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HEAVY METAL  |  LIVE

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Ozzy OSBOURNE - Tribute (to Randy Rhoads) (1987)
Par FENRYL le 8 Février 2008          Consultée 8444 fois

"Le 19 mars 1982 est un jour qui restera en moi pour toujours. Non seulement, j'ai perdu mon meilleur ami mais le plus grand musicien que j'ai jamais connu. Randy Rhoads est arrivé dans ma vie en 1979 avec tout ce dont j'avais toujours rêvé venant d'un guitariste à un moment où j'étais incroyablement déprimé. Il a fait en sorte que tous mes rêves deviennent réalité. Tout au long de cette période, nous sommes devenus à la fois associés et amis. Randy était une personne très spéciale, il inspirait, encourageait et faisait en sorte que chacune des personnes en contact avec lui se sente le mieux du monde. La vie du groupe avec Randy resteront à jamais les moments les plus heureux de mon existence.
Vous êtes sur le point d'entendre le seul enregistrement live de Randy et moi, enregistré en 81.
J'ai longtemps hésité à sortir cet album pour beaucoup de raisons, mais maintenant, Mme Rhoads et moi estimons que le moment est venu de le faire et je sais que le superbe musicien qu'il était continue à vous inspirer tous. Cet album est mon hommage à Randy Rhoads. Que Dieu te bénisse Randy mon ami".
Ozzy Osbourne


***

19 Mars 1982... Une date marquante dans l'histoire récente du Metal. Celle du décès dans des circonstances tragiques de Randy Rhoads à l'âge de 25 ans. A cette époque, ce jeune homme brille de mille feux en étant mis sous les projecteurs par un dénommé OZZY OSBOURNE. Il est en effet à l'époque, le guitariste attitré du Madman. Ce dernier, viré manu militari de BLACK SABBATH en 1979, a auditionné Rhoads et l'a embauché de suite, impressionné qu'il était par tant de maestria.
Il est en très grande partie responsable du succès inespéré de la reconversion en solo d'un OSBOURNE dépressif et alcoolique à l'époque: « Blizzard of Ozz » (1980), album culte pour nombre de metalleux (moi y compris), est le résultat d'une alchimie parfaite entre les deux compères. « Diary of a madman », second album de la doublette n'est pas en reste et nous livre son lot de titres marquants.
C'est au travers d'un jeu fluide, exalté et novateur pour l'époque que Rhoads impose son empreinte digne de celle d'un Tyrannosaure Rex : énorme !
De tournées triomphales en festivals sold-out, le groupe sillonne les États-Unis. En direction d'Orlando, le groupe décide de faire ce qui ne devait être qu'un « stop & go »: le conducteur, fort de son brevet de pilote expiré, embarque les membres de l' équipe pour un baptême de l'air. Randy et la coiffeuse du groupe s'installent à leur tour dans l'avion. Le pilote-chauffeur de la tournée joue avec le feu en frôlant son propre car à plusieurs reprises et finalement le heurte au quatrième passage (tout le reste du groupe, Ozzy et Sharon OSBOURNE y compris, s'y trouvant) et s'écrase plus loin. Tous les occupants de l'aéronef sont tués sur le coup.
Dire que cette épreuve a bouleversé Ozzy est un doux euphémisme. Il faudra attendre cinq longues années avant de pouvoir obtenir ce live-testament. Cinq longues années au cours desquelles « the prince of Darkness » replongera dans ses travers d'antan (dépression, excès en tout genre...).
Et tel le rayon du soleil perçant au travers d'un ciel obscurci, cet album voit le jour. Et quel magnifique hommage. En deux albums, la paire infernale nous propose une succession de tubes et autres hymnes.
C'est ainsi un enchainement de riffs monstrueux qui nous enchantent: « I don't know », « Crazy Train », autant de plans de guitare que tout pratiquant de la six-cordes qui se respecte se doit de connaître et de maîtriser un temps soit peu !! Ces deux-là correspondent à ma porte d'entrée dans la maison OSBOURNE. Pendant de trop nombreuses années, j'ai réduit cet huluberlu à un show-man roi de la provoc'... Loin d'être talentueux. Profonde et grave erreur de ma part, que je regrette chaque jour passant. Depuis, je chéris ce personnage incontournable. Et tout ceci tourne à l'obsession complète dès que retentissent les premières notes du cultissime « Mr. Crowley »: intro clavier, riff des couplets portant véritablement Ozzy vers les hautes sphères du génie et que dire des deux soli, entrecoupés par un break de chez break... Stratosphériques et aériens à s'en damner, ils vous poussent irrémédiablement vers votre instrument favori ! Asseyez-vous, écoutez, savourez et acceptez avec bonheur ce qui s'offre à vous: la démonstration d'un jeune garçon qui devient sous vos oreilles un véritable guitar hero, après seulement deux albums studio ! La messe est dite, le sermon est magistral.
Mais le pire, c'est que tout cela ne s'arrête pas  !!
Impossible de résister à l'irrésistible envie de marquer le rythme du démoniaque « Believer » à grands coups de tête: un morceau ultra-accrocheur, que le nombre des années ne saurait entâcher.
Tel Midas, tout ce que Ozzy et Randy touchent se transforme en or: « Revelation (Mother Earth) sombre et glauquissime telle une nuit profonde de l'hiver transylvanien (bon, depuis, le Black est apparu alors on connaît bien pire, c'est vrai !) que les envolées de Rhoads sur sa Jackson signature transpercent pour mieux vous éblouir. Le tout s'enchaîne par un « Steal away (the night) » de circonstance, toujours aussi pêchu et achevé par un solo de batterie.
« Suicide solution », titre sulfureux du groupe au cours de l'année 1984, suite au suicide d'un jeune homme (soit disant après écoute de ce morceau, contenant des supposés messages subliminaux...) est ici un des autres moments forts de l'album: outre le fait qu'il soit tout bonnement excellent, il s'achève sur un solo systématiquement différent du maître de cérémonie.
Histoire de combler tous ses fans toute période confondue, nos deux monstres sacrés nous gratifient de titres du Sabbath Noir. Et pas des moindres, jugez plutôt: « Iron Man » (version courte bluffante), « Children of the grave » (jouissive), « Paranoïd » (trop souvent copiée, jamais égalée). N'en déplaise au sieur Iommi, Randy dépoussière sévère et apporte une touche perso des plus réussies, une quinzaine d'années plus tard !
La désormais classique ballade « Goodbye to romance » est également de la partie.
On achève le tout par un dispensable « No bone movies » dont Rhoads arrive malgré tout à relever le niveau !
Dernier cadeau et non des moindres: « Dee » version longue, tirée des sessions d'enregistrements (gratifiée des commentaires de l'auteur himself !). On reste toujours bouche bée devant tant de grâce et de douceur.

Une référence, vous l'aurez compris, que ce « Tribute », si vous avez eu le courage d'arriver au bout de cette modeste prose. Le problème, c'est que sur Ozzy, je suis intarissable !

Incontournable: « Mr. Crowley », « Suicide Solution », « Crazy train », « I don't know », « Children of the grave », « Paranoïd »... Je continue ?

Verdict: 5/5.

Conseil: Vous ne connaissez pas Ozzy en solo ? Quelle belle voie d'accès ! Laissez-vous séduire, vous n'en ressortirez pas indemne.

Surprise: Pour un titre live, le public est très discret... Seul le son de la production nous laisse entrevoir l'ambiance de la scène et encore !

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   FENRYL

 
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- Ozzy Osbourne (chant)
- Randy Rhoads (guitare)
- Rudi Sarzo (basse)
- Tommy Aldridge (batterie)


1. I Don't Know
2. Crazy Train
3. Believer
4. Mr. Crowley
5. Flying High Again
6. Revelation (mother Earth)
7. Steal Away (the Night)
8. Suicide Solution
9. Iron Man
10. Children Of The Grave
11. Paranoid
12. Goodbye To Romance
13. No Bone Movies
14. Dee (randy Rhoads Studio Out Takes - Version Longu



             



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