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ROCK  |  STUDIO

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1970 Wishbone Ash
1971 Pilgrimage
1972 Argus
1973 Wishbone Four
1974 There's The Rub
1976 Locked In
  New England
1977 Front Page News
1978 No Smoke Without Fire
1980 Just Testing
1981 Number The Brave
1982 Twin Barrels Burning
1985 Raw To The Bone
1988 Nouveau Calls
1990 Here To Hear
1991 Strange Affair
1996 Illuminations
1998 Trance Visionary
  Psychic Terrorism
1999 Bare Bones
2002 Bona Fide
2006 Clan Destiny
2007 The Power Of Eternity
2011 Elegant Stealth
2014 Blue Horizon
2020 Coat Of Arms
 

- Style : Thin Lizzy, HÄllas
- Membre : Ufo, Skunk Anansie, Psycho Motel, Pendragon, Gary Moore, Diamond Head, Uriah Heep, King Crimson, Asia
- Style + Membre : Iron Butterfly, Ken Hensley
 

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WISHBONE ASH - Wishbone Ash (1970)
Par DARK BEAGLE le 8 Décembre 2019          Consultée 813 fois

WISHBONE ASH est un groupe remarquable, qui mène sa barque entre divers courants, pas franchement Prog malgré des compositions souvent très longues, pas tout à fait Hard Rock malgré les assauts de deux guitaristes dont le style aura été fédérateur et largement usité dans notre domaine de prédilection. WISHBONE ASH, c’est du Rock dans une de ses formes les plus aventureuses, un peu touche-à-tout, qui a muté avec les années, parfois de façon intéressante, voire éblouissante ("Argus", chef d’œuvre à ne pas négliger !), parfois simplement pour survivre (embrasser un style en vogue pour continuer à vivre en tant que groupe, une contrainte pour bon nombre de formations issues des années 70). Son histoire commence ici, avec un album tout simplement éponyme.

Le groupe est né à la fin des années 60 et ne doit la présence de deux guitaristes en ses rangs que par les circonstances. En effet, WISHBONE ASH né des cendres de EMPTY VESSELS, autour du bassiste/chanteur Martin Turner et du batteur Steve Upton, qui se retrouvèrent sans guitariste, lâchés par Glenn Turner, frère de Martin (la précision s’impose parce que niveau Turner, ça va y aller !). L’idée était alors d’embaucher un guitariste et un claviériste, pour avoir une formation assez classique pour le Rock de cette époque. La première recrue sera Ted Turner (aucun lien de parenté avec les deux autres Turner cités), un jeune six-cordiste qui aura su impressionner la section rythmique du haut de ses dix-neuf ans. Mais un autre guitariste va taper dans l’oreille des musiciens, Andy Powell. Ne pouvant faire de choix, ils décident de garder les deux et de faire une croix sur le claviériste, ce qui était une solution parmi d’autres, mais qui s’avérera primordiale pour la suite de l’histoire.

Après, il y a également les coups de pouce du destin, qui ici prennent la forme de ceux de Ritchie Blackmore de DEEP PURPLE. WISHBONE ASH ouvrait pour le Pourpre Profond et l’Homme en Noir les appréciait plutôt bien et leur permit de décrocher un contrat avec MCA et un premier album va voir le jour fin 70. Sur la pochette, une fourchette de poulet carbonisé, qui explique s’il le fallait le nom du groupe (la tradition veut qu’à la fin d’un repas non vegan comprenant un poulet, deux personnes tirent chacun un côté de l’os en faisant un vœu jusqu’à ce qu’il casse et celui qui a le plus petit morceau voit son vœu se réaliser). Avec un peu d’imagination, on pourrait également voir une espèce d’avion futuriste un peu mal en point. Oui, je suis quelqu’un d’un peu bizarre, inutile de me le rappeler.

Au menu de ce premier opus, six morceaux pour quarante minutes de musique environ, la face B étant constituée de deux morceaux de bravoure dont on reparlera un peu plus loin. La face A, elle, se veut un peu plus classique dans son déroulement. Les influences Blues ressortent directement, impossible de s’y tromper. "Blind Eye" épouse ce style avec une jolie finesse, avec ses guitares harmonisées. Turner et Powell jouent à l’unisson, tandis qu’un piano les accompagne. But wait! Le groupe a recruté deux guitaristes et a fait une croix sur un claviériste, alors qui joue sur cette piste ? Il s’agit de Matthew Fisher, de PROCOL HARUM, qui s’y colle, pour un résultat bien Rock’N’Roll. Le titre est agréable, il pose la base du style de WISHBONE ASH, ces guitares harmonisées soutenues par une basse énorme mais pas trop envahissante, avec en retrait, un batteur capable qui n’en fait pas trop.

En revanche, "Errors Of My Way" est le premier grand morceau du ASH. Il y a dans cette ballade des accents Folk et médiévaux, où les harmonies ne s’arrêtent pas aux guitaristes, ces derniers viennent également soutenir Martin Turner au chant, donnant une force évocatrice rare à ce titre, qui se veut également plus conséquente que les deux premières avec ses quasi sept minutes au compteur, une durée qui n’a rien de remarquable pour un combo comme WISHBONE ASH qui aime laisser respirer ses compositions. Dans un registre plus virulent, le groupe fait également parler la poudre sur le court "Queen Of Torture", au riff assassin, qui n’est pas sans rappeler l’introduction du "Kill The King" de RAINBOW. Doit-on voir un emprunt de Blackmore ? Il nous le dira peut-être un jour. Genre sur son lit de mort.

Les deux morceaux de dix minutes sont très différents l’un de l’autre. "Handy" pourrait être qualifié de Progressif, nous sommes face à un titre de Space Rock qui monte graduellement en puissance. Tout va s’emballer vers les cinq minutes, quand les guitares vont retrouver tout leur mordant et à partir de là, la pression va monter petit à petit, Steve Upton va s’illustrer derrière les fûts jusqu’à un final qui swingue comme un Jazz décomplexé. "Handy" est étrange dans son approche, le côté planant mourant doucement quand le groupe va changer son fusil d’épaule et prendre tout le monde de court. En revanche, "Phoenix" est vraiment remarquable, avec ses nombreux soli de fous qui la parsèment, autant d’élans électriques sauvages qui ne passent pas inaperçus. Le chant de Turner par-dessus suffit à filer la chair de poule : un grand morceau de Rock, que ne renierait pas bon nombre de groupes de Hard Rock.

Ce premier album n’est pas le mieux construit des essais de WISHBONE ASH, mais il pose de nombreuses bases qui feront son son et qui conduiront au terrible "Argus" en 1972. Tout est loin d’être parfait, mais quelque part, ce disque en jette. Il a un charme évident, une nonchalance qui trahit une certaine naïveté de la part des musiciens, que vient contrebalancer un bagage technique évident. WISHBONE ASH n’est pas vraiment Prog, pas vraiment Hard Rock, un peu plus Psyché dans l’esprit peut-être, mais le groupe revêt une certaine importance dans l’univers du Hard Rock tant le jeu des guitaristes s’avérera fédérateur. Demandez ce qu’il en pense à Steve Harris, il risque fort d’être assez prolixe dans sa réponse. Bref, WISHBONE ASH livre un premier disque de fort belle qualité, qu’il ne faut surtout pas négliger, "Argus" ayant tendance à être l’arbre qui cache la forêt.

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   DARK BEAGLE

 
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- Martin Turner (chant, basse)
- Ted Turner (guitare, chant)
- Andy Powell (guitare, chant)
- Steve Upton (batterie)


1. Blind Eye
2. Lady Whiskey
3. Errors Of My Way
4. Queen Of Torture
5. Handy
6. Phoenix



             



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