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DEATH MéLODIQUE ET éPIQUE  |  STUDIO

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- Style : Dark Tranquillity, The Absence , Hypocrisy
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AMON AMARTH - The Avenger (1999)
Par POWERSYLV le 11 Juin 2006          Consultée 7134 fois

« A furore Normanorum, libera nos Domine » (en français, « De la fureur des Hommes du Nord, délivre nous Seigneur »). Cette phrase prononcée par les occidentaux lors des invasions vikings du Moyen-Age à la fin du première millénaire de notre ère n’a jamais été autant de circonstance pour s’appliquer (mais seulement d’un point de vue musical !) à la musique de ce combo si spécial, j’ai nommé les suédois d’AMON AMARTH. Sauf qu’avec une qualité et un metal aussi époustouflant, on n’a peut être pas envie d’être délivré. :)

Révélé par le EP Sorrow Throughout The Nine Worlds (1995) et surtout par un premier album prometteur Once Sent From The Golden Hall (1998), AMON AMARTH est un combo suédois qui a réussi à tirer son épingle du jeu et à se forger un style propre dans le death metal mélodique « made in Sweden ». Le premier opus avait posé les bases du style : ambiances guerrières, épiques et dramatiques, son très lourd, guitares aux riffs acérés et insistants avec jolis solos à la clé, tout ceci marié à une rythmique conquérante et au chant guttural de Johan Hegg. Toute cette puissance servant à dresser un tableau flamboyant et glorieux des mœurs, de la bravoure et des conquêtes des ancêtres vikings. Bien que n’étant pas affilié au black metal, on peut dire que les musiciens perpétuent à leur manière et dans leur style la démarche d’un BATHORY 10 ans plus tôt. On pourrait par l’aspect grandiose que leur musique dégage leur attribuer le sobriquer de « MANOWAR du death metal ».

Plus épique que DARK TRANQUILLITY et plus conservateur qu’un IN FLAMES, AMON AMARTH n’est pourtant pas gêné de concurrencer ces 2 combos de choix du fait de la qualité des compos qu’il propose, du talent des musiciens et de sa musique à la personnalité bien trempée. Ainsi, ce deuxième album The Avenger occupe une place de choix dans leur discographie, en renforçant l’impression déjà forte qu’avait suscité Once Sent From Golden Hall un an auparavant, et en évoluant quelque peu encore par certains aspects. The Avenger constitue un grand moment de death metal mélodique et épique rarement égalé, si ce n’est peut-être par l’immense Versus The World en 2002. Au niveau line-up, on notera le départ du batteur Martin Lopez pour OPETH, remplacé par Fredrik Andersson. Cela explique-t-il le côté plus acéré et direct de ce deuxième opus (et des suivants) ? Le guitariste Olavi Mikkonen sera lui secondé par un second six-cordiste en la personne de Johan Soderberg, ce qui augure un album peut-être encore plus cinglant que le précédent. Ce sera chose faîte avec cette équipe désormais composée de 5 personnes pour mener le drakkar AMON AMARTH à la bataille. Ce line-up est encore actuellement en place (ndlr : cette chronique est rédigée début 2006).

The Avenger débute sans quartier avec 2 titres qui figurent ni plus ni moins parmi les hymnes d’AMON AMARTH. Quelques roulements de batterie et voilà qu’on se prend déjà un déluge de feu et de sang sur la gueule. Le feu ? Celui des pochettes du groupe. Déjà présent de manière plus discrète sur celle de Once From The Golden Hall, la couleur orangée des flammes deviendra une marque de fabrique des albums du combo. Le sang ? Celui qui bout dans les veines des guerriers au sein des mêlées et dans celles de l’auditeur. Ces 2 titres d’ailleurs parlent de sang et de dévotion aux féroces dieux nordiques, toujours prompts à abattre leur masse sur les ennemis des hommes du nord. « Bleed For Ancient Gods » est un hymne violent au paganisme nordique : la batterie mitraille, les riffs sont acérés. « The Last With Pagan Blood” est plus mid-tempo : une atmosphère plus malsaine y est développée grâce à des riffs qui peuvent lorgner vers le black. Et en plein milieu, une accalmie survient suivie de la reprise de la marche alors qu’on ne s’y attend pas. Gros souffle épique également avec « North Sea Storm » où l’on croirait subir la rage des déferlantes. « Avenger » est aussi un superbe titre lourd et imposant, avec des passages poignants et saisissants.

Comme l'indique le nom du titre "Metalwrath", autant dire que la fureur est omniprésente et ce dès les premières millisecondes du titre. Johan n'est pas content et il est le principal vecteur de cette furie, tant sa voix va presque jusqu'à l'arrachement. Le relais de bonnes grosses guitares tranchantes derrière fait mouche sur ce titre qui serait capable d'effrayer la mort elle-même. Puis sans transition, le vent souffle sur les plaines nordiques à l'heure où les hommes rentrent de leurs rapines nocturnes. Au coin du feu, "Legend Of A Banished Man" gronde une épopée mise en musique : le death metal reprend ici de l'ampleur pour une dernière plongée mid-tempo dans l'univers des glorieux ancêtres vikings. Un passage ténébreux un peu atmosphérique s'ouvre pour nous laisser entrevoir les âmes des braves morts au combat, avant qu'un dernier coup de massue ne nous assomme. Et comme ce n'était pas encore le coup de grâce, au réveil on ne demande forcément qu'à reprendre l'histoire au début, et on remet le disque. Une épopée, disais-je ... tout l'album en est une.

Enregistré par le groupe lui-même (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même) aux célèbres studios Abyss entre février et mars 1999, The Avenger reste une pure tuerie de death mélodique aux accents vikings comme AMON AMARTH sait le faire. Ce second opus qui sait marier agressivité, virtuosité et grandiloquence est perçu par le groupe lui-même comme le plus violent. Pour ma part, c’est l’album suivant (The Crusher sorti en 2001 et produit également à l’Abyss) qui remporte cette palme. The Avenger reste néanmoins un des disques les plus équilibrés de ce combo si particulier. Suite à cet album, la reconnaissance du groupe ira grandissante, celui-ci apparaissant entre autres à l’affiche des célèbres X-Mas Festivals (avec MORBID ANGEL en tête d’affiche).

PS : L'édition digipack contient en bonus track le titre "Thor arise".

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   POWERSYLV

 
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- Johann Hegg (chant)
- Olavi Mikkonen (guitare)
- Johan Söderberg (guitare)
- Ted Lundström (basse)
- Fredrik Andersson (batterie)


1. Bleed For Ancient Gods
2. The Last With Pagan Blood
3. North Sea Storm
4. The Avenger
5. God, His Son And Holy Whore
6. Metalwrath
7. Legend Of A Banished Man



             



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