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HIBRIA - Hibria (2015)
Par JEFF KANJI le 18 Avril 2016          Consultée 1586 fois

La sortie d'un album éponyme revêt chez un artiste une signification bien particulière. L'album qui va arborer son simple patronyme se retrouvera chargé de symbolique avant même que l'on n'en ai écouté une note. On a eu le cas de DREAM THEATER récemment, ou encore de DEF LEPPARD. Dans les deux situations on a pu observer la même chose : une volonté de montrer que le nom du groupe, la marque en quelque sorte, est toujours là. Avec elle toute la série d'ingrédients qui se sont (la plupart du temps) rendus indispensables auprès de son public.

Il existe cependant une deuxième symbolique qui correspondra bien mieux à HIBRIA : l'album qui signe un nouveau départ pour le groupe, l'affirmation d'une identité qui fera du passé table rase et surtout une envie d'aller de l'avant et d'imposer sa vision de la musique au public. Et les Brésiliens d'HIBRIA s'inscrivent pleinement dans cette démarche. On les avait quittés après un "Silent Revenge" en demi-teinte qui trahissait une volonté de se renouveler, sans doute sous l'impulsion de ses nouveaux membres. Au final le ni-ni qui avait prévalu n'aura pas satisfait grand-monde. La récréation, le temps de réenregistrer "Defying The Rules", aura au moins permis une chose : sublimer une seconde fois le Power Metal qui l'a fait accéder à la notoriété et au respect de ses pairs.

HIBRIA ne pouvait pas trouver meilleure façon d'intégrer pleinement son essence avant de chercher à progresser artistiquement. Cet "Hibria" en est une preuve excellente car on y retrouve un HIBRIA qui a changé certes mais qui n'a rien perdu de sa vivacité. Tout est épuré sur cet album, de la pochette aux titres des morceaux. Musicalement, HIBRIA s'est un peu calmé sur les harmonies en tierces qui transformaient ses soli de guitare en orgies mélodiques, mais ne croyez pas qu'Abel Camargo ait mis ses dix doigts au chômage loin de là ! Les rythmiques sont massives et l'accent a été mis dessus. Le speed "Tightrope" est une sacrée réussite dans le genre. Plutôt que d'aller dans le Heavy plombé, HIBRIA conserve ses atours Speed mais se laisse la possibilité d'aérer ses guitares, ce qui n'était, depuis le début de leur carrière, pas l'une de ses qualités premières, et, en lorgnant sur des SYMPHORCE et autres FIREWIND, rend son riffing plus sauvage.

Iuri Sanson en profite pour développer un peu plus de groove dans ses phrasés et la section rythmique s'en donne à cœur joie. La sobriété est aussi de mise concernant le virtuose Benhur Lima qui ne fait qu'un avec la batterie d'Eduardo Baldo. On peut dire que ces deux-là se sont bien trouvés, et si les passages speed sont toujours aussi redoutables, les parties mid-tempo le sont tout autant, la reprise du "Sir Duke" de Stevie WONDER en est d'ailleurs un parfait exemple.

Plutôt que taper dans les mains pour applaudir un HIBRIA qui a pleinement trouvé sa personnalité et qui a réussi à faire cohabiter HELLOWEEN et PANTERA (le début de "Life" possède un petit côté "Cemetary Gates" en plus mélodique des plus appréciables), incluant même de discrets mais très vite indispensables cuivres ("Pain", "Ashamed"), certains mécontents regretteront le côté happy du Power des Brésiliens tel qu'il s'exprimait encore sur "The Skull Collectors". HIBRIA a pensé à eux en proposant deux trois titres un peu plus à l'ancienne ("Church", "Words"), mais c'est désormais en variant les grooves et en ne restant pas le pied collé au plancher qu'HIBRIA est le plus pertinent. La formation brésilienne a soigné ses mélodies, ses arrangements, son riffing, sa production ; en bref tout ! Et il se relève de très belle façon et vient maintenant titiller FIREWIND sur son territoire avec une parfaite balance entre riffs cochons et envolées speed. Le Power est mort, vive le Power !

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   JEFF KANJI

 
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- Abel Camargo (guitare)
- Iuri Sanson (chant)
- Eduardo Baldo (batterie)
- Benhur Lima (basse)
- Renato Osório (guitare)


1. Pain
2. Abyss
3. Tightrope
4. Life
5. Ghosts
6. Legacy
7. Ashamed
8. Church
9. Fame
10. Words
11. Rot [bonus Track]
12. Sir Duke [stevie Wonder Cover]



             



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