Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Whitesnake, Astral Doors, Nightmare
- Membre : Ark, Pagan's Mind, Allen - Lande, Beyond Twilight, Mundanus Imperium, Masterplan, Jorn Lande & Trond Holter

JORN - Life On Death Road (2017)
Par GEGERS le 4 Août 2017          Consultée 801 fois

Depuis le début de la décennie, on a beaucoup entendu JORN. Si, à l'approche de la cinquantaine, le chanteur reste méconnu du "grand public" (ce qui, étant donné la qualité de sa voix, reste une des grandes injustices de notre temps !), sa capacité à travailler sans cesse l'a rendu particulièrement visible chez les amateurs de Hard Rock et Heavy Metal. Et, force est de reconnaître que le bonhomme a bien fait d'être actif en dehors de la réalisation de ses albums solo, pour leur part très faibles depuis de nombreuses années. En fait, si nous avons pris un immense plaisir à écouter le chanteur chez le "Dracula" de Trondt HOLTER, sur les récents ALLEN/LANDE et, de manière plus discrète, sur le dernier Avantasia, on ne peut pas dire que ses (trop nombreux) albums solo publiés depuis "Spirit Black" (2009) nous aient laissé un souvenir impérissable. Le chanteur invite à une certaine indulgence, bien sûr, du fait de son talent qui semble chevillé à son corps, et de la manière dont il semble s'investir, comme si sa vie en dépendait, dans chacune des lignes vocales qu'il interprète. Mais bon, il y a des limites.

Pour son treizième album studio, le Norvégien a complètement renouvelé son équipe, exception faite d'Alessandro Del Vecchio, qui continue de poser ses claviers et produire 90% des albums publiés chez Frontiers... En fait, JORN a reformé PRIMAL FEAR. Rien de moins. Mat Sinner (basse), Alex Beyrodt (guitare), Francesco Jovino (batterie), toutes les têtes pensantes sont là ! Pour être plus précis, c'est en fait le groupe VOODOO CIRCLE au grand complet (le chanteur David Readman mis à part) qui entoure Jorn pour la création de ce nouvel opus qui, du coup, prend des teintes Blues sur certains morceaux ("I Walked Away). Fort de cette équipe renouvelé, le chanteur propose un album résolument Hard Rock qui, contrairement à ses prédécesseurs, se voit cette fois-ci constant et inspiré.

Inutile d'en faire des tonnes sur le chant, toujours impeccable de celui qui donne son nom à l'album. Tout juste note-t-on que l'âge venant, JORN ne perd rien de sa puissance et de sa capacité à faire résonner chez l'auditeur son timbre chaud et mordant. Et puis, s'il se fait "agressif" sur la majeure partie de l'album, le bonhomme n'oublie pas néanmoins de varier les plaisirs, se faisant plus posé, presque méconnaissable, sur les premiers couplets de la power-ballad "The Optimist", dotée d'arrangements à la fois modernes et symphoniques qui en font une surprise fort agréable. L'impact de Mat Sinner et Alex Beyrodt sur la composition de cet album est immédiatement palpable, et si la présence de Trondt Holter sur "Traveller" nous avait déçus, c'est ici une véritable bouffée d'air frais à laquelle nous avons droit. "Life On Death Road" n'est pas qu'un album de chanteur, c'est un album Hard Rock vraiment bon. Le morceau d'ouverture, long et épique, en atteste. JORN se démène, bien sûr, mais laisse un large espace d'expression aux guitares, puisqu'un long break en plein cœur du morceau est consacré aux solos. À lui seul, ce titre dépasse de la tête et des épaules les morceaux présents sur les opus post-2010 du chanteur.

On prend de plein fouet, et avec bonheur, ce Hard Rock direct que nous propose le Norvégien sur "Man Of The 80s", dont le refrain tombe néanmoins un peu à plat, sur l'énergique "Love Is The Remedy", ou sur le génialissime "Fire To The Sun", pour sa part doté d'un des tous meilleurs refrains proposés par le chanteur ces dernières années. La "patte" VOODOO CIRCLE est ici très présente, mais peu importe, la qualité étant largement au rendez-vous. L'album dégage une certaine urgence, mais laisse malgré tout le temps aux ambiances de s'installer, comme sur la power-ballad "Dreamwalker", ou sur le mid-tempo "Hammered To The Cross", plus sombre malgré des chœurs imposants.

Nous y sommes, donc. "Music is my revelation, I wanna be the new sensation", nous dit JORN sur le titre qui clôture l'album, "Blackbirds". Si c'est malheureusement trop tard pour cela "Life On Death Road" constitue à n'en pas douter (et malgré quelques redondances sur les plans de guitare proposés) le meilleur album proposé par le chanteur depuis fort longtemps. Le début, espérons-le d'une spirale positive pour le bonhomme, qui pourrait redonner des couleurs à sa discographie en solo. Les fans peuvent souffler : lorsque JORN cesse de favoriser l'interprétation pure au détriment de la qualité de ses morceaux, il est encore capable de grandes choses.

3,5/5.

A lire aussi en HARD ROCK par GEGERS :


21 OCTAYNE
2.Ø (2015)
Hard Rock, saison 2




FACE TO FACE
After The Storm (2016)
Come-back sur la pointe des santiags


Marquez et partagez




 
   GEGERS

 
  N/A



- Jorn Lande (chant)
- Alex Beyrodt (guitare)
- Mat Sinner (basse)
- Alessandro Del Vecchio (claviers)
- Francesco Iovino (batterie)


1. Life On Death Road
2. Hammered To The Cross (the Business)
3. Love Is The Remedy
4. Dreamwalker
5. Fire To The Sun
6. Insoluble Maze (dreams In The Blindness)
7. I Walked Away
8. The Slippery Slope (hangman’s Rope)
9. Devil You Can Drive
10. The Optimist
11. Man Of The 80’s
12. Blackbirds



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod