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FREEDOM CALL - The Circle Of Life (2005)
Par POULARD le 9 Mai 2005          Consultée 7271 fois

Déjà le 4eme album, 1 EP et 1 live pour ce groupe considéré longtemps comme le rejeton informe de Rhapsody. Pur plagiat cantonné aux premières parties ? Que nenni. Souvent mis a l’index pour son absence de style et d’originalité, le combo allemand, au line-up désormais stable et comptant désormais 5 membres, étend a nouveau ses ailes colorées pour nous émerveiller. 12 morceaux bien trop courts pour rassasier les amateurs des mélodies ahurissantes d’efficacité et de beauté du tandem Bay (ex-REALMS OF LEGEND) / Zimmermann (GAMMA RAY).

Les plus réfractaires risquent de faire grise mine en explorant les intitules des morceaux dont le choix est déjà à l’origine d’une petite controverse. “Mother Earth” (WITHIN TEMPTATION), “Carry On” (ANGRA, MANOWAR), “Hunting High and Low” (A-HA et STRATOVARIUS), “The Gathering” ou “Hero Nation” (METALIUM) sont autant de titres retenus parmi d’autres tout aussi peu inspirés. Une telle avalanche de déjà vu tenant probablement plus de la stratégie de notoriété que d'un manque d’inspiration candide. A savoir : aucun des titres n’est une reprise et surtout, tous sont de qualité.

Exit donc l’histoire de Taragon, oubliées les turpitudes de ce peuple perpétuellement belligérant en quête de liberté, « The Circle of Life » élargit amplement l’univers lumineux de FREEDOM CALL tout en lui insufflant une touche de modernité bienvenue. Inutile, donc, de sortir votre traducteur latin, vous n’en aurez nullement besoin pour apprécier cette nouvelle offrande.

Le moins que l’on puisse dire apres une première écoute, c’est que FREEDOM CALL n’a pas opéré le retour a un metal brut, phénomène fréquent sur l’encombré segment speed mélodique. L’arrivée de Niels Neumann en tant que claviériste a temps plein à même augmenté significativement l’espace occupé par son instrument. Chaque pièce possède ainsi une identité propre grâce a des intros électroniques très variées et à l’omniprésence d’arrangements subtils propres. L’enregistrement de l’album aux Hansen Studios n’est certainement pas étranger à la réussite et à la richesse de ces ajouts.

En réponse à cette débauche numérique, Bay et Dupont ont visiblement décide d’affûter leurs guitares en choisissant un son nettement plus incisif, tout en contraste avec la douceur des voix et de l’électronique. « The Circle of Life » voit aussi la balance s’inverser puisque la part belle est désormais faite au mid-tempos et aux riffs lents. FREEDOM CALL sort bel et bien de son carcan : 5 speederies pur jus et aucune ballade au compteur...

Les morceaux rapides ne font que confirmer les qualités musicales du groupe capable de nous faire toucher du doigt la félicité sur un format de 5 minutes. « Carry On », "Hunting High and Low", "Starchild" et "Kings and Queens" sont de ceux-là, menés de main d'expert par des musiciens émérites et par un souci du détail appréciable.

L’intérêt de ce 4eme LP est qu’il donne l’occasion au duo Bay/Zimmermann de laisser le champ libre à leur imagination fertile. Les finaux de « Mother Earth » et « Starlight » sont ainsi repris en canon par une voix féminine sublime et puissante, celle de Janie Dixon (LANZER), tandis que « High Enough » lorgne du côté d’une musique folklorique endiablée avant de nous assener un riff écrasant. « Starlight » laisse quant à lui légèrement en retrait la guitare pour explorer un rythme electro nostalgique et prenant que n’aurait pas renié ULTRAVOX, WISHFUL THINKING voire KRAFTWERK du temps où la musique électronique régnait en maître dans les charts allemands. A l’origine de 2 reprises des groupes précités, FREEDOM CALL rend ici un nouvel et fabuleux hommage à ce style quelque peu désuet. Certes, on s’écarte un instant du metal pur, mais le résultat est tellement convaincant que l’on se laisse emmener sans rechigner par delà les vallées joyeuses et oniriques dépeintes par ces mélodies variées et lignes de chant magiques.

Toujours fortement imagés, les textes débordent d’optimisme et de solennité pour aborder des thématiques écolos ou mélancoliques évitant le registre purement épique. Certes, ceux que la chevauchée d’une licorne vers l’arc-en-ciel n’a jamais passionné resteront de marbre mais les paroles osent au moins quelques clins d’oeils ou explorent des thèmes plus actuels et surtout moins usités. Ces textes seuls ne parviendraient cependant pas à nous retenir s'ils n’étaient magnifiées par les qualités vocales d’un Chris Bay décidément toujours plus surprenant. Aucun doute que le frontman au sourire permanent sur scène est l’un des meilleurs de sa catégorie. Le registre de son chant se veut désormais nettement plus large. Nous retrouvons avec plaisir ses pointes aigues parfaitement contrôlées et decouvrons désormais des petites escapades bluesy et chaudes du plus bel effet.

Mêmes les structures des morceaux sont moins prédictibles qu’auparavant, enchaînant certaines séquences de manière tout à fait originale ou plaçant des breaks heavy inattendus ("Hunting High and Low"). Et si on ne peut à proprement parler de ballade, certains morceaux contiennent de longues séquences langoureuses où les vocaux, leitmotivs electros et accords de guitares fouillés se mêlent sans que l'on puisse en décrocher.

J’en vois déjà qui s’imaginent que cet album est un enchaînement de niaiseries. Si les claviers simplistes à la EUROPE sont plus présents que jamais, le quintet n’en oublie pour autant pas de laisser les 2 guitares s’exprimer lors de solis très développés , et techniquement irréprochables. On appréciera la beauté de ces sequences de guitar-hero ne cherchant pas à battre le record du nombre d'accords à la minute. Enfin, les chœurs masculins sévères ("Kings and Queens") si caractéristiques du tryptique Taragon et riffs lents ("Eternal Flame", "Rythm of Life") sont également régulièrement de la partie.

Ce nouveau FREEDOM CALL fera de toute façon sourire. Soit il vous laissera dans un état d'apaisement béat, soit il vous crispera au plus haut point. Il sera la cible des amateurs de metal graisseux qui railleront le coté poussif des paroles et ces ambiances exagérément joyeuses. Ces derniers manqueront assurément quelque chose. Comment expliquer ce qui se passe lorsque l’on entame un morceau de « The Circle of Life » ? Il faut écouter une fois la précision du batteur, les mélodies captivantes des guitares et leurs rythmiques imparables, la puissance maîtrisée du chant au timbre si particulier et l’intelligente fluidité des claviers pour comprendre que l’on est en présence de musiciens complets et avertis. Des chœurs, des refrains et des paroles d’un positivisme probablement surfait mais fédérateur au possible. Des compositions aux titres faciles et négligés mais au contenu plein de talent. FREEDOM CALL prouve à nouveau qu’il est un groupe unique et enchanteur.

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Par AKRON




 
   POULARD

 
   BAST
   FREDOUILLE

 
   (3 chroniques)



- Chris Bay (chant et guitare)
- Dan Zimmermann (batterie)
- Cedric Dupont (guitare)
- Ilker Ersin (basse)
- Nils Neumann (clavier)


1. Mother Earth
2. Carry On
3. Rythm Of Life
4. Hunting High And Low
5. Starlight
6. The Gathering
7. Kings & Queens
8. Hero Nation
9. High Enough
10. Starchild
11. The Eternal Flame
12. The Circle Of Life



             



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