Recherche avancée       Liste groupes



      
SPEED METAL  |  STUDIO

Commentaires (7)
Questions / Réponses (2 / 5)
Metalhit
Lexique speed metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Drakkar, Lonewolf, Gun Barrel, Iron Savior, Paragon, Angel Martyr
- Membre : Stratovarius, Axel Rudi Pell
 

 Site Officiel (300)
 Myspace (4755)

RUNNING WILD - Black Hand Inn (1994)
Par JULIEN le 13 Juillet 2005          Consultée 7848 fois

Parcourant sans fin les mers, dévastant galions et autres vaisseaux de corsaires, le bâtiment du fier capitaine Rolf Kasparek n’en finit plus de défier l’érosion des vagues battant le flanc du RUNNING WILD ! Après l’estocade encore un peu timide « Blazon Stone », et au retour de la forfanterie triomphale « Pile Of Skulls », entérinant la nouvelle fibre guerrière clairement Speed Metal entrelaçant les nerfs de Rolf Kasparek, le RUNNING WILD avait bien mérité de s’amarrer à quelque port mystérieux... mais le destin n’entend rien à la question du repos, lorsqu’il s’éprend d’un forban aussi prodigue en histoires à clâmer à la cantonnade, d'une voix forte et instantanément reconnaissable, loin des modulations égosillées du genre ! Et la taverne où l’équipage fraîchement remanié de Rolf Kaspareck instaurait ses quartiers, « Black Hand Inn », n’offrait rien moins qu’une nouvelle occasion de grossir la légende du flibustier allemand !

Se superposant aux sujets de prédilection du Capitaine – la religion, l’emprise de l’argent, les diatribes postillonnés à la face des détenteurs de pouvoir en tout genre, les critiques acerbes des aliénations de l’esprit et, bien sûr, les frères de la côte – Rolf Kasparek nous régalait d’une nouvelle collection de morceaux s’attachant à relater l’histoire même de la taverne et d’une malédiction planant sur l’endroit : Une sombre histoire de fantôme, celui de John Xenir, voué au bûcher par l’inquisition le condamnant à expier dans les flammes sa prétendue obédience sataniste et ses rituels interdits (l’introduction percutante "The Curse"). De quoi captiver l’assistance, au son d’une cannonnade Speed Metal épique clairement assise sur une structure de plus en plus directe et rapide... le nouveau boucannier de l’équipage, la véritable machine à bastonner qu’est Jörg Michael, n’étant certainement pas étranger à l’optique délibérément soutenue de ce nouveau méfait !

Conservant toutefois ses inamovibles escarmouches mid-tempo puissantes (l'assommant "Soulless", la hargne du rassembleur mais un peu long "Fight The Fire Of Hate"), le RUNNING WILD opérait majoritairement dans le fracas des embardées bien rapides et Heavy à souhait (un très bon "Freewind Rider", le dispensable "Mr. Deadhead", la baffe "Powder & Iron"), nous réservant notre content de purs instants de Speed accrocheur, sans gros claviers, mais avec des riffs insensés, un foisonnement de rythmiques batailleuses, des solos à la hauteur et une bonne rasade de refrains fédérateurs autant qu'imparables (énorme morceau titre, le single "The Privateer", l’excellent et ensorcelant "Dragonmen", la tuerie "The Phantom Of Black Hand Inn")... pour terminer sur le quart d’heure majestueux d'un "Genesis (The Making And The Fall Of Man)" qui s'éternise toutefois un peu. Et comme le RUNNING WILD s’enveloppait d’une chape sonore particulièrement tendue et soulignée d'un effet d'écho, transpirant le Metal, cette nouvelle ode prennait les allures de nouveau classique, pour cette bande de fripouilles océaniques !

A vrai dire, l’on pourrait tout de même ici regretter la versatilité des expéditions des 80’s (les classiques « Port Royal » et « Death Or Glory »), souffrir du manque d’aération et de la linéarité des compos, relever le léger manque de cohésion d'une première moitié de disque inégale, et déplorer la frappe certes impeccable, mais simple et sans finesse, du nouveau venu Jörg Michael (également connu pour ses contributions aux productions de STRATOVARIUS ou GRAVE DIGGER)... pourtant, le recueil « Black Hand Inn » demeurera à mon sens l’expédition la plus réussie dans les 90's à la barre du RUNNING WILD, juste derrière « Pile Of Skulls »... Et si la compulser d’une seule traite peut réclamer une certaine ténacité – plus d’une heure tout de même -, l’ardent boucan que laisse le vaisseau dans son sillage provoquera bien des tumultes excitants dans la caboche des amateurs bourrus de Speed Metal direct, puissant et académique. D'autant qu'il s'accomplit de mélodies possédant la force conséquente d’une véritable personnalité : car il y a bel et bien un son et une voix RUNNING WILD. Et cela, personne ne pourra jamais en détrousser le cœur vaillant de Rolf Kasparek !

Note : L'édition rémasterisée de 1999 propose deux inédits issus du single "The Privateer"... correctement balancés, "Poisoned Blood" et "Dancing On A Minefield" forment une paire de mid-tempo classiques pour RUNNING WILD, le second possédant par ailleurs des accents typés ACCEPT avec son riff à la "Flash Rockin' Man".

A lire aussi en SPEED METAL :


ADX
Ultimatum (2014)
Des vétérans qui imposent le respect !




ADX
In Memorium (1998)
La crême d'un (du?) groupe culte du metal français


Marquez et partagez



Par THE MARGINAL



Par STEF




 
   JULIEN

 
   DARK SCHNEIDER

 
   (2 chroniques)



- Rolf Kasparek (chant, guitare)
- Thilo Hermann (guitare)
- Thomas Smuszynski (basse)
- Jörg Michael (batterie)


1. The Curse
2. Black Hand Inn
3. Mr. Deadhead
4. Soulless
5. The Privateer
6. Fight The Fire Of Hate
7. The Phantom Of Black Hand Inn
8. Freewind Rider
9. Powder & Iron
10. Dragonmen
11. Genesis (the Making And The Fall...)
12. Dancing On A Minefield (bonus)
13. Poisoned Blood (bonus)



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod