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PIRATE METAL  |  STUDIO

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- Membre : Waylander, Gloryhammer

ALESTORM - Sunset On The Golden Age (2014)
Par DARK MORUE le 19 Octobre 2014          Consultée 3813 fois

Y a des groupes comme ça. Bah ils en ont juste rien à branler. Mais alors rien de rien. Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, ils s'en foutent, ils s'éclatent, ils font leur truc dans leur coin et rien à battre de comment c'est réceptionné.
Souvent, c'est des petits combos mineurs qui s'amusent à faire leur merde, jouent dans des petites salles et se foutent des grosses races à la chaîne. Mais parfois, il arrive qu'un groupe sorte du lot et fasse exactement la même chose mais en remplissant des grandes salles, signé sur des gros labels, en tournées constantes et avec un soutien médiatique et populaire énorme. ALESTORM en est la putain d'incarnation. Toujours raillé, avec son lot de haters, évoluant constamment dans un genre de créneau qu'ils ont pris soin d'aménager, sans trop sortir des sentiers qu'ils ont d'abord eux-même battus, livrant toujours ce qu'on attend d'eux, mais uniquement parce qu'au fond, c'est juste des braves gars saoulards qui ont même pas fait exprès d'avoir du succès et prennent donc la vie comme bon leur semble à partir de là.

Du coup, en ces conditions, on savait pas trop quoi attendre de "Sunset On The Golden Age". Enfin voilà, tout le monde craint que ça commence à tourner en rond cette histoire au bout du 4ème album, que ça manque d'idées, que les sonorités se réutilisent jusqu'à l'épuisement, tout ça. Y'avait déjà des railleries à l'album d'avant quoi. Mais le groupe a trouvé une solution parfaite qui devrait convenir à tout le monde. Garder son style, toujours re-balancer la même musique. Sauf que cette fois, vu que tout est gagné d'avance et le public conquis, ils ont le droit de faire absolument n'importe quoi. En résulte un album décomplexé comme on a rarement vu, un véritable trip de potes en soirée à grande envergure, et le résultat est jouissif au possible.
Bon, vous connaissez le style de ALESTORM maintenant hein ? Vous vivez pas dans une grotte quoi. Du Pirates des Caraïbes Metal, avec du pouet-pouet tantôt épique tantôt ivre, les chansons à boire côtoyant les sagas cinématographiques, le chant qui sent le rhum d'ici et le kitsch enfantin poussé jusqu'au bout. Certains gros cons diront "bouh les plagieurs c'est pareil que RUNNING WILD" sauf que désolé en bon gros fan de RUNNING WILD je sais faire la différence entre du Folk bourré et du Heavy épique. Bientôt on va nous sortir que TURISAS c'est pareil que MANOWAR aussi, c'est pas moins cohérent. M'bref.

Mais du coup, ce nouvel opus propose quoi ? Eh bah une succession de titres de très bonne facture ; ouvent assez balisés, avec des "Watch The Plank", "Mead From Hell" ou "Quest For Ships" très communs pour le groupe bien que solides, qui côtoient l'inévitable énorme tube dans la veine des "Keelhauled" ou "Shipwrecked" qu'est "Drink" et ses paroles de couplets ultra référentielles absolument géniales pour quiconque est familier avec l'univers de nos Écossais. Mais le reste sort du lot, que ce soit la mélancolique "Magnetic North" d'une efficacité énorme avec sa moshpart Hardcore sortie de nulle part en plein milieu, ou surtout... Surtout les deux titres épiques. Bon, le titre éponyme final s'étire en longueur même si il reste de bonne facture (en même temps paie tes 11 min 30) mais... Mais "1741 The Battle For Carthagena". La messe est dite et l'achat de l'album obligatoire. Le morceau le plus épique composé par ALESTORM, comprenant certains des meilleurs riffs, des arrangements fabuleux, un refrain qui ferait foncer à la proue et lever le poing en hurlant, tout y est et on se sent plus puissants que jamais. Surtout que le chant est encore mieux maîtrisé que sur "Back Through Time", moins faux et plus puissant, et que tout ça est d'un pro à faire peur. Et là, soudain, ça part en vrille dès qu'on creuse.

Je vous disais que nos pirates ont pété une durite. Une bonne grosse durite avec une production parfaite, une pochette magnifique et des tournées mondiales, ouaip. Suffit de s'aiguiller vers la reprise de "Hangover", transformant un morceau de House sympathique en hymne à la gueule de bois ré-arrangé, furieux et aux lignes Folk addictives, pour comprendre tout le génie de l'entreprise. Et après on regarde ça en profondeur. On remarque le début 8-BIT du 4ème titre, l'hilarant morceau Bonus qui parle de... De moyens de contraceptions toujours bien catholiques, et on se penche sur les paroles. Et "Meads From Hell" nous parle d'un certain Fred qui fait du Space Hydromel avec des abeilles sous l'océan, tandis que "Surf Squid Warfare" va dans le camp des calamars zombies extraterrestres devant être vaincus par les failles temporelles, sans parler des conneries de ninjas sur la furieuse et basique "Wooden Leg". Pardon. Qu'est ce que putain de quoi. Ah ouais d'accord. Peut-être le moyen le plus brillant de tendre haut le majeur aux rageux que j'ai jamais vu dans le genre : clamer haut et fort qu'on n'en a rien à foutre. Et à partir de là le jugement de l'album n'est pas compliqué : si tu apprécies la musique du groupe et la démarche depuis le début, c'est le jackpot, et si tu aimes pas ça sert à rien de le gueuler tout le monde s'en branle de ton avis c'est juste que t'es à l'Ouest depuis le début quant aux intentions premières de nos True Scottish Pirates.

Bref. Non, ce n'est pas le meilleur album du groupe. Enfin, pas plus que les autres vu que jusque là les quatre s'écoutent avec le même plaisir. D'accord il y a certains passages à vide. Qui côtoient certains des plus gros firmaments du groupe. Mais alors putain, dans tous les cas, cet album, qu'est ce qu'il fait du bien c'est juste fou. Une entreprise aussi relaxée et abrutie placée aussi haut dans la scène Metal de maintenant est juste parfaite. Rien que pour la grosse tranche de fun, d'alcool et de Rock'N'Roll planquée derrière une façade carrément honorable et présentant admirablement bien, on mérite d'aligner tout plein d'étoiles même si cette fois ça atteindra pas la Sélection.
Et puis merde quoi... Cette reprise de "Hangover"... Si elle anime pas vos soirées arrosées de manière systématique depuis sa parution je peux plus rien pour vous. ALESTORM ou le seul groupe de Folk Metal à tendance festive qu'on peut encore assumer d'écouter passé le Brevet des Collèges. C'est aussi simple que ça.

Beer : Un album qui fout un coup de fouet incroyable de part son grand n'importe quoi je-m'en-foutiste. Dans mon Top de 2014 sans aucune hésitation tellement il a fait mon été.

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   DARK MORUE

 
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- Christopher Bowes (chant, claviers)
- Dani Evans (guitare)
- Gareth Murdock (basse, chant)
- Elliot 'windrider' Vernon (claviers)
- Peter Alcorn (batterie)


1. Walk The Plank
2. Drink
3. Magnetic North
4. 1741 ( The Battle Of Cartagena )
5. Mead From Hell
6. Surf Squid Warfare
7. Quest For Ships
8. Wooden Leg !
9. Hangover (cover Taio Cruz)
10. Sunset Of The Golden Age



             



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