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POSTCORE EXTRêME   |  STUDIO

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The OCEAN - Aeolian (2005)
Par FENRYL le 4 Juillet 2013          Consultée 2037 fois

Ce qui frappe toujours lorsque l'on se penche sur les premiers opus de THE OCEAN, c'est son line-up...
On parle ici d'un collectif de 11 artistes qui se sont regroupés pour nous délivrer à chaque album (en tout cas pendant le début de leur carrière) une série de compositions avec de nombreux changements d'individus derrière le micro.
En effet, si la section des zicos demeure constante, c'est bien le hurleur de service qui varie, au gré des tracks.

La curiosité étant un joli défaut, c'est bien après les avoir vus live et bouffé toute leur disco que je reviens aux origines de cette section allemande de fous furieux. Inutile de le nier plus longtemps, l'artwork de ce "Aeolian" est totalement en adéquation avec le contenu de la galette : vous savez, ce ciel sombre et obscur qui se forme et se referme sur l'Océan, juste avant le déferlement des éclairs et de la Tempête majeure (celle avec une majuscule donc).
Le concept de l'album est donc très sombre avec des hommages ("Une Saison En Enfer" basé sur l’œuvre de Rimbaud) voire des adaptations ("The City In The Sea", poème d'Edgar Allan Poe mis en musique) de grands noms du monde de la nuit et des ténèbres...

Dès les premiers instants de "The City In The Sea" (fantastique riff d'introduction, ténébreux, dense et puissant) et durant les 7 minutes 30 de ce titre, on est happé par l'aspect extrême de la musique du groupe.
"Dead Serious And Highky Professional" est une sorte d'interlude Extrême/Punk brutal d'une petite minute trente qui vient totalement contrecarrer les plans antérieurs mais également la lourdeur et le mid-tempo de "Austerity".

Le constat est déjà là : le Metal très technique qu'est ce Postcore Extrême pourra en décontenancer plus d'un. La sensation de capharnaüm est parfois toute proche mais heureusement un petit "refrain" (!) ou un break viennent alléger l'ensemble ("Killing The Flies" par exemple). C'est puissant, c'est carré, c'est efficace mais le molosse n'est pas évident à contrôler. Derrière tant d'efficacité et d'énergie dépensée, l'aspect défouloir perd de sa superbe devant tant d'agressivité un peu trop débordante voire parfois mal canalisée.

Dans tout ce Postcore chaotique, on est bercé et recouvert de riffs syncopés ("Killing The Flies"), de plans noisy ("Une Saison En Enfer" qui porte un peu trop bien son nom) portés par une voix gutturale à souhait (la pénible "Necrobabes.com" qui a pourtant le bon goût de se terminer avec un interlude au piano !). On appréciera davantage des titres plus "accessibles" (et tout est relatif) comme "One With The Ocean" beaucoup plus Thrash/Death et speedé dans sa construction.
Le violon et/ou le violoncelle présent en guest sur "Inertia" est du plus bel effet en forme de break pour lancer la seconde partie du titre (affichant clairement les prémices de ce que THE OCEAN saura nous proposer quelques années plus tard...).
Néanmoins, il faut bien reconnaître que la succession de chanteurs fonctionne un peu moins bien qu'à l'accoutumée, la faute sans doute à ce sentiment global d'uniformité dans les sonorités : un chant -coré et un gros chant death et c'est bien tout ce que l'on en retient... On aurait sans doute pu profiter davantage des talents de chacun ou d'une diversité d'approche artistique côté chant...

Vous l'aurez compris, chacun des 10 titres qui composent ce "Aeolian" nécessiteraient sans doute une description personnalisée tant THE OCEAN s'attache à nous délivrer des titres aboutis et complexes. Pour apporter de l'eau à ce moulin de la qualité, il est à noter que déjà, à l'époque, la production est aux "p'tits oignons", ce qui compose depuis un des labels qualités du combo.
Attention toutefois : il faut avouer qu'une fois n'est pas coutume j'ai du consacrer un très grand nombre d'écoutes à cet album pour me forger un semblant de quelque chose d'avis. La tache était immense et complexe mais l'aspect laborieux de ce travail n'en démontre pas moins la complexité de l’œuvre ici présente.
"Aeolian" est présenté depuis toujours comme le jumeau plus "Heavy" de "FluXion", le premier effort de THE OCEAN (il date de la même session d'enregistrement) mais il faut donc prendre des pincettes avec ce genre d'affirmation, émanant pourtant de Robin Staps himself !

À la croisée des MESHUGGAH, CONVERGE et DARKANE, les Berlinois de THE OCEAN lancent totalement leur disco et ne font que poser les premiers fondements d'une discographie qui n'aura de cesse de m'enthousiasmer... La graine est semée, il ne reste plus qu'à attendre le développement de la belle plante pour en récolter des fruits d'une saveur exquise.

Note réelle : 3,5/5.

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   FENRYL

 
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- Torge Ließmann  (batterie)
- Gerd Kornmann  (percussion)
- Robin Staps  (guitare, percussion)
- Jonathan Heine  (basse)
- Nico Webers  (chant)
- Ercüment Kasalar  (chant)
- Karsten Albrecht  (chant)
- Meta  (chant)
- Nate Newton  (chant)
- Sean Ingram  (chant)
- Tomas Hallbom  (chant)


1. The City In The Sea
2. Dead Serious & Highly Professional
3. Austerity
4. Killing The Flies
5. Une Saison En Enfer
6. Necrobabes.com
7. One With The Ocean
8. Swoon
9. Queen Of The Food-chain
10. Inertia



             



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