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- Style : Custard, Virgin Steele, Majesty, Domine, Steel Attack
- Membre : Shakin' Street, Ross The Boss, Jack Starr's Burning Starr , Fabienne Shine
 

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MANOWAR - Into Glory Ride (1983)
Par ERWIN le 5 Mai 2018          Consultée 830 fois

Les hommes de guerre sont forts, très forts, invincibles et indestructibles. Et si nous savons déjà qu'ils intègrent le fracas de la bataille en chantant des hymnes de guerre, nous apprenons désormais qu'ils le font en une « chevauchée glorieuse » qui rappellera à certains celle des Walkyries d'un certain WAGNER, si cher à Joey De Maio, nous y reviendrons... Les premiers éléments mixant Hard Rock à la KISS et Heavy Metal épique, sorte de compromis entre la lourdeur de BLACK SABBATH et les thèmes speed de DEEP PURPLE, ont été gravés dans le marbre du premier opus. Il convient de fidéliser les masses acquises et de frapper fort car la scène métallique déborde alors de beaucoup de nouveaux groupes. Un nouveau venu, l'impressionnant Scott Columbus tient maintenant la batterie. La photo de couverture nous laisse d'ailleurs admirer les pectoraux de Joey, la moustache de Scott, les biscotos d'Eric et tiens... Ross est gaucher ? Bref, nous y sommes, MANOWAR deuxième acte : la chevauchée !

Et on débute effectivement par la chevauchée d'une jeune ado de seize ans qui découvre les choses de la vie et est malencontreusement surprise par ses vieux. Le branleur fautif s'échappe tel un blaireau et démarre une Harley... Bref, quand on est ado, blabla, on apprécie ce genre de choses. Le temps passant, c'est beaucoup moins original et ce titre typé Hard Rock ne casse pas trois pattes à un canard, c'est bien simple, il faut le zapper, perte de temps. De l'autre côté du système métallique, nous avons "Hatred", ses sept minutes de reptation et de grosse babasse... Jamais été fan, même si le petit bridge à la huit-cordes du milieu se laisse entendre... Trop foutraque, trop bordélique, pas ma came... On zappe... Il n'y a que sept titres sur cette galette et déjà deux sont passés à la trappe.

Ah, le cas "Gloves Of Metal", assorti de sa vidéo. Bon, c'est sympa, on y voit les quatre MANOWAR vêtus de leur peaux de bête. La compo n'est pas vilaine, mais on reste fort loin d'un classique à mon sens. Je ne classe jamais cette chanson dans les bonnes du groupe, on avise poliment, mais on laisse tomber rapidement. On remarque toutefois que l'ensemble sonne très Metal Épique. La nouvelle chevauchée de fin d'album – à laquelle il faut immédiatement vous habituer les gars... - se nomme cette fois "March For Revenge" et est déjà meilleure, mais le rythme basique et le riff simpliste n'emportent guère mon adhésion, même si l'ambiance commence à y être. Le bridge central à la huit-cordes rappelle celui de "Battle Hymn" du précédent album et est tout à fait croquignolet, mais à construction similaire, la qualité n'est pas au même niveau, nous sommes en-deçà.

Alors me direz-vous ? Qu'est-ce à dire ? C'est de la daube avariée ton truc ? Je répondrai « soyez patients, les djeuns, tout vient à point à qui sait attendre, c'est comme pour le cul ». En effet, il nous reste trois titres pour sauver cet album de la correctionnelle. Et là, ô, miracle, résonnent les toms martiaux de l'intro de "Secret Of Steel" avec sa basse aérienne et les hammerings de Ross, un chant d'Eric immédiatement remarquable, l'ambiance magnifique et épique à souhait. Les chœurs sont grandioses et Joey pond des lignes assez dantesques de sa basse ; Les solos de Ross sont phénoménaux et d'une originalité sans faille, ce mec est un tueur.

Ensuite comment ne pas s'émerveiller devant la chevauchée sans pitié et vraiment glorieuse de "Revelation", drivée par un chant magnifique d'Eric Adams et un solo incroyable de Ross The Boss ? La fin en progression rythmique est superbe. Nous en terminons avec mon morceau préféré de l'album : à mon sens, le plus épique, le plus dense, le plus MANOWARien. "Gates Of Valhalla" est introduit avec une classe phénoménale par la basse huit-cordes de Joey De Maio, alors presque au sommet de son art. Aujourd'hui, tout le monde peut se gausser du bassiste, il est évident qu'il en rajoute trop, que son ego a explosé et qu'il vit seul sur la planète de son auto-glorification. Mais en 1983 les gars, personne ne se marre quand il s'agit de critiquer le bassiste. Le chant d'Eric est à nouveau céleste sur ce titre d'exception.

C'est bien simple, faites un calcul rapide, deux titres nazes, deux autres moyens/sympas, et trois qui sont excellents. Cela nous donne à peine plus d'un 3, un 3 et demi exactement, mais l'effet de surprise est passé, pas de données historiques, pas d'Orson Welles car "Defender" a été inexplicablement gardé pour plus tard malgré la sortie du Maxi. Avec ce dernier titre, la chevauchée glorieuse eut atteint la note de quatre étoiles. Je reste donc sur un 3.5, comme pour le premier album, cette fois arrondi à 3.

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   (4 chroniques)



- Joey Demaio (basse)
- Eric Adams (chant)
- Ross The Boss (guitare, claviers)
- Scott Colombus (batterie)


1. Warlord
2. Secret Of Steel
3. Gloves Of Metal
4. Gates Of Valhalla
5. Hatred
6. Revelation (death's Angel)
7. March For Revenge (by The Soldiers Of Death)



             



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