d’excellents titres. La lecture (et l’écoute) de ce « Roi muet » s’effectue en plusieurs temps. D’abord : la mornifle (avec les molaires qui giclent). Les premiers titres vous pètent littéralement à la gueule (c’est élégant), couillu, le caribou n’a qu’à bien se tenir. Puis vient la surprise : « Bemoan the Martyr », une fausse caresse, un leurre que nous envoient ces bouchers, je dis ça car l’éclatement de gencives qui s’ensuit est là pour en témoigner (c’est effrayant!). La progression du disque est naturelle et en même temps chaôtique (une habitude chez les Crypto’s). Jusqu'à l’issue finale (le troisième temps donc) : « (Exit) the Few » vraiment grandiose qui emmène l’album et ses compositeurs vraiment loin, mais alors, vraiment loin. Je n’en dis pas plus, à vous de le découvrir.

La maîtrise de ce bordel sans nom est bluffante. Tout s’emboîte nickel sans forcer. Le son très bon au final est idéal pour jouir des exactions de nos Québécois car l’orchestre accuse une lisibilité des plus efficace. De ce fait, le travail du bassiste est mis au grand jour, développant des trésors de dextérité pour suivre la cadence, marquée au pas de la rythmique carnassière et du mitraillage hystérique (dixit “Leach”).

En choisissant l’option émotion, le combo risque tout de même de se prendre le mur.

La réaction des fans de la période Lord « ver de terre » (qui s’en est retourné dans son trou) est déjà d’actualité : commentaires aussi solides qu’un château de carte en guise de pétition, du genre : « on veut du ver de terre !, A-bas-les-tarl-ouzes ! ».
En somme, une muraille d’incompréhensions s’est érigée devant le travail accompli. Comme disait Danton : « de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace ». Quand on connaît la finalité : le couperet plane dangereusement au-dessus de la tête des Québécois. L’avenir nous le dira.

Et bien moi, j’emmerde tout ça et je dis que « The Unspoken King » fracasse ! Il serait de bon ton de jouir de ce Brutal Death Metal technique, à l’émotion palpable et au souffle épique. Point.

Le roi est mort... VIVE LE ROI!

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   (2 chroniques)



- Matt Mcgachy (chant)
- Alex Auburn (guitare, chœurs)
- Christian Donaldson (guitare)
- Éric Langlois (basse)
- Flo Mounier (batterie, chœurs)
- Maggie Durand (claviers)


1. Worship Your Demons
2. The Headsmen
3. Silence The Tyrants
4. Bemoan The Martyr
5. Leach
6. The Plagued
7. Resurgence Of An Empire
8. Anoint The Dead
9. Contemplate Regicide
10. Bound Dead
11. (exit) The Few



             



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