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DRUDKH - Forgotten Legends (2003)
Par POSSOPO le 5 Octobre 2005          Consultée 8115 fois

Après m’être branlé jusqu’à m’en faire tomber les testicules sur toute la discographie de HATE FOREST, il fallait bien que je commence à m’intéresser à DRUDKH, dont le lien avec le premier groupe se faisait à l’origine par deux membres communs aux deux formations et la natale Kharkov (qui, aujourd’hui se voit de plus en plus écrire Kharkiv pour une sombre histoire de translittération due à un changement de langue officielle due à l’explosion de l’Union Soviétique due à une perestroïka mal contrôlée due à l’asphyxie de l’économie due à…).

Le registre de DRUDKH est différent de celui de HATE FOREST. Le plus rapide raccourci pour aboutir à une définition du style de la formation consiste à sortir le terme de drone metal. Vocable récemment apparu dans les magazines, qui associé au black metal, donne un nom de précurseur, l’immense BURZUM, premier spécialiste des morceaux à rallonge merveilleusement répétitifs et lancinants, mais qui peut aussi se combiner à toute une flopée de genres. Comme DRUDKH s’affaire sur un canevas black, inutile de poursuivre nos investigations linguistiques.

Drudkh signifie bois en sanskrit. Pas grand monde n’en a réellement quelque chose à foutre mais notons tout de même que l’Ukraine fait dans le sylvestre et l’archaïque (le sanskrit, ça date un peu) donc, roulement de tambour, dans le païen, comme il est de coutume dans le black (un groupe sur deux prétend d’ailleurs aujourd’hui faire du pagan metal, appellation amusante, mais qui n’apporte pas forcément grand-chose sinon du brouillard sur les yeux du novice).
Le voyage se fera donc une forêt de bouleaux de l’ancien grenier à blé de l’Union Soviétique, à l’abri de la grand-ville et de l’invraisemblable chaos politique actuel (Ioula Timochenko, égérie de la révolution orange vient tout juste de se faire virer du gouvernement).

Et cette forêt, fière de deux arguments aussi contradictoires que complémentaires, la peur et la paix, nous capture instantanément.
Les amateurs de musique sombre en général comprendront, j’espère, ce que j’essaye de décrire. Forgotten Legends fait partie de ces œuvres génératrices de frisson, d’inquiétude, d’angoisse même. Mais terreur, épouvante ou panique ne sont jamais se seraient-ce qu’effleurées. Le sentiment de peur est diffus et se termine en un cauchemar enfantin et réconfortant. Ecouter Forgotten Legends ameute des sensations équivalentes au môme qui part se coucher après avoir vu un film d’horreur. Le malaise est présent mais se cacher sous les draps suffit à rassurer le gamin et à le faire plonger dans une atmosphère tourmentée mais sous contrôle, une atmosphère finalement très sécurisante et douillette. La forêt joue ici le double rôle du film et de la couette, une forêt malveillante et enchanteresse, une forêt qui nous berce avec malice.

Assurément, la majesté de DRUDKH devrait éveiller vos sens afin de mieux les engourdir, extraire de votre moi les plus profondes émotions pour ensuite vous mettre en état de somnolence, une somnolence douce, moelleuse, douillette, soyeuse, duveteuse…
Bonne nuit?

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- Roman Saenko (tous les instruments sauf la b)
- Yuri (batterie)


1. False Dawn
2. Forests In Fire And Cold
3. Eternal Turn Of The Wheel
4. Smell Of Rain



             



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