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HEAVY METAL  |  DVD

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Ozzy OSBOURNE - Live At Budokan (2002)
Par FENRYL le 28 Janvier 2008          Consultée 6577 fois

Je vénère OZZY.
Voilà, c'est écrit, c'est dit. Une fois pour toute.
On ne tournera pas autour du pot 36 000 heures et on évitera de me taxer de subjectivité dans mon propos.
Car, oui, il est tout à fait possible de rester parfaitement objectif, même au moment de se régaler avec une production DVD d'une des ses idoles.
Etant donné que les prestations live du Madman sur notre territoire sont aussi fréquentes que les versements accidentels et définitifs par mon banquier de sommes égarées, à titre gracieux, inutile de vous dire que ce type d'offrande est un véritable cadeau tombé du ciel.
Une nouvelle fois, c'est au pays du soleil levant que cette prestation live a été enregistrée: après JUDAS PRIEST, SCORPIONS, GUNS'N ROSES (pour ne citer qu'eux, entre autre) sur cette île ou DREAM THEATER dans cette même salle du Budokan, OZZY et toute sa bande envahissent les lieux. Il m'aura fallu quelques années pour comprendre la raison pour laquelle ces sites étaient tant prisés. En effet, le public m'est toujours apparu plutôt « posé », pour ne pas dire mou (cf. la tournée « Use your Illusion World tour » des GUNS' !). Les japonais sont de véritables orfèvres en matière de production, et ce n'est pas celle-ci qui va déroger à la règle.
C'est véritablement la grosse baffe de ce DVD: un son ENORME, à tel point que vous avez l'impression d'avoir les cinq doigts rouges imprégnés sur votre joue !
Mais que voulez-vous, la logique est respectée ! Je m'explique: vous pouvez avoir les meilleurs artisans derrières les manettes, si vous avez des branques derrière chaque instrument, tout cela ne donnera rien. Et c'est bien là qu' OZZY est trop fort: il a toujours su s'entourer. Jugez plutôt: Mike Bordin (ex-FAITH NO MORE) est hallucinant de précision, tel un métronome bastonnant ses fûts, Robert TRUJILLO (ex-SUICIDAL TENDENCIES, ex-INFECTIOUS GROOVES et depuis chez METALLICA) est à mon goût ce qui se fait de mieux à la basse en matière de feeling couplée à une technique chirurgicale.
Et puis bien évidemment, que serait devenu le « prince of Darkness » sans Wylde. Maître Zakk Wylde. Le seigneur de la six-cordes qui, ici, est en très, très grande forme. Prestation bluffante de maestria, de sérieux et d'application. Bravissimo !
A ce titre, ce concert présente ici « Suicide solution » (titre qui avait disparu du cd, on suppose malheureusement toujours suite au scandale occasionné par le passé...): excellent titre à la base, s'il en est, il est enrichi d'un solo Waldyen pure tradition à la fin et permet de voir Trujillo jouant les funambules avec sa basse, en défiant les lois de la gravité (il tourne sur lui même, tout en jouant, la basse étant irrémédiablement tirée vers l'extérieure mais maintenue par sa sangle !). Les joies de ce support et de l'image !
On pourra ainsi voir notre Madman courir dans tous les coins, sauter tel un crapaud, battre la mesure totalement à contre temps (!), comme à son habitude balancer ses « I love you all », « Let's go fuckin' crazy » ou autres « I can't hear you » à tout bout de champ... Pour finalement surprendre tout son monde sur le titre « Crazy Train » lorsqu'il s'affuble d'un « chapeau » lancé du public et qu'il le porte en sautillant comme un cabri (ne ratez pas la tête de Wylde super appliqué sur son jeu au début du second couplet, qui lève la tête rapidement, l'air de rien, la rabaisse pour aussitôt réaliser ce qu'il vient de voir et se mettre à se marrer !!!).
Tous mes principaux standards sont là, dépoussiérés pour l'occasion (ça fait du bien de prendre un peu l'air frais, nan ?): « I don't know », « Believer », « Mr. Crowley », « Crazy Train » et l'énormissime « Bark at the moon » comme autant de temps forts de ce concert. Certains titres plus anodins à mes oreilles jusqu'ici prennent une toute autre dimension: je citerai en exemple ce « Get me Through », quelconque sur sa version studio, qui ici devient survitaminé et dévastateur en modifiant juste le riff principal avec une harmonique artificielle. Bien joué, M. Wylde !!
Bref, un set carré, technique, jouissif et hors du commun au niveau du son ?
Force est de constater que même si tout cela n'est pas totalement faux, il faut reconnaître que l'on a quand même l'impression que l'on ne se moque un peu du monde. En fan exigeant que nous sommes (on est bien d'accord ?!), 14 titres au vu de la disco OSBOURNE, c'est quand même bien maigre ! Nous étions en droit d'attendre, d'espérer, d'exiger (rayez la mention inutile) un double DVD, ne pensez-vous pas ?
On ne peut pas discuter la setlist, car chacun sera en droit de proposer tel ou tel titre fétiche mais autant prévenir les fans des « The Ultimate Sin » , « No Rest... » et « Ozzmosis »: nada, peau de balle, rien, quetchique. On retrouve ici tous les hymnes Ozziens, ses plus grands (gros) succès et basta. La reprise « Paranoïd » est toujours de la partie est guise de conclusion.
Tout cela est bougrement classique et ressemble à une date événementielle du genre « tiens si j'allais faire une ou deux dates au Japon, sponsorisées ». Le tout dans un artwork des plus laids et minimalistes... On commence à grincer des dents.
On réalise enfin que l'état de santé du bonhomme est des plus inquiétants: difficulté à se mouvoir et cette démarche si caractéristique ! Mais bon, on le connaît le bougre ! C'est Ozzy quoi !
On ne peut achever une chronique DVD sans aborder la partie bonus et interactivités du produit. Ici encore, on la joue portion congrue: le concert, la sélection par chapitre, le choix du son et une toute petite section « cadeaux ». On y retrouve la bio, la disco et la vidéographie d'OZZY et un film d'une petite trentaine de minutes genre « Martine à la plage », version « Ozzy en vacances » mais la sauce de la série « the Osbournes » (diffusée sur MTV un temps). Ce programme n'ayant jamais été mon truc, je ne m'appesantirai pas davantage sur le sujet, tellement j'avais trouvé qu'il desservait l'image d'Ozzy.
Ce n'est pas là encore que l'on pourra crier au génie, tout cela étant bien dispensable.

Alors la balance, après avoir quelque peu hésité, se fixe: après avoir penché côté très grosse satisfaction, elle s'équilibre avec ces quelques errances...
Un concert magique, délivré dans un écrin ridicule et desservi par un goût de trop peu... Bon mais tellement rare, en somme.

Verdict: 4/5, car une dent dure ne signifie pas que l'on déteste voir Ozzy faire du Ozzy et Zakk Wylde cracher des litres de salive !

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   (2 chroniques)



- Ozzy Osbourne (chant)
- Zakk Wylde (guitare)
- Robert Trujillo (basse)
- Mike Bordin (batterie)
- John Sinclair (clavier)


1. I Don't Know
2. That I Never Had
3. Believer
4. Junkie
5. Mr Crowley
6. Gets Me Through
7. Suicide Solution
8. No More Tears
9. I Don't Want To Change The World
10. Road To Nowhere
11. Crazy Train
12. Mama, I'm Coming Home
13. Bark At The Moon
14. Paranoid



             



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