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METALCORE - THRASH  |  STUDIO

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TRIVIUM - Ember To Inferno (2003)
Par FENRYL le 4 Janvier 2008          Consultée 5613 fois

TRIVIUM, c'est le groupe qui a osé réussir le pari de marier le thrash, le death mélo, et le Metalcore. Le nom de la formation désigne d'ailleurs l'interconnexion entre les trois écoles du savoir: la grammaire, la rhétorique et la logique. Cette ouverture d'esprit correspond bien à la musique de la bande, s'inspirant des divers styles musicaux cités plus haut.
Formé aux States en l'an 2000 autour du très jeune Japonais, Matthew Kiichi Heafy (né en 1986) au jeu de guitare très appliqué (doux euphémisme), le groupe est très rapidement signé par un gros label et enregistre ce « Ember to Inferno » (le plus vieux est alors âgé de 21 ans !!!)
Pour parvenir à ses fins, notre natif du pays du soleil levant enregistre l'album en assurant toutes les parties guitares et chants, recrute un batteur de talent et embauche un bassiste au statut d'intermittent du spectacle. Pour quelle raison un tel statut ? Tout simplement car le livret du cd nous propose un line up d'enregistrement mais également un officiel (toujours d'actualité, assez rare pour être souligné): notre bûcheron est toujours de la partie (essai concluant) mais notre joueur de quatre cordes est passé à la trappe !

Ce ETI est l'oeuvre de Heafy: il compose textes et musiques et contrôle les arrangements musicaux.
La formule est des plus efficaces: de gros riffs, des flots de batterie percutants et un chant très, comment dire, « typé ».
Heafy alterne les parties en chant clair, le plus souvent placées sur des refrains, ou des ponts. L'immense majorité des couplets est, quant à lui, tout simplement hurlé (« power death » écriraient certains de mes collègues). Mais alors, avec une force, qui illustre presque totalement la sincérité du gamin. On notera que le bougre a débuté au chant typique Metalcore par défaut estimant qu'il était incapable de soutenir la comparaison avec de « vrais » chanteurs !
On retrouve les breaks monstrueux qui vont constituer l'une des nombreuses caractéristiques du combo. La construction des tracks emprunte un schéma des plus classiques, avec ces alternances couplets/refrains puis le solo achevé par une reprise des plus énergiques du riff principal (autre marque de fabrique du groupe).
La production est de bonne facture et met parfaitement en valeur le travail des musiciens et - on imagine -leur manque d'expérience !
Trois instrumentaux plus tard (avec liaison entre les pistes ouvrant et fermant originellement l'album et textes présents dans le livret) et quelques neuf titres affchant une moyenne de 4 minutes 30, on se trouve face à l'étape fatidique du bilan.
J'aime (miam !):
- la rage de certains titres comme « Ember to Inferno », « Pillars of serpents », « Requiem » et « If I could... »;
- les moments épiques, relevés à l'arrache, dans cette volée de décibels (« To burn the Eye » et son solo couplé à une frénésie de batterie en est un bel exemple).

Je reproche (burp !):
- la trop audible redondance tout au long de cette galette;
- la retenue évidente des parties lead de la guitare, au détriment d'un jeu trop léché.

Ce ETI est donc bien un premier album dans toute sa splendeur: il cultive les paradoxes.
Original mais répétitif (ex: le chant), technique mais trop frileux à ce sujet (ex: le jeu des guitares), novateur mais exposé au trop facile reproche du plagiat; allez, à vous de trouver là, faut pas non plus espérer que l'on va vous mâcher le travail. Enfants gâtés, va !
TRIVIUM nous laisse donc ici, sur le bord de la route, l'esprit concentré et attentif. On regarde partir le convoi avec un sourire naissant sur le visage, en se disant qu'à l'avenir, il faudrait sûrement garder plus qu'un oeil sur ces p'tits jeunes... Cette remarque nous prouvera que nous avions raison et que la jolie citadine bridée allait se transformer en bagnole de course sévèrement montée en chevaux... « Ascendancy », je vous dis (soupir de délectation de l'auteur).

Verdict: 3,5/5 car l'album chroniqué fait montre de qualités et est agréable à l'écoute (pas de relativement).

Conseil: A tous nos chers producteurs (-trices), osez faire confiance à nos p'tits djeuns bourrés de talent, comme l'ont fait vos collègues à l'époque pour le groupe. Signer des mômes de 17 ans et y croire en leur donnant les moyens de réussir, chapeau bas messieurs !

Surprise: Votre serviteur ayant découvert le groupe par l'intermédiaire du disque suivant (indispensable, est-il besoin de l'écrire ? Vous l'aurez compris), il s'est ensuite obstiné à se procurer la discographie du groupe. Sa version, probablement une réédition de 2005, comporte un titre inédit, non retenu (« Tears will break the skies ») totalement dans la même veine, une version alternative de « The deceived » (titre que l'on retrouvera sur le second opus), avec un refrain original (envolée lyrique spatiale) et « Demon » (pénible, hésitant entre le death et le PANTERA de bas étage), présent sur la démo sortie la même année.

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Dark symphonique somptueux, comme toujours!




XYTRAS
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Samael instrumental


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   FENRYL

 
  N/A



- Enregistrement:
- Matt Heafy (chant, guitare)
- Brett Young (basse)
- Travis Smith (batterie)
- Officiel:
- Matt Heafy (chant, guitare)
- Corey Beaulieu (guitare)
- Paolo Gregoletto (basse)
- Travis Smith (batterie)


1. Inception The Bleeding Skies
2. Pillars Of Serpents
3. If I Could Collapse The Masses
4. Fugue (a Revelation)
5. Requiem
6. Ember To Inferno
7. Ashes
8. To Burn The Eye
9. Falling To Grey
10. My Hatred
11. When All Light Dies
12. A View Of Burning Empires
13. Bonus:
14. Blinding Tears Wille Break The Skies.
15. The Deceived.



             



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