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FREEDOM CALL - Dimensions (2007)
Par POULARD le 7 Mai 2007          Consultée 12663 fois

Etrange nouveau FREEDOM CALL.

Par son contexte d’abord, car il nous vient de loin. D’aucuns ne pariaient d’ailleurs pas sur cette sortie. Il est vrai que beaucoup sont tombés de leur licorne en 2005, The Circle Of Life ayant été l’objet de critiques quasi unanimes et d’un boycott relativement suivi par les fans. Pour certains, quelque part sur la route, FREEDOM CALL s’était égaré sur les chemins de la facilité, voire de la nullité. Ajoutons à cela une double défection (bassiste et guitariste soliste) et des remplacements laborieux. Le tout explique l’absence de tournée digne de ce nom du groupe en 2006. FREEDOM CALL est en effet retombé en première partie et n’a donc pu s’exprimer que 45 minutes avant RAGE, qui n’évolue pas sur le même créneau musical. Frustrant pour une étoile montante du speed, élu meilleur espoir par un grand titre de presse magazine metal en 2001 et encensé par la critique pour Eternity, un an plus tard.

2007, remettez le pied à l’étrier de votre dragon ailé, FREEDOM CALL est reparti vers les hautes sphères du métal électro épique. Jamais dans la demi-mesure et toujours brio.

Une déjection électro instrumentale introduit l’album. Traditionnelle certes, mais celle-ci possède la désagréable caractéristique d’être longue et monotone.

« United Alliance » fait dans le clacissisme efficace : riff ultra rapide, lignes mélodiques téléphonées, textes à la gloire du groupe, de leur musique et de l’envolée générale de la population mondiale vers les cieux divins. La surprise vient d’un chœur d’opéra qui coupe habilement le morceau. On est en terrain connu, on tâtonne et on continue d’avancer avec le sourire. Effets électro et double pédale déchainée comme jamais sur « Innocent world », FREEDOM CALL se lâche. Refrain suraigu et jeu de batterie sans faille font de ce morceau une très belle pièce. Fatigante néanmoins, surtout si on considère le chœur d’enfants bien décidé à clamer son innocence à tue-tête pendant 30 bonnes secondes lors du break. Nous réclamions du speed, nous voilà servis. Jamais le temps de refroidir. Le popeux « Mr. Evil », l'endiablé « Light Up The Sky » ou l'aérien « Queen Of My World » prolongent ainsi la frénésie. Accrocheur en diable, le chant nous emporte sur les sentiers tracés par des guitares véloces. Lignes rythmiques heavy, riffs rock et solos mesurés éclatants de vitalité sont toujours aussi irréprochables.

Décollage attendu jusqu’à la 4ème minute pour "Words Of Endeavour". En vain, platitude ininterrompue. Une anecdotique balade qui permettra aux plus faibles de décompresser et de se préparer à une seconde partie d’album magistrale et plus en nuance.

Le morceau titre se veut très électronique et rythmé. Il réintègre temporairement le solo musclé et les rythmiques sévères si typiques de Chris Bay. Chant nostalgique, montées en puissance prenantes et nappes de claviers conduisent l’auditeur sur la planète FREEDOM CALL, toujours entre tempête heavy metal et bise électronique. « Blackened Sun » fait dans la lourdeur. Le refrain est puissant et masculin tandis que le chant s'assombri sur une batterie pesante et des lignes synthétiques graves. Un excellent morceau mid-tempo, au metal plus discret et où l'influence nostalgique des chantres de l'électro germanique des années 80 est palpable.

Attention, la fin de l’album est du métal extrême. Pas accessible à n’importe quel quidam. Un white metal forcené vous attend. « Far away », chant incantatoire dégoulinant de positivisme celtique et « Magic Moments » sur lequel Bay retrouve ses tons chauds plein de groove. Absolument irrésistible. Les mélodies et textes achèveront de détruire en vous la moindre flamme dépressive.

L’album de la dernière chance pour FREEDOM CALL. S’il ne renoue pas avec le succès, le groupe disparaîtra d’une scène désormais en perte de vitesse après des années de revival. FREEDOM CALL ne remplira jamais les stades et cet album ne bousculera pas le marché. Mais il est une preuve de l’intégrité de cette formation, toujours avide de distribuer du bonheur en riff. Metal teinté de sonorités revigorantes et fouillées, sens du rythme, Dimensions nous rapproche des débuts joyeux du groupe. Faites fi des apparences, FREEDOM CALL n’est pas un groupe comme les autres. Tout dépendra de votre niveau de résistance au bonheur. Mon conseil : pour la 5ème fois, enfourchez sans honte votre licorne. Direction ? Le paradis.

PS : Vous pouvez retrouver ici une récente interview de Chris Bay :
http://heavencanwait.free.fr/display.php?type=interviews&id=93

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Par MEFISTO




 
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   (3 chroniques)



- Chris Bay (chant, guitare)
- Dan Zimmermann (batterie)
- Armin Donderer (basse)
- Lars Rettkowitz (guitare)
- Nils Neumann (claviers)


1. Demons Dance
2. Innocent World
3. United Alliance
4. Mr. Evil
5. Queen Of My World
6. Light Up The Sky
7. Words Of Endeavour
8. Blackened Sun
9. Dimensions
10. My Dying Paradise
11. Magic Moments
12. Far Away



             



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