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TIAMAT - Amanethes (2008)
Par POWERSYLV le 17 Avril 2008          Consultée 6061 fois

Johan Edlund est un personnage, énigmatique, curieux et introverti. Je peux affirmer celà pour avoir déjà rencontré le bonhomme lors d'une interview qui n'est pas vraiment restée dans les annales de mes rencontres métalliques ... c'est le moins qu'on puisse dire. D’ailleurs je ne l’avais même pas mise en ligne à l’époque. Que faire lorsque votre interlocuteur ne répond que par une phrase ou que par « oui » ou « non » ? Au moins, l’interview aura été rapidement torchée. Le caractère secret du mentor de TIAMAT dépeint forcément sur son bébé. Ainsi, on peut passer des mois et des années sans entendre parler du groupe suédois. Et puis un jour comme ça, sans crier gare, le groupe refait surface sans prévenir. Comme il y a quelques mois lors de la sortie de cette compilation Commandments, témoignage des premières années de l'histoire du groupe, période quand même bien fournie. Ou du DVD The Church Of Tiamat. Et puis voici qu'on nous annonce pour ce mois d'avril 2008 un nouvel opus, Amanethes. Oui, pourquoi pas. Et chez Nuclear Blast, nouvelle écurie du groupe (auparavant entretenu par Century Media).

Jouons carte sur table. TIAMAT a cette année 20 ans et je ne connais pas grand chose du groupe hormis l'album précédent, Prey sorti en 2003 (putain, 5 ans !) et quelques titres ci ou là (« Vote For Love »). Mon sentiment est que TIAMAT est un groupe ... sympa. Gentil. Qui fait du metal gothique/atmo sans prétention et qui le fait bien. Pour être honnête, sans trouver le zique désagréable, je ne lui ai jamais trouvé de saveur particulière. "Mais écoutes Wildhoney, bon sang ! Et là, tu comprendras" me répète-t-on à tûe-tête. Ouaip, quand j'aurai le temps, je me pencherai sur cette prétendue pierre angulaire, promis. Mais bon, pour l'instant, on me demande d'exercer mon droit de bafouille sur cet Amanethes tout frais. Là encore, pourquoi pas. Peut-être que cette nouvelle livraison me fera changer d'avis. Après tout, ça m'a bien réussi avec le dernier BELPHEGOR, donc.

L’introductif « The Temple Of The Crescent Moon » nous plonge dans l’univers dark du groupe. Il s’agit d’un titre assez traditionnel où Johan utilise sa tessiture de voix un peu rocailleuse. Il faut avourer qu’au long du disque, le petit chauve n’a pas son pareil pour varier son timbre de voix, passant du plus menaçant (« Equinox Of The Gods ») à un registre plus grave et profond qui lorgne vers celui de Peter Steele, sans pour autant atteindre les profondeurs abyssales du titan de TYPE O NEGATIVE. « Equinox Of The Gods » est une poussée d’adrénaline bienvenue : plus violent et menaçant dans l’esprit, on aurait aimé avoir un peu plus de soubresauts du genre dans la suite du disque. Parce qu’à partir du lent « Until The Hellhounds Sleep Again » et jusqu’à « Katarraktis Apo Ama » (c’est à dire 5 titres consécutifs), la léthargie n’est pas loin. Dans ce reproche, ce n’est pas vraiment la qualité des chansons en elle-même qui est visée, mais la variété car l’électrocardiogramme demeure bien plat. Ces 5 morceaux se suivent avec le même rythme (2 de tension) et en suivant un schéma un peu similaire : couplet lancinant, envol sur le refrain. Dommage car on aurait aimé un peu plus de prise de risque à ce niveau du disque mon p’tit Jean Mimi.

C’est dans la deuxième partie du disque, à partir de « Raining Dead Angels » qu’on commence à tendre l’oreille à nouveau avec ce titre au caractère plus dangereux et prenant. « Misantropolis » revient dans un registre plus calme mais réussi cette fois à persuader avec son caractère mélancolique plus prononcé et surtout sa suite instrumentale (« Amanitis ») où piano, violon et mandoline se rejoignent dans une jolie ritournelle. C’est ensuite « Meliae » qui prend la relève et là, on plonge dans un esprit très PINK FLOYD (guitares et voix mélodiques, ambiance lumineuse et mélancolique). Une réussite, même si on n’est plus réellement dans le domaine du metal, mais peu importe après tout si la qualité est là. C’est « Via Dolorosa », véritable calvaire dark metal qui nous accompagne dans la peine vers la fin de l’album et là, la boucle se boucle sur un constat : « Now that we’re dead, we’ve learned how to live » (première phrase du planant « Circles ») qui sonne un peu comme un aboutissement, l’achèvement d’une quête obscure, la révélation ultime du chemin parcouru. L’enterrement se déroule en grandes pompes (le final et lancinant « Amanes ») dans les écouteurs des auditeurs.

En bref, cet Amanethes possède de réelles qualités dans sa deuxième partie essentiellement, bien plus réussie et variée que la première. A l’issue de ces écoutes, mon avis n’aura pas réellement évolué sur le groupe. Johan et ses hommes savent y faire pour instaurer leur univers dans la tête de l’auditeur, ce qui n’est déjà pas si mal en soi. Mais leur metal sombre et éthéré manque encore une fois singulièrement d’accroche en ce qui me concerne. Pour moi, TIAMAT reste dans son style l’équivalent d’un RAGE ou d’un KAMELOT pour le power metal : un combo qui mérite sa place dans les bataillons du genre mais n’arrive pas personnellement à me scotcher, à me déranger, à me bousculer. Il manque un petit quelque chose pour que je puisse réellement devenir accro. Malgré tout, cet Amanethes va dans le bon sens, témoigne d’un bon travail de la part du groupe et ravira les fans des œuvres précédentes. Alors, Wildhoney ? Oui, peut-être finalement …

Signalons la présence d'un bonus track sur la version limitée digipak : « Thirst Snake »).

Site Internet :
http://www.churchoftiamat.com

MySpace :
http://www.myspace.com/tiamat

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Par KARL VON KARL




 
   POWERSYLV

 
   KARL VON KARL

 
   (2 chroniques)



- Johan Edlund (chant, guitare)
- Thomas Petersson (guitare)
- Anders Iwers (basse)
- Lars Sköld (batterie)


1. The Temple Of The Crescent Moon
2. Equinox Of The Gods
3. Until The Hellhounds Sleep Again
4. Will They Come ?
5. Lucienne
6. Summertime Is Gone
7. Katarraktis Apo Aima
8. Raining Dead Angels
9. Misantropolis
10. Amanitis
11. Meliae
12. Via Dolorosa
13. Circles
14. Amanes



             



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