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AVATAR - Avatar (2009)
Par FENRYL le 24 Mai 2012          Consultée 2101 fois

"Austin Powers" est un film bien cool qui me fait toujours autant marrer. Cette histoire de mojo m'a toujours fait triper.
AVATAR est un groupe bien cool. Ses albums m'ont toujours fait triper...

Pourquoi ce rapport ? Tout simplement car dans le second opus ("Austins Powers, l'espion qui m'a tirée", j'adore ! Tout un programme !!), AP se fait tirer son mojo (aka libido) et se retrouve tout flagada... Adios le lidibo exubérante, terminados les "chouiiiiing" systématiques... Bref, le début de la fin, la dépression de la poutre...

Avec ce nouvel album éponyme, AVATAR est dans le même état. J'annonce la couleur d'entrée. C'est le contre coup du coup de cœur. Évident et terriblement prévisible : quand on prend son pied sur un opus, la suite peut vous paraître plus fade (en tout cas, on en espère aussi bien par la suite, sinon mieux). "Schlacht", il y a deux ans, m'avait méchamment enthousiasmé. Une voix savamment dosée, des musiciens appliqués, valorisés par une production léchée et autant de morceaux bien troussés.
Cet album éponyme (quelques semaines avant le raz de marée cinématographique du même nom... Hum Hum...) repose sur 10 titres qui conservent avec bon goût une production carrée et des sonorités de premier plan : chaque poste est mis en valeur avec le sérieux que l'on est en droit d'attendre. Des riffs ciselés, des frappes de batterie accouplées avec des lignes de basse dans la pure tradition des sections rythmiques de Death Archi Mélo.
La véritable évolution est ici : le Death Mélo très teinté hardcore de la galette précédente (pour mon plus grand plaisir donc) prend une tournure, que dis-je, un virage carrément Giga Mélodique dans son Death. Le plus "surprenant" dans ce constat est que le line up n'est pas évolué (depuis 2006 et ses débuts officiels avec un premier album, chose assez rare pour être noté !!) : il s'agit donc d'un choix artistique, d'une évolution désirée par un combo ayant pris sans doute ses distances face à ses productions d'antan...

Vous l'aurez donc compris, on se retrouve donc au niveau du premier LP "Thoughts Of No Tomorrow". Tout ceci sonne donc plus "gentillet", plus tendre. Même la voix si agressive et abrasive de Johannes Eckerström a perdu sa furia. On trouve des chants clairs ("Out Of Our Minds", le refrain pénible de "The Great Pretender" qui devient excellent quand Johannes se décide à lâcher les chevaux pour le final du morceau, quelle frustration !) qui plombent l'ensemble.
L'ensemble est presque "Rock'N Roll" ou plutôt Death'N Roll avec les quelques notes de grattes acoustiques de "Deeper Down", qui vire à l'erreur de casting et son refrain popisant frôlant le ridicule. "Roadkill" pourra par la suite trouver le même genre de commentaires, tant on reste sur notre fait : des compo sans grande originalité, vide de sens et surtout doté de refrains franchement en carton pâte... On frise l'amateurisme parfois (ouhhhhh qu'il est méchant....).
Attention, je ne suis pas pour autant allergique à toute cette mélodicité, à tout ce "bon sentiment" et ce souci de la belle note. Le groupe peut entreprendre les évolutions qu'il souhaite, mais il se trouve que même une sympathique "Lullaby (Death All Over)" parfaitement troussée en 7 minutes, ne révolutionne en rien les codes du genre, tout en nous proposant quelques grammes de douceur dans un monde de brutes... Sans doute le titre le plus abouti de l'album, le plus ambitieux surtout.

On sent parfois repointer le côté épique du groupe avec des intros chiadés et des compo entêtante ("Out Of Our Minds") mais bordel que c'est dur et pénible pour le groupe semble-t-il ! "Pigfucker" nous offre finalement nos deux seules minutes de furie et de décibels sur les 42 minutes que comptent notre "Avatar"... Bien trop peu pour retrouver "les poils" des années passées...

Au final, vous l'aurez compris, "Avatar" est une déception : en aucun cas un album raté, mais la galette typique qui laisse un goût amer après les fastes d'antan. Après le pain blanc, la période du pain noir est arrivé... J'avoue ne pas l'avoir vu venir. C'est sans doute ce qui me fait tomber d'aussi haut. VDM...

Note réelle : 2,5/5.

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   FENRYL

 
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- Johannes Eckerström (chant)
- Jonas Jarlsby (guitare)
- Simon Andersson (guitare)
- Henrik Sandelin (basse)
- John Alfredsson (batterie)


1. Queen Of Blades
2. The Great Pretender
3. Shattered Wings
4. Reload
5. Out Of Our Minds
6. Deeper Down
7. Revolution Of Two
8. Roadkill
9. Pigfucker
10. Lullaby (death All Over)



             



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