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METAL PROG  |  STUDIO

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2010 Aquarius
2011 Visions
2013 The Mountain
2016 Affinity
2018 1 Vector
 

- Style + Membre : To-mera, Linear Sphere
 

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HAKEN - Vector (2018)
Par MEFISTO le 11 Mars 2019          Consultée 1188 fois

Au tour d'HAKEN de se la jouer Hollywood. Fallait bien que ça arrive. Quand on a un talent fou qu'on développe depuis (trop) longtemps, paraît qu'il faut vendre son âme à la machine…

Cela se traduit par une cure minceur chez mes progueux anglais préférés. Exit les albums d'une heure, on aboutit à 43 minutes bien tassées ici. C'est le principal reproche des fans purs et durs, ça et le côté bon enfant de l'album par rapport aux quatre efforts précédents. M'enfin, si vous arrivez de Mars et que vous découvrez HAKEN par hasard en 2019, vous ne trouverez pas nécessairement que "Vector" est court… C'est du Prog après tout. Et cet opus n'a peut-être pas les vertèbres aussi larges que ses prédécesseurs, mais il contient son lot de grands moments, de contorsions et de dédales.

"Vector" me fait penser à "Malina" de LEPROUS, incidemment le cinquième album des Norvégiens, qui laissait tomber nombre de branlettes psychos au profit d'un format plus accessible et clair pour le commun des mortels. C'est aussi le lot de plusieurs leaders de la scène Prog tels que BTBAM, qui a petit à petit ouvert son univers à des tympans moins exigeants. Le résultat : des albums moins longuets, plus rentre-dedans, des pièces souvent cadrées radio et un sentiment de divertissement plus au ras-des-pâquerettes qu'auparavant. Rien de bien méchant dans ce constat, on ne peut en vouloir à ces combos de couper dans les morceaux à rallonges. Comme on dit en anglais, been there, done that.

HAKEN a donc sabré dans l'horloge pour miser sur six plages distinctes, plus une intro. On retrouve un style moins alambiqué que sur "Visions", mais tout de même technique (la CRIMSONienne "Nil By Mouth" en tête), moderne ("Puzzle Box", celle-qui-porte-bien-son-nom), accrocheur ("The Good Doctor") et touchant/planant (le duo de fin), déroulé sur "Affinity" et "The Mountain". Et il y a l'anneau qui les gouverne tous, "Veil", seul morceau-fleuve du skeud, parfaitement inséré au milieu de deux vagues contraires, sur lequel le charme et le talent de Ross Jennings brillent une fois encore. "Veil" est sans contredit une des dix meilleures compos du groupe et une des performances les plus émouvantes de Ross. Attendez-vous aussi à des débâcles, y a pas à traîner des mouchoirs quand même…

Autant dans sa présentation que son contenu, "Vector" déstabilise. C'est ce qui me reste en tête. J'ai tout aussi envie de replonger qu'avant dès que "A Cell Divides" s'évanouit, mais je ne peux m'empêcher d'être d'accord avec les détracteurs : il me manque un petit truc pour que ma satisfaction soit immense. "Affinity" m'avait laissé sur mon appétit en raison de sa froideur, "Vector" interrompt mon coït trop vite.
Ça, c'est moi. Vous connaissez ma passion et mon profond respect pour ce groupe, alors j'imagine que vous saisirez mon désappointement de devoir me contenter de six claques, dont quelques-unes qui ne déclenchent pas l'ébahissement général…

Jamais je n'oserais dire que les Anglais font les coins ronds, mais disons que pour un cinquième album, on a déjà entendu mieux. Sans doute est-ce le résultat d'un début de carrière monstrueux… On pouvait logiquement guetter un essoufflement, même si pour plusieurs HAKEN est un demi-dieu envoyé sur Terre pour nous bluffer !

"Vector" demeure un solide album de Prog, plus tendre et facile d'écoute qu"Affinity", mais vraiment pas au niveau des sommets sortis en 2011 et 2013. Ceux et celles qui oseront découvrir le sextette avec cet objet risquent de trouver leur quête plutôt intéressante au fur et à mesure qu'ils reculeront dans le temps… Bref, une bonne porte d'entrée, mais pas la salle du trésor.

Podium : (or) "Veil", (argent) "The Good Doctor" – "Puzzle Box", (bronze) "Host".

Indice de violence : 1,5/5.

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   (2 chroniques)



- Ross Jennings (chant)
- Diego Tejeida (synthé)
- Richard Henshall (guitare, synthé)
- Charlie Griffiths (guitare)
- Raymond Hearne (batterie)
- Connor Green (basse)


1. Clear
2. The Good Doctor
3. Puzzle Box
4. Veil
5. Nil By Mouth
6. Host
7. A Cell Divides



             



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