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- Style : Voice Of Ruin
- Membre : Megadeth, Burn The Priest
 

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LAMB OF GOD - As The Palaces Burn (2003)
Par T-RAY le 6 Octobre 2017          Consultée 515 fois

Durant les trois ans qu’il a fallu à LAMB OF GOD pour passer de "New American Gospel" à "As The Palaces Burn", le groupe estampillé "relève du Groove Metal" US a fait pas mal de chemin. Et il a sacrément dégrossi son style. Franchement, il y a un vrai gap entre les deux albums. Devin Townsend, choisi pour produire l’album, y est sans doute pour quelque chose – le son de ce deuxième album est certainement le plus puissant qu’ait jamais obtenu LAMB OF GOD – mais le processus de maturation des membres du groupe et de leur musique elle-même n’y est pas pour rien non plus.

Ainsi, l’on trouve nettement plus de Thrash Metal pur sur ce deuxième opus que sur le premier. Une sacrée dose de Death Mélo aussi : "Ruin" pose ça là dès les premières mesures. Et ça devient bien bon, LAMB OF GOD ! Oui, les plans de guitare Groove, gras et répétés, sont toujours présents (dès le morceau-titre et surtout sur "Blood Junkie"), mais au-delà, la bande des frères Adler accélère sacrément le tempo sur ce disque. Elle raccourcit son propos, également : plus un seul titre au-delà des 5 minutes, et plus de la moitié sous les 3. Question d’impact. Et cet impact est violent. LAMB OF GOD n’a jamais fait plus violent.

"11th Hour" est un vrai (très) bon morceau de Thrash moderne mâtiné de Heavy, avec un vrai riff, notamment, chose rare sur le premier album. Et même plusieurs riffs ! Oulàlà, LAMB OF GOD s’enflamme. Non, sérieusement, bien secondé par Mark Morton, Willie Adler est bien plus inspiré. Et d’autres guitaristes s’invitent sur ce deuxième opus : Steven Austin, de TODAY IS THE DAY, sur "11th Hour", justement, Chris Poland, qu’on ne présente plus, sur "Purified", et bien sûr Devin himself, sur "A Devil In God’s Country". À croire que le plus dingue des producteurs/guitaristes/chanteurs ne peut s’empêcher de jouer les guests sur les disques qu’il produit.

Cela ne tient bien sûr pas qu’à lui, mais en écoutant "As The Palaces Burn", on comprend pourquoi le groupe a acquis une si forte renommée en si peu de temps Outre-Atlantique. Après avoir contribué à prolonger l’espérance de vie d’un Groove Metal qu’on pensait plombé par le split de PANTERA et les errances de MACHINE HEAD, voilà que LAMB OF GOD contribuait à revivifier également un Thrash Metal bien connu du public amerloque mais en perte de popularité (on parle ici de l’époque charnière du début de ce siècle). L’Agneau de Dieu était bien le Messie pour les jeunes Ricains qui ont suivi son ascension.

Il n’a pas revivifié tout cela tout seul, bien entendu. De nombreux autres groupes, estampillés Metalcore s’y sont mis également, pour nettoyer un peu les oreilles des jeunes Metalleux US du cumul de plusieurs années de martelage intensif de Neo Metal et de Post Grunge. On le sous-estime peut-être ici, en Europe, mais combien de jeunes fans de Metal américains se sont fait initier et élever au Heavy, au Groove, au Thrash, par les artistes de cette génération ? Des centaines de milliers, voire des millions. À entendre ce disque, on saisit la raison. Sauf que la dimension prise par LAMB OF GOD a dépassé celle de 90% des autres artistes de la scène.

Alors il arrive toujours à LAMB OF GOD, sur cet album, de reproduire des titres sur le schéma de ceux enregistrés sur "New American Gospel", notamment "A Devil In God’s Country" (fortement Groove) ou "In Defense Of Our Good Name", quoi que ce dernier varie nettement plus les plaisirs que les titres du premier album. Mais le taux de Thrash dans cette musique est autrement plus élevé qu’auparavant. Toute la première moitié de l’album le démontre. Et puis LAMB OF GOD a quelques fulgurances Heavy qui feraient plaisir aux quatre cinquièmes des Metalleux du monde sur ce disque. Comme sur "For Your Malice", où D. Randall Blythe performe comme jamais avant cela au micro du groupe.

Ce que cet album révèle enfin, c’est "Randy" Blythe ! Plutôt en retrait sur "New American Gospel", il se fait beaucoup plus et mieux entendre désormais. Et s’il hurle et screame la plupart du temps, il module autrement plus sa voix qu’auparavant, captée à sa juste mesure. Désormais, c’est lui qu’on suit, et plus forcément l’un ou l’autre des frères Adler. Le côté politisé des paroles, c’est à lui qu’on le doit. Mais pour obtenir le sentiment de catastrophe imminente qui saisit l’auditeur à l’écoute de ce disque, c’est bien l’ensemble des cinq musiciens, et leur producteur star, qui ont dû s’employer. Rarement sur un album de Thrash/Death Mélo/Metalcore – car "As The Palaces Burn" est tout cela à la fois – aura-t-on ressenti cette sensation de péril immédiat. Les palais brûlent, vous entendez ? LAMB OF GOD vous avait prévenus.

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   T-RAY

 
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- D. Randall Blythe (vocaux)
- Chris Adler (batterie)
- Willie Adler (guitares)
- Mark Morton (guitares)
- John Campbell (basse)


1. Ruin
2. As The Palaces Burn
3. Purified
4. 11th Hour
5. For Your Malice
6. Boot Scraper
7. A Devil In God's Country
8. In Defense Of Our Good Name
9. Blood Junkie
10. Vigil



             



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