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- Style : Seether

BUSH - The Kingdom (2020)
Par METALINGUS le 3 Octobre 2020          Consultée 751 fois

Soyons honnêtes : en 2020, nous sommes maintenant peu nombreux à nous intéresser encore à BUSH. Les gars ont sombré doucement mais sûrement dans l’oubli. Il faut dire que le grand public n’a accroché au groupe que par l’entremise de ses deux premiers albums. Puis, à son retour d’hibernation, malgré une galette d’une grande qualité, "The Sound Of Winter" n’avait intéressé personne. Pire, les annulations de concerts étaient en pleine ascension. Leur concert à Québec les a vus relégués au rôle de second couteau alors qu’OUR LADY PEACE servait d’événement principal dû au nombre trop peu élevé de billets. Ceci n’a toutefois pas convaincu la plèbe et les gars ont dû annuler le spectacle.

L’explication de cette catastrophe s’explique par leur dernier album : votre humble serviteur était à la fois frustré et déçu. Il faut dire que BUSH est dans mon top 3 de groupe Grunge/Post Grunge par excellence. Mais avec un disque de "Love Metal" de merde, on ne peut pas faire grand-chose. La tête pensante, Gavin Rossdale, se rend bien compte de la gaffe monumentale qu’il vient de commettre et décide de revenir à l’origine de tout. "The Kingdom" est donc composé en grande pompe, une sorte d’excuse pour se faire pardonner la honte suprême du précédent album.

Alors pour répondre à la question : oui, "The Kingdom" est lourd et ressemble à une sorte d’album d’ALICE IN CHAINS. Malheureusement, tout comme la pochette rappelle encore les mauvais souvenirs de "Black And White Rainbows", la musique de "The Kingdom" rappelle des souvenirs des premiers jours de BUSH si on enlève la passion, les refrains accrocheurs et le son garage. Bien sûr, on peut se poser la question de savoir à quel point ce "retour aux origines" est réellement sincère. Il faut également ajouter que, pour la première fois, Gavin est le seul membre original du groupe, les autres s’étant barrés définitivement. Il ne s’agit pas d’un grand impact sur le plan de la composition, le ténébreux chanteur étant le seul et unique compositeur du groupe. Malgré tout, ceci indique à quel point l’homme est seul au monde et l’unique maître à bord.

Abordons maintenant les titres comme tels. C’est du lourd, du Grunge bien Heavy : "Flowers On A Grave", la chanson-titre, mais surtout "Blood River" sont parmi les chansons les plus pesantes du répertoire. Si nos Anglais avaient pour objectif de s’éloigner de "Black And White Rainbows", c’est mission réussie. Malheureusement, l’air de déjà-vu est toujours présent.

Qui dit album de BUSH dit fatalement balade, une force du groupe. Cette fois, il n’y a qu’une seule petite composition au nom de "Undone". Seule une guitare est présente, la belle voix de Gavin Rossdale faisant office de second instrument. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, on peut la considérer comme la "Glycerine" du (très) pauvre. J’imagine qu’un "newbie" n’ayant jamais entendu BUSH de sa vie pourrait la trouver vraiment excellente. Pour les autres, cette chanson n’est qu’une ballade de plus dans une mer de lourdeur générique sans goût.

Si vous avez jeté un coup d’œil sur la note, j’imagine que vous vous demandez ce qui peut bien justifier trois étoiles. Bien que je tire à bout portant sur l’ambulance et que je remets en doute l’intégrité de Gavin, je dois dire que cette "lourdeur" m’a bien manqué et fait un bien fou. Une sorte de doigt d’honneur à la série de précédents albums qui faisait vraiment pâle figure. Aucun titre n’est donc réellement à jeter par terre. Reste seulement à trouver des classiques parmi les douze chansons, une tâche pas si facile.

BUSH continue donc son petit bonhomme de chemin contre vents et marées, malgré un désintérêt presque total de la part des amateurs de musique. Il y a tout de même quelque chose de bien dans cette démarche : une preuve s’il en est que BUSH a toujours cette ferveur musicale. De la part d’un chroniqueur qui a mis en doute l’intégrité de Gavin, c’est dire à quel point les gars sont passionnés.

Morceau préféré : "Flowers On A Grave".

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- Gavin Rossdale (chant,guitare rythmique)
- Chris Traynor (guitare solo)
- Corey Britz (basse)
- Gil Sharone (batterie)


1. Flowers On A Grave
2. The Kingdom
3. Bullet Holes
4. Ghosts In The Machine
5. Blood River
6. Quicksand
7. Send In The Clowns
8. Undone
9. Our Time Will Come
10. Croossroads
11. Words Are Not Impediments
12. Falling Away



             



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