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METAL INDUS  |  STUDIO

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MARILYN MANSON - Eat Me Drink Me (2007)
Par CANARD WC le 2 Juillet 2007          Consultée 10863 fois

Eat me, Drink me... Ça me rappelle quelque chose. C'est pas une histoire avec Jésus ? Il jouait à touche pipi avec Alice dans la forêt des merveilles. A un moment donné, Jésus sort une machette et se découpe une côte sous l’œil horrifié d’Alice. Il lui tend le bout de chair dégoulinante et lui dit : « Mange, ceci représente mon corps ». Alice s’exécute et à peine une bouchée engloutie qu’elle se met à grandir, grandir... jusqu’à mesurer la taille d’un building. Pressant sa plaie, Jésus récupère alors un peu de son sang dans ses mains et lui dit : « Bois, ceci représente mon sang »(« Touchez pas, c’est mon cul ! »). Sans blague. Alors Alice boit quelques gouttes du sang de Jésus et la voilà qui rapetisse, rapetisse... jusqu’à mesurer la taille d’une fourmi.

...

En réalité, « Eat me, Drink me » c’est l’histoire de Marilyn MANSON qui s’est fait largué par Dita von TEESE. Alors il a le cœur qui saigne le père MANSON. Et il en profite pour nous pondre un album. Vous allez me dire que ces histoires de peines de cœur pour poète maudit écorché vif ça colle assez avec ce pseudo artiste gothique. Vous êtes méchant.

Moi je le comprends ce bon vieux MANSON. Vous avez vu le morceau ? Putain, Dita elle assure. Des nichons sculpturaux, un cul à damner les saints et des jambes qu’on a envie de prendre à son cou.
Verdict : Pin Up bandante + +
Quoi j’exagère ?

Canard : Eh les admins, vous pouvez mettre des photos de Dita von TEESE à poil pour égayer ma kro du dernier MANSON ?
Admin : Hors de question !!!
Canard : Ouais pfou et l’autre, on n’a jamais le droit de rien faire ici.

...

Bref, MANSON est triste, il a le cœur qui saigne, c'est pas la super forme, toutes des salopes.

Après le décorum « Cabaret allemand des années 30 » du précédent album, MANSON change diamétralement d’ambiance en essayant de faire un lien « cohérent » entre l’univers de sa musique et la triste réalité des choses. On pourrait craindre le pire (un recueil de poèmes pour adolescents gothiques), mais l’album – contre toute attente – ne craint pas.

Car, pour l’occasion, MANSON a décidé d’épurer sa musique. Fin des samples, fin des arrangements musicaux et autres effets 100 % polyester. Le superficiel s’envole et il ne reste que l’artiste nu et seul, avec pour seul linceul son talent, son sens inné de la mélodie et une poignée de textes assez symboliques.

Le résultat est surprenant. Plus accrocheur que flatteur, plus mélodique qu’agressif, plus doucereux que sombre. Au jeu de la nuance, MANSON tire assez bien son épingle du jeu. Le penchant de l’artiste pour la Pop prend alors un peu plus le pas sur les résidus Metal qui subsistaient. L’abandon des guitares catchy et de cette violence factice risque de décontenancer (un peu plus) les fans. En gros, ceux qui ont adoré « Antichrist » vont très certainement rester au bord de la route, les fans de « Mechanical » adoreront.

Évidemment, MANSON n’est pas assez suicidaire pour céder complètement son fond de commerce. Il a pris soin de laisser quelques repères à ses fans. Un hymne « gothique » par là (« If I was your Vampire »), un tube FM imparable par ici (« Heart Shapped Glasses »). Évolution mais pas dépaysement non plus. Faut pas déconner.

Malgré la diversité des registres (MANSON sombre, MANSON mélancolique, MANSON torturé, MANSON un peu pervers), la musique - quant à elle - s’est considérablement assagie. On glisse gentiment d’un Metal « IndUSA » vers une sorte de Pop/Rock torturé vaguement New-Wave par moment.

Faire de cette introspection factice un véritable concept-album serait un poil exagéré. A défaut de mot savant et de décorum, il reste un dégraissage salutaire laissant MANSON face à son talent de composition. Ses mélodies rebondissent sur lui, qui pour l’occasion n’a jamais aussi bien chanté. Sans doute trop intelligent pour être sincère, MANSON a préféré se donner une autre ampleur. Donc même si on n’y croit pas une minute, quand il aboit "just don't break, don't break my heart", on ne peut en revanche chasser ce refrain vénéneux de la tête. C’est toute la force de cet album.


Certains ne verront jamais le Révérend autrement que comme une sorte d’Alice COOPER moderne - pire comme un épiphénomène à la mode. Inutile de convaincre ces derniers du talent de cet artiste à part. Reste son oeuvre et cette facilité à créer, dans une stratosphère coincée entre la Pop et à la périphérie du Metal, des compos immédiatement marquantes et « FM-isables ». Dans ce même registre, ceux qui ont salué récemment cette ambivalence chez SOAD ou QUEENS OF THE STONE AGE sont priés de se rendre de toute urgence sur la planète MANSON.


Note : 3/5

Morceau préféré du Canard : Evidence (la plus « NIN » dans l’esprit)
Le tube : Heart-Shaped Glasses
Conclusion au poil : Eat Me, Drink Me
Morceau bof : Are You the Rabbit ?

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   (3 chroniques)



- Marilyn Manson (chant)
- Ginger Fish (batterie)
- Tim Sköld (guitare)
- Rob Holliday (basse)
- Chris Vrenna (claviers & percussions)


1. If I Was Your Vampire
2. Putting Holes In Happiness
3. The Red Carpet Grave
4. They Said That Hell’s Not Hot
5. Just A Car Crash Away
6. Heart-shaped Glasses (when The Heart Guides The Ha
7. Evidence
8. Are You The Rabbit ?
9. Mutilation Is The Most Sincere Form Of Flattery
10. You And Me And The Devil Makes 3
11. Eat Me, Drink Me



             



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