Recherche avancée       Liste groupes



      
PURE CULT  |  STUDIO

Commentaires (4)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Guns N' Roses
 

 The Cult Us (866)
 The Cult Homepage (1517)

The CULT - Hidden City (2016)
Par MULKONTHEBEACH le 23 Novembre 2017          Consultée 843 fois

Halellujah ! Un nouvel album de The CULT est paru en 2016, et c’est déjà en soi une bonne nouvelle. Alors, qu’allons-nous y trouver à l’intérieur, un peu de croquant, un peu de mordant, ou bien du moelleux un brin trop sucré ? La dernière hypothèse est d’ores et déjà à oublier !
Réjouissons-nous tout d’abord de ce regain de régularité du groupe à sortir un album tous les quatre ou cinq ans à son âge avancé ! Un mastodonte US ne peut et ne pourra jamais en dire autant hein ? On dit ça, on ne dit rien, en posant le truc dans un coin, comme ça…

Astbury et Duffy auraient presque pu, à deux ans près, s’enorgueillir d’avoir su garder un line-up stable depuis dix ans. Sauf que l’excellent bassiste Chris Wyse a décidé de mettre les voiles dans ce laps de temps ! Seul le vaillant John Tempesta aux fûts est encore de la partie. Dommage, cela aurait été un record de longévité pour les deux acolytes. Nom de Diou, "Avalanche Of Light" nous percute en pleine face, voyant un Astbury en pleine possession de ses moyens vocaux, avec une intention pleine et intense.
Entre nous, ça faisait un bail que le groupe ne nous avait pas pondu un pareil single, agressif, mélodique, épique à souhait, que ça fait du bien ! "No Love No Lost" suit le même chemin en plus psychédélique, un trait de caractère constant depuis l’ère "Beyond Good And Evil", mais foncièrement différent dans la forme, plus proche, comme beaucoup de titres présents sur ce "Hidden City", de l’album éponyme culte de 1994, produit lui aussi par un certain Bob Rock, seul aux commandes. Le producteur aguerri est encore bien à la page, même s’il a connu sa traversée du désert, après la sortie du "St Anger" des Four Horsemen. Il faut quand même rappeler que c’est le groupe et lui seul qui a décidé du son fait de bric et de broc à l’époque, pas lui, il était payé pour obéir aux desiderata alors hasardeux de la paire Hetfield/Ulrich, en perdition totale de repères à l’époque…

The CULT, c’est avant tout une formation, tout du moins un duo qui n’a jamais voulu se laisser enfermer dans un quelconque carcan, libre de toute velléité, de tout engagement, toujours prêt à changer d’orientation musicale sans jamais être pris en otage par une opinion, une envie, un chantage de l’industrie du disque, jamais… Toujours désireux d’avoir les rênes de leur carrière, reléguée bien trop souvent par les pseudos spécialistes, toujours pressés d’écrire leurs articles, à une dimension de seconde catégorie. Il n’en a jamais été ainsi, le CULT est un insoumis, un vrai, loin d’une quelconque reconnaissance égocentriste. Il suffit d’écouter "Birds Of Paradise" pour finir de s’en convaincre, si ce ne n’était pas déjà le cas !
Titre à tiroirs absolument grandiose, où la subtilité du jeu de Duffy s’adapte parfaitement aux textes ésotériques et à la diction du capricieux chanteur, pour le meilleur. D’une accessibilité restreinte pour leurs détracteurs, mais parfaitement audible pour le fan adoubé.

"Deeply Ordered Chaos" finit de nous achever, Ian n’a jamais semblé autant investi vocalement depuis des lustres, le voyant tour à tour en retrait et en avant quand la guitare abrasive de Billy l’y amène. Quelle inspiration, quel solo magnifique ; tout est là, désarmés que nous sommes vis à vis d’une telle décharge d’émotion. Le chaos, c’est ça The CULT finalement, tellement sa capacité à nous approcher de son crucifix à la fois bancal et tellement bien dressé dans son fief, qu’il ne nous est pas possible de résister, tels des adeptes abasourdis par tant de tours de magie, qui sont tout sauf illusoires.

Finalement, The CULT nous formule un résumé parfait de ses illustrations soniques depuis le bouquetin de 1994, à savoir une certaine indifférenciation de ses influences, tout en ayant certaines réminiscences de ses précédentes réalisations, comme sur "Goat" qui s’amuse parcimonieusement à nous rappeler l’électricité de l’album paru en 1987, la wah wah en plus !
Un parcours atypique pour un groupe qui ne l’est pas moins, au top de sa forme , si ce n’est un ou deux titres plus faibles, au passage, "Dark Energy", bâclé, tout comme "Dance The Night", balancé comme ça, sans rien de bien transcendant à proposer…
Un quasi sans-faute, qui voit le groupe refleurir, retrouvant ses codes, sa puissance, sa profondeur, mais aussi son immédiateté agressive, son langage, ses silences aussi…
The CULT est, et demeurera culte. Une œuvre courageuse, à digérer, et à appréhender en un salut singulier, comme chacune de leur œuvre, et pour le coup, nous pouvons parler d’excellence. Et s’il on terminait en beauté par les magnifiques "Lillies" et "Heathens" ? À votre convenance...

A lire aussi en HARD ROCK par MULKONTHEBEACH :


SAMANTHA 7
Samantha 7 (2000)
Retour inespéré du barjot CC Deville de POISON !




Ace FREHLEY
Space Invader (2014)
La vie offre toujours une seconde chance dont acte


Marquez et partagez




 
   MULKONTHEBEACH

 
  N/A



- Ian Astbury (chant)
- Billy Duffy (guitare)
- John Tempesta (batterie)
- Chris Chaney (basse)
- Bob Rock (basse additionnelle)


1. Dark Energy
2. No Love Lost
3. Dance The Night
4. In Blood
5. Birds Of Paradise
6. Hinterland
7. G O A T
8. Deeply Ordered Chaos
9. Avalanche Of Light
10. Lilies
11. Heathens
12. Sound And Fury



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod