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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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AMON AMARTH - Berserker (2019)
Par SIRFRANGILL le 7 Juillet 2019          Consultée 737 fois

Bien avant l’annonce de sa sortie, il y avait de quoi craindre l'arrivée de ce "Berserker". Plus populaire que jamais après un "Jomsviking" pourtant juste moyen, il n'y avait aucune raison de ne pas voir AMON AMARTH, désormais porte-drapeau de Metal Blade et machine à tourner inlassable, continuer sur la voie balisée par le succès massif dont il bénéficie depuis plus ou moins quinze ans, au mépris d'une évolution pourtant nécessaire, les Suédois s'auto-pompant depuis plusieurs albums déjà. Certains rétorqueront que leur sortie de 2016 s'était engagée dans un début de réforme de leur art, mais en réalité, la majorité des plans restait très proche de ce qui avait été proposé par le passé, quant au reste, il s’éloignait du style "AMON AMARTH-ien" pour finalement sonner comme un groupe de Heavy Power moderne random. Vous l'aurez deviné, cette nouvelle offrande creuse dans ce même sillon, si bien que les mecs de Stockholm n'ont jamais sonné de façon aussi impersonnelle.

Et ce dès l'entame de "Fafner's Gold" où une guitare acoustique livre calmement les premières notes du skeud. Alors certes l'usage de cet instrument a été assez réduit par le passé (pour ne pas dire nul) mais là on a l'impression d'écouter l'ouverture clichée d'un album d'ENSIFERUM ou de n'importe quel groupe se voulant épique. "Shield Wall" et "Ironside" seront aussi agrémentés de guitares sèches, sans plus de réussite. Du côté des nouveautés prévisibles, on trouve pour la première fois la voix claire de Johan Hegg posée sur un morceau d'AMON AMARTH. Après le spoken word de "At Dawn First Light" (2016) et conjointement à l'évolution mélodicisante de la discographie, les accalmies vocales ne pouvaient qu'apparaître sur "Berserker". Et si sur le break du single "Crack The Sky", le puissant vocaliste tend vers son timbre naturel tout en semblant hésiter à en faire usage, c'est au cœur de "Ironside" qu'il se jette à l'eau et il faut avouer que, pour une première fois, c'est une réussite. Il s'agit là du seul passage de ce type sur l’enregistrement, mais il y a fort à parier que ce chant clair verra son exploitation croître avec les années.

Au delà de ces quelques aménagements, le reste reste désespérément classique. Le riff de "Fafner's Gold" n'est qu'une repompe de celui de "For The Stabwonds In Our Backs" en moins pêchu et plus lisse, les guitares harmonisées de "Raven's Fly" pourraient être celles de n'importe quel groupe de Heavy, le refrain de "Crack The Sky" avec ses "Thor!" fera indubitablement penser à celui de "Twilight Of The Thunder God" sans atteindre la même intensité et ce pour une bonne raison. Comme dit plus haut tout ici est extrêmement poli pour qu'en chaque instant, ce "Berserker" soit écoutable par n'importe quelle personne qui, sur YouTube, tombera sur un clip du combo suédois. Ainsi, ce dernier n'est jamais lourd, jamais efficace, même quand il essaye de nous pondre de la grosse rythmique ("Raven's Fly"). Les refrains eux aussi finissent par gonfler tant ils sont clichés, le pire étant celui de "Shield Wall", d'une bêtise mais calibré pour faire participer le public en festival. Sans parler du break où sont scandés les mots suivants : "Warfare – Honor – Glory - Death", difficile de prendre ça au sérieux.

Avec des passages comme ceux-ci, AMON AMARTH ne fait qu'aggraver la superficialité dont font preuve son univers et ses paroles. Ce n'est pas nouveau j'en conviens mais regardez ces titres : "Mjöllner, Hammer Of Thor", "Shield Wall", "Valkyria", "Ironside", "Into The Dark". Il n'y a rien de mal à n'évoquer un sujet qu'en surface, mais là ça sent quand même le gros racolage de geeks. Même constat pour la pochette, moche et clichée, représentant un viking musculeux et bestial à la manière de n'importe quel film hollywoodien, pourquoi ne pas changer de disque pour une fois ? Les clips ne rattrapent rien de ce côté-là, en plus d'être cheap, ils participent manifestement à une campagne de communication, constituant une histoire suivie dont les épisodes continuent à être postés après la sortie de "Berserker", espérant ainsi créer une nouvelle hype synonyme de ventes (c'est à dire l'objectif principal du label mais aussi du groupe manifestement).

Alors évidemment il y a du savoir-faire et de l'expérience chez la paire Mikkonen-Söderberg qui continue à surgir de temps à autre, le couplet de "Mjölner, Hammer Of Thor" reste sympa tout comme le riff de "When Once Again We Can Set Our Sails" mais le tout est tellement lisse et convenu (notoirement dans le jeu de batterie n'ayant aucunement changé malgré l'arrivée de Jocke Wallgren qui exécute ici un travail plus proche de celui de l'employé que de l'artiste créateur). Quant aux solos (de tous temps l'un des points faibles du groupe), ils sont plus nuls et simplistes que jamais et se révèlent ainsi symptomatiques de ce "Berserker", assurément l’œuvre la moins inspirée d'AMON AMARTH tout en étant la plus longue (et de loin) et ce sans aucune raison valable. La face B ne propose presque rien qui puisse être sauvé si bien qu'il est difficile d'arriver au bout. Si il devait encore y avoir de l'espoir pour le futur des Suédois, ce serait de voir ces derniers aller au bout de leur démarche en proposant un album 100% mélodique qui aurait peut être le mérite de se distancer quelque peu de la tambouille qu'ils nous servent depuis un bon moment déjà, se gardant ainsi de progresser dans la détestabilité.

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   (2 chroniques)



- Johan Hegg (chant)
- Olavi Mikkonen (guitare)
- Johan Söderberg (guitare)
- Ted Lundström (basse)
- Jocke Wallgren (batterie)


1. Fafner's Gold
2. Crack The Sky
3. Mjölner, Hammer Of Thor
4. Shield Wall
5. Valkyria
6. Raven's Flight
7. Ironside
8. The Berserker At Stamford Bridge
9. When Once Again We Can Set Our Sails
10. Skoll And Hati
11. Wings Of Eagle
12. Into The Dark



             



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