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TRIVIUM - In The Court Of The Dragon (2021)
Par FENRYL le 18 Octobre 2021          Consultée 4195 fois

TRIVIUM est né en 2000… Et 21 ans plus tard, les Floridiens nous délivrent leur dixième album studio.
De quoi inspirer un respect pourtant loin d'être totalement acquis… La faute une (petite) période de trouble, de recherche d'identité. Cette puberté traversée, le combo a su rebondir d'une très belle manière et s'est engagé dans une phase adulte ouverte avec un triptyque qui trouve son terme avec ce "In The Court Of The Dragon".
Dix-huit mois seulement après un formidable "What The Dead Man Say", TRIVIUM déboule dans les bacs, pour exorciser une frustration totale : celle ne pas avoir pu défendre son dernier opus sur scène, là où le groupe excelle. Corey Beaulieu n'a eu de cesse de clamer sa profonde frustration à ce sujet. Mais de cette situation, les musiciens ont su tourner à leur avantage les blocages pour en faire une source de motivation : ils se sont réfugiés dans le travail et n'ont pas ménagé leurs efforts. C'est la raison pour laquelle je souhaite vous rassurer de suite : cet opus n'est en RIEN un album bâclé ou construit autour de de B sides ou previously unrealeased track aka "chute de studio".

NON.

"In The Court Of The Dragon" fait honneur à TRIVIUM et permet de définir à merveille ce fantastique groupe.
Cet album compile toutes les (nombreuses) influences des Américains : Thrash, Metalcore, Deathcore, Melodeath, et j'en passe. Ihsahn, le grand ami de Matt Heafy et maître norvégien du Black Metal, est de nouveau dans la place et signe le "X", titre instrumental, ouvrant dans une ambiance mystique cet album (désolé mais un poil anecdotique ce "morceau")… avant un sacré déluge de décibels au service d'un chant aux innombrables tessitures !
En effet, chez TRIVIUM, tout le monde (ou presque) chante désormais : Matt Heafy évidemment, alternant voix claire et son génial chant screamé/growlé, très souvent soutenu voire dépassé par son comparse Corey Beaulieu, sans oublier Paolo Gregoletto qui sait poser en chœurs notamment sa voix suave et claire. Bref, on voyage et la diversité des ambiances à ce niveau est remarquable et maîtrisée comme jamais.

Ce qui frappe immédiatement, c'est la profonde diversité des morceaux proposés : TRIVIUM a globalement réduit la complexité de ses titres, en les rendant plus accessibles, plus frais, plus directs mais résolument modernes. Le schéma de construction des titres se révèle bien moins redondant et répétitif que par le passé sans pour autant en oublier des titres à tiroirs absolument fantastiques, comme "The Shadow Of The Abattoir" : ce dernier s'ouvre avec quelques notes posées, un petit riff gentillet mais qui vous éclate littéralement à la gueule au cours du morceau… Sublime ambiance et émotions avant un déluge d'énergies. On retrouvera ce parallèle sur "Fall Into Your hands" ou un "The Phalanx" final.

La basse est omniprésente et envoûtante (le break de "Fall Into Your Hands" rien que pour vous illustrer l'impact de Paolo) : écoutez-la sur le solo de "Like A Sword Over Damocles", sur "Feast Of Fire"… ou sur son solo avec "A Crisis Of Revelation" !

En toute sincérité, c'est le retour à ce Metalcore technique et ultra musical qui m'a bluffé et émoustillé durant toutes mes écoutes : quel bonheur de retrouver nos deux guitaristes lâchant les chevaux sur des soli non entendus depuis… "Ascendancy" ! Ce n'est pas pour rien que certains morceaux vous rappelleront cette pépite absolue de leur répertoire ! C'est tout simplement jouissif sur un "The Shadow Of The Abattoir", "From Dawn To Decadence", "The Phalanx", "A Crisis Of Revelation" (back to 2004 directement !), le titre éponyme… Bref, à chaque track ! La retour des twin guitars sur "Like A Sword Over Damocles", les descentes de manche envoûtantes et bourrées de mélodicité, on en redemandait, je vous assure qu'on est littéralement gâté.
Ma frustration était immense depuis 2005/2006 avec la disparition à mon sens de cette maestria à la six-cordes de nos duellistes mais là, en 2021, le miracle a eu lieu ! Ils sont clairement de retour aux affaires !

Mais n'allez pas croire que je suis resté bloqué sur "Ascendancy" qui évidemment est énormément présent ici, car TRIVIUM a le bon goût de plaire à ses trve fans sans pour autant sombrer dans un pathétique fan service : "In The Court Of The Dragon" déboule dans la place avec son titre hurlé, scandé, déclamé presque comme un "In Waaaaaaaves" de la grande époque ! Et le pire c'est que l'énergie et la vitalité de ce morceau nous ramènent aux grandes heures de 2004 (ok, j'arrête ma fixette !) avant de nous refaire le coup du final qui reprend cette ouverture ! Une claque monumentale ! Vous pourrez d'ailleurs en profiter pour mesurer toute la partition d'Alex à la batterie qui a totalement trouvé sa place chez TRIVIUM ! Il insuffle une telle énergie à chaque morceau. La section rythmique est au diapason du reste du combo et couplée à une production ébouriffante, ne laisse rien d'autre comme impression qu'un sentiment d'excellence à tous les niveaux.

Toutefois, en jouant les chieurs et en pinaillant, je dois encore une fois reconnaître que je n'arrive toujours pas me faire à cette voix de crooner que Matt s'entête à placer parfois (fort heureusement de moins moins ici, pour mon plus grand bonheur !) et je reste frustré par "Now Way Back Just Through" puis "Feast Of Fire", le titre le plus "faible" de ce "In The Court Of The Dragon" qui dénote un peu avec son côté radio edit : il s'agit d'ailleurs du second titre extrait de la galette avec un clip (il semble lui par contre provenir des opus précédents…) avec un refrain trop facile.

Avec cette stabilité côté line-up, son exigence qualitative et sa constante volonté de progresser et de se diversifier, TRIVIUM vient de pondre rien de moins que son tout meilleur opus discographique, son meilleur depuis "Ascendancy". Fortement inspiré comme toujours par la littérature (Philip K. Dick entre autres mais ici surtout à partir du livre de Robert W. Chambers), le rapprochant par exemple de "Shogun" et porté par un artwork sublime de Mathieu Nozières (toile originale à l'huile réalisée par cet artiste français, cocorico !), "In The Court Of The Dragon" magnifie une osmose totale entre quatre musiciens qui ont jugulé, canalisé leur rage et leur frustration au service de leur musique.

Masterpiece pour une des sorties de l'année.

Note réelle : 4,5/5.

Top : "The Shadow Of The Abattoir", "Like A Sword Over Damocles", "In The Court Of The Dragon", "Fall Into Your Hands", "A Crisis Of Revelation"… pour ne citer qu'eux !

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   FENRYL

 
  N/A



- Matt Heafy (chant, guitare)
- Corey Beaulieu (guitare, chant)
- Alex Hernandez-bent (batterie)
- Paolo Gregoletto (basse)


1. X
2. In The Court Of The Dragon
3. Like A Sword Over Damocles
4. Feast Of Fire
5. A Crisis Of Revelation
6. The Shadow Of The Abattoir
7. No Way Back Just Through
8. Fall Into Your Hands
9. From Dawn To Decadence
10. The Phalanx



             



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