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FREEDOM CALL - Crystal Empire (2001)
Par BAST le 1er Octobre 2007          Consultée 6465 fois

FREEDOM CALL est un groupe de merde. Entre des chœurs empaquetés par Haribo, un chant nappé de chocolat blanc et des riffs à faire se dandiner d’aisance les teletubbies, il déshonore la scène heavy avide de concepts intellos, de coups de gueule postillonnants, de nihilisme rebelliqueux, d’analyse sociologiques, de fantasmes partouzards adolescents, de revendications d’un monde meilleur. Des revendications fomentées par des êtres fragiles, lâches dans leur véhémence face à un monde trop dur pour eux qui lancent leurs mots comme du lard aux cochons. Alors, oublions les, ces revendications. Une bonne fois pour toute. Le heavy né du revival de la fin des années 90 a introduit une autre façon de penser le metal. Entre un STRATOVARIUS qui se caresse sur l’écorce des arbres et un RHAPSODY qui nous explique que faire ravaler à un dragon sa gerbe de flammes c’est un peu comme renvoyer dans ses 22 la vilaine dame de la cantine qui nous a refusé un rab de frites, FREEDOM CALL a sa place.

Les allemands menés par le batteur de GAMMA RAY, Dan Zimmerman, et par le sosie auditif d’André Matos, Chris Bay, n’a de hard rock que sa section. FREEDOM CALL a pour unique objectif que celui de créer une bande musicale des univers fantastiques. Oubliées les revendications des rues, rien à foutre de la misère, de la famine, des somaliens qui meurent par milliers. FREEDOM CALL est de toute façon trop fragile pour voir la réalité en face. Alors il s’est façonné la sienne. Celle des quêtes initiatiques où l’apostolat se concrétisera par une énigme de CM1 puis un combat contre le boss du dernier niveau. Celle de la recherche de soi face au bien et au mal. Celle où les méchants portent un masque hideux, où les gentils sont beaux et ne sentent pas des pieds.

« L’empire de cristal » pour la traduction. En français dans sa fragilité, dans son neuneutisme. L’invitation, pourtant, séduit. Bien que peu aidée par cette pochette ratée, comparée à celle du précédent opus, qui avait eu la bonne idée de nous mettre en face des orbites une porte, le symbole de l’ouverture, de l’évasion. Mais passons, sait-on jamais. D’autant plus que les promesses graphiques de « Stairway To Fairyland » n’avaient qu’à demi été tenues. Au point qu’on avait suspecté Dan Zimmerman une émancipation maladroite et précipitée de son combo du moment. GAMMA RAY, écrasé par un Kai Hansen auréolé d’une gloire passée et pourtant si présente laissaient si peu de lumière au batteur.

Justement, quid de « Crystal » face à « Stairway » ? FREEDOM CALL a débuté sa carrière sous des allures RHAPSODiennes, favorisant les titres structurés, les arrangements dantesques, les effets scénaristiques conquérants. Désormais, il prend pied sur des lignes speed mélodique pur jus. Grand bien lui en a fait. On a tous des albums de chevet qui ne dépendent surtout que de l’ordre dans lequel on a découvert la musique. Pour ma part, « Crystal Empire » en fait partie. Pourquoi ? Je le sais sur le bout des doigts mais ai toujours renâclé à l’expliquer. C’est qu’aimer un tel album comporte des risques. Il demeure si éloigné des standards desquels il se réclame. Pourtant, aujourd’hui, j’ai envie de me lancer. Et je m’empresse de le faire, de peur que cette envie ne succombe au temps.

Sur « Crystal Empire », je découvre le happy metal à voir la vie en rose (« The Wanderer »), les lignes de chant caressantes (« Farewell »), le clavier qui jette alentours des notes d’optimismes (« « Freedom Call »). Sur « Crystal Empire », je redécouvre le speed mélodique avec ses hymnes (« Rise Up », « Ocean »), ses soli à trois mains (« Palace Of fantasy »). Sur « Freedom Call », je retrouve les chœurs de BLIND GUARDIAN (Pharao »), les invitations exotiques d’ANGRA (« Call Of Fame »), la fantasy déclinée par RHAPSODY (« The Quest »). Sur « Crystal Empire », je saisis l’essence du speed mélodique, celle qui m’accompagne encore et encore, ces hymnes rehaussés de soli épiques, ce chant à cent voix tonitruantes, ces arrangements impérieux. Voila, tout est là. Et c’’est si peu face à ce que cet album éveille en moi. Vous n’êtes pas d’accord ? Vous avez envie de rire, peut-être ? Alors ne vous gênez pas. Ebranler FREEDOM CALL n’a rien d’irréalisable, l’écorner tombe sous le sens. Allez-y, donc. Et gaiment si possible. On est dans la catégorie du happy metal, non ?

C’est ça, FREEDOM CALL. On lui fait grief des mêmes reproches qu’a eu à subir la fantasy, avant qu’elle ne vende des brouettes de bouquins puis qu’un gars au patronyme improbable et à la silhouette gargantuesque ne redore un blason encore bien entaché de mépris. Une échappatoire vers autre chose, une sortie de secours pour l’imaginaire, une porte qui ouvre sur un monde sinon meilleur au moins régi par des lois simples à saisir. Rêveurs de tout poil, cet album à l’optimisme démesuré est fait pour vous. « Crystal Empire » est l’un de mes chefs-d’œuvre et je ne laisserai personne me l’ôter.

Si vous me souhaitez voir évaluer la discographie des allemands au regard de cet album, voici :
Stairway To Fairyland : 3,5 / 5
Eternity : 4 / 5
The Circle Of Life : 2 / 5
Dimensions : 3,5 / 5

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   (2 chroniques)



- Chris Bay (chant, guitare)
- Dan Zimmermann (batterie)
- Ilker Ersin (basse)
- Sascha Gerstner (guitare)


1. The King Of The Crystal Empire
2. Freedom Call
3. Rise Up
4. Farewell
5. Pharao
6. Call Of Fame
7. Heart Of The Rainbow
8. The Quest
9. Ocean
10. Palace Of Fantasy
11. The Wanderer



             



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