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- Style : Kiss, Nazareth, Queen, Ufo, Wild Horses, Kix, Sweet, The Who

SLADE - Slade Alive Vol. Two (1978)
Par DARK BEAGLE le 30 Mars 2025          Consultée 254 fois

SLADE, en 1978, c’est un peu la foire à la grimace. Après une tentative infructueuse de conquérir les États Unis, SLADE était revenu en Angleterre pour découvrir que le paysage musical avait drastiquement changé depuis leur départ. Certes, le Glam commençait déjà à battre de l’aile à ce moment-là, mais l’arrivée du Punk avait complètement chamboulé ce qui était considéré comme acquis. "Whatever Happened To Slade" n’était pas parvenu à retrouver le public perdu, il a même été un bide monumental ; toute une série de singles sortis dans la foulée connaîtront d’ailleurs le même sort. Cependant, il y avait encore un domaine où la bande à Noddy pouvait mettre tout le monde d’accord : la scène.

Le "Slade Alive!" premier du nom avait été une débauche d’énergie, qui avait bien contribué à catapulter la popularité des p’tits gars de Wolverhampton. Le second marche dans ses pas, tout en étant un peu plus généreux en termes de titres (une dizaine ici). On regrettera même qu’il ne soit pas plus long, plus complet tant il s’avère jouissif, mais il s’agit d’un montage de morceaux captés en 1976 aux États Unis et d’autres en 1978, joués à domicile. Une différence de son ? Nope. C’est très pro et on constate que le groupe n’avait pas ralenti le tempo pour plaire au public US. Leurs prestations au pays de l’Oncle Sam avaient été très bien accueillies, c’est au niveau ventes de disques que cela avait péché.

Certes, la pochette est assez laide. On voit bien Dave Hill le crâne rasé (sa réponse à lui au Punk en quelque sorte). Mais ça, c’est du détail, on s’en fout, ce que l’on veut, c’est du gros son. Et on va être bien servi à ce niveau. Si de nombreux classiques sont présents ("Mama Weer All Crazee Now", "Gudbuy T’Jane", "Cum On Feel The Noize" – notez l’orthographe plus que douteuse, comment voulez-vous bien apprendre l’anglais avec des mecs comme ça ?), la formation va également piocher dans son dernier album en date (le remuant "One-Eyed Jacks With Moustaches", le terrible "Be" qui mériterait grandement de figurer parmi les classiques de SLADE) ainsi que quelques singles qui n’ont pas percé dans les charts ("Burning In The Heat Of Love", "My Baby Left Me"), ce qui est relativement couillu de leur part. Et cerise sur le gâteau : la setlist ne contient aucun doublon avec le précédent album live.

Dans ce déluge de décibels et d’énergie, "Everyday" vient se taper l’incruste. Cette touchante ballade extraite de "Old, New, Borrowed And Blue" se fond très bien dans la masse et permet à Noddy de livrer une jolie prestation à laquelle répond le public. Vous dire que ce dernier est complètement dingue serait minimiser la chose et c’est assez incroyable de se dire qu’à ce moment-là, le groupe était amené à se produire dans des salles plus modestes de ce à quoi il avait l’habitude. Même si c’est quelque chose qui peut se retoucher en studio, l’ambiance qui se dégage de ce Live reste toutefois grandiose. On sent que les musiciens et le public n’hésitent pas à mouiller la chemise.

Car oui, sur scène, SLADE est un tank. Un monstre à la force de frappe terrible. Don Powell martyrise ses fûts sans relâche, il a une frappe lourde et précise qui se marie à merveille avec le jeu de basse de Jim Lea, un bassiste bien souvent mésestimé alors qu’il possède une classe folle derrière son instrument (écoutez ses lignes sur "Get On Up" par exemple). Noddy Holder est égal à lui-même, c’est-à-dire qu’il fournit un travail monstrueux, à la guitare et au chant tandis que Dave Hill sait balancer les petits soli qui vont bien. Ça joue rapidement, c’est Heavy, ça ne fait pas dans la dentelle, il y a une urgence qui se dissimule dans la majorité des titres… Tous les ingrédients sont présents pour qu’on s’en prenne plein la mouille.

Le disque s’achève sur un "Cum On Feel The Noize" déchaîné et on comprend très bien que les gars de QUIET RIOT aient eu envie de reprendre ce titre. Tout y est : énergie, furie Rock’N’Roll, refrain entêtant qui tape fort. Si la version des Américains est peut-être bien la plus populaire (entendez par là la plus connue), je pense que l’originale lui reste toujours supérieure tant elle porte la marque de SLADE. En tout cas, l’interprétation qui en est faite ici est totalement déchainée, dans un esprit quasi Punk, où tout n’est que déluge d’électricité et, dans ce cas, de bonne humeur. Car oui, ce Live respire la gaité, les mecs sont là pour partager un bon moment avec leurs (derniers) fans et ils font tout pour que ce soit le cas (écoutez la prestation de Holder sur "Be" !).

Malgré tout, je ne donnerai pas la note maximum à ce Live. À peu de choses, hein. Le fait que ce soit un assemblage de deux périodes, très bien réalisé certes, me déçoit légèrement. Que le premier "Alive!" soit un simple, je pouvais le concevoir, mais quasiment tous les très grands Lives des années 70 sont des doubles et celui-ci aurait mérité de l’être. Après il faut également prendre en considération que "Nobody’s Fools" et "Whatever Happened To Slade" avaient mis les finances du groupe à mal et qu’il ne disposait de ce fait de moyens limités, mais cet "Alive 2" donne clairement envie d’en avoir plus, que la fête se poursuive encore et encore. Ce sera une constante dans la carrière de SLADE : chaque album capté en public sera un simple, jamais un double. Après, ne boudons pas notre plaisir ! Cette décharge de Rock’N’Roll musclé est le meilleur moyen de commencer sa journée du bon pied. À ranger à côté du premier "Alive".

Note réelle : 4,5/5.

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- Noddy Holder (chant, guitare)
- Dave Hill (guitare, chant)
- Jim Lea (basse, chant)
- Don Powell (batterie)


1. Get On Up
2. Tak' Me Bak'ome
3. My Baby Left Me
4. Be
5. Mama Weer All Crazee Now
6. Burnin' In The Heat Of Love
7. Everyday
8. Gudbuy T'jane
9. One-eyed Jacks With Moustaches
10. Cum On Feel The Noize



             



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