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STONER ORIENTAL CHRETIEN  |  STUDIO

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OM - Advaitic Songs (2012)
Par ENENRA le 14 Décembre 2012          Consultée 4647 fois

"Non mais je te l'avais dit Josiane. C'est sûr tu ne m'écoutes jamais ! Je te l'avais dit qu'ils allaient virer comme ça. Depuis le premier album ça se sentait." C'est bon vous le reconnaissez ? On en a tous un dans notre entourage ou dans nos habituelles lectures sur la Toile qui nous la joue clairvoyant. Souvent le même qui rajoutera : "d'ailleurs je vais le noter dans ma chronique, tiens... quoi j'ai fait qu'une écoute ? Oui bah ça va à la fin ?!".

Qui aurait pu prédire qu'OM irait aussi loin. Déjà pas l'ombre d'un signe de l'évolution découverte à l'écoute de "God Is Good" sur les précédents opus. Et depuis "God Is Good", le groupe a poussé encore plus loin le délire oriental, avec toujours plus de musiciens de session : violon, violoncelle, flute (toujours de Lorraine Rath), tabla et j'en passe... On récolte donc à la sortie, un bien bel album de musique heu... orientale sponsorisé par Nouvelles Frontières. Merci au revoir.

Une belle voix féminine nous accueille sur "Addis", des percussions la suivent et c'est parti pour la traversée du désert. Et vas-y que je te lâche les violons, que les maracas battent la cadence... Une grosse introduction on se dira pour se rassurer. Mais au final, sérieusement, OM a perdu toute sa superbe. Il se fait une nouvelle peau au Soleil, aux côtés de Dieu. Dieu qu'il appellera même à prier (ça ressemble méchamment à un muezzin) lors de l'introduction de "Sinai", immersive mais pour le moins déconcertante. On soulignera tout de même, et ce très tôt dans le papier, que le groupe a quand même le mérite de rester intègre et de faire ce qu'il a vraiment envie de faire, au lieu de nous sortir un opus peu sincère. Là je dis "pouce vert", je dis "Seal Of Approval".

De ce tout bien rêveur et ecclésiastique ressort une piste toute particulière : "State Of Non-Return", qui fera date. La raison est très simple : le son de basse de ce titre est tout simplement le meilleur jamais obtenu par OM. Bourdonnant, grondant, imposant, écrasant. Jamais la basse n'a aussi bien sonné. Restant très douce et chaleureuse tout en nous écrasant littéralement sous ses assauts au groove destructeur. Allez ça fera bien un morceau indispensable dans le tas. On regrettera cependant qu'il se perde lors de son dernier tiers dans un cocktail plus léger et plus prévisible.

Car que les choses soient claires, je ne reproche pas à OM de verser dans une recette plus légère ici (j'avoue, un peu). Je leur reproche surtout et par dessus tout de nous fournir une musique peu aventureuse et assez répétitive en fin de compte. Sans compter que l'ambition du groupe a l'air de se situer dans la retranscription de sonorités venues du Moyen Orient, ce qui n'empêche pas qu'au final on récolte quelque chose d'assez cliché. Je ne suis pas un spécialiste de musique populaire ou traditionnelle arabe, me diriez-vous. Et vous auriez raison.

Le constat reste le même, et c'est malheureux. Ce disque n'est certes pas mauvais, il "s'écoute bien" comme dirait l'autre, le même qui essaie de vous convaincre qu'OM fait de la bonne came ici, il est "sympa". Il est léger, passe très bien quand on veut se reposer un peu, s'étaler sur le canap' avec un thé à la menthe, mais est-ce vraiment un mérite ma bonne dame ? Je suis navré de vous dire que "non". Alors la note est peut-être sévère mais elle reflète aussi et surtout le fait qu'OM nous sert ici un album passe-partout comme il a pu le faire avec "Pilgrimage". L'album passe, on dresse l'oreille à quelques rares reprises. Et le reste du temps, on l'entend en fond sonore. Et croyez moi si vous cherchez un album pour vous reposer les tympans, il en existe des beaucoup plus appropriés, passionnants et riches.


Reabsorbed on the peak of moutain

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   DARK MORUE

 
   (2 chroniques)



- Al Cisneros (basse, chant, piano, percussions)
- Emil Amos (batterie, guitare, piano, percussions)
- Robert Aiki Aubrey Lowe (chant, tambura)


1. Addis
2. State Of Non-return
3. Gethsemane
4. Sinai
5. Haqq Al-yaqin



             



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