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AVATAR - Black Waltz (2012)
Par FENRYL le 18 Décembre 2014          Consultée 1893 fois

Procrastination : tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique » n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.

J'aime ce terme qui a tendance à parfois me définir avec trop de précision. Néanmoins, je souhaite y apporter une certaine forme de nuance car je considère que l'on peut différencier deux types de profil : le procrastinateur par fuite ou le méfiant…
Je m'explique : vous remettez à plus tard le travail car vous savez ce qui vous attend (fuite en avant) ou bien car vous redoutez ce qui vous attend (méfiant).
J'ai réservé ce "Black Waltz" à l'époque de sa sortie, voilà plus de deux ans. Je l'ai écouté quasi de suite, un nombre incalculable de fois, notamment via Deezer (offert en intégralité)… car j'ai adoré le début de la disco du groupe mais le dernier en date m'avait laissé de marbre.

Tombé de vélo, j'ai pourtant eu du mal à m'y remettre et une fois franchi le pas, j'ai de nouveau eu sacrément peur… Pourquoi ? Car le nouveau virage emprunté par le groupe est une fois encore bien serré et brusque.
Partant d'un son de Death Mélo bien Göteborg à ses origines, AVATAR nous délivre maintenant un quelque chose totalement bien loin de ses bases d'origine. Il faut bien voir ici que l'on est proche d'un mélange d'influences multiples et bien variées : là, tout de suite, comme ça je vous citerais ALICE COOPER, RAMMSTEIN, IN FLAMES, un poil de KISS, de KORN, de LAMB OF GOD et MARYLIN MANSON…

Les suédois œuvrent ainsi dans le freakshow, mélangeant partie chant claire et death growlé (/screamé encore parfois). Ce cirque ambulant malgré des touches encore Death Mélo (titre éponyme) prend une teinte vraiment plus indus et groove davantage ("Let Us Die", "Torn Apart", "Smells Like A Freakshow").
Certaines parties sont portées par un riff catchy ("Paint Me Red", sorte de single, trop formaté "passage radio" avec sa touche IN FLAMES dans son refrain).
Les amateurs de punk pourront même goûter à leur part réservée sur un "Blod" vraiment direct et pêchu, très "straight to your face", les mordus de Southern Rock bluesy indus singeant MANSON apprécieront l'effort ("Let It Burn", avec un mimétisme dans la voix claire vraiment flagrant avant une envolée finale proche de l'hystérie !).
"In Napalm" et ses chœurs pénibles offrent un peu de guitare lead avec un solo qui sonne trop plastique pour enthousiasmer réellement mais rattrapé sur "One Touch" un peu plus tard (beaucoup de feeling ici)… mais surtout avec le clou du spectacle ! De l'harmonica sur le titre épique final à rallonge (plus de 9 minutes) et des relents de banjo certes mais surtout ENFIN du feeling sur ce "Use Your Tongue" côté 6 cordes !

Bref, vous saisissez donc le principe du truc ici : "Black Waltz" est un cirque musical proposé aux personnes ouvertes d'esprit et vraiment généraliste dans le Metal. Vous allez en avoir pour votre argent en naviguant vraiment dans un paquet d'influences diverses et variées, pas pour autant totalement complémentaires ou vraiment éloignées.
C'est surtout via ce constat que je justifie mon constat énoncé en introduction : j'ai mis autant de temps à pondre un truc ici sur ce "Black Waltz" car je n'ai pas trop su quoi en penser vraiment pendant un sacré paquet de temps.
Au jour d'aujourd'hui, il n'est plus possible de dire que cet opus est raté ou mauvais mais il ne m'a définitivement pas enthousiasmé. Il est globalement trop moyen pour espérer davantage de crédits mais sa production de qualité, ses clips soignés à visionner par curiosité et sa prise de risque lui donne un certaine forme de respect qu'il faut souligner.
Les amateurs ouverts d'esprit de grands guignolesques un poil typé "The Golden Age Of Grotesque" de MARYLIN MANSON sauront apprécier. Les autres retourneront vers le début de la discographie du groupe assurément…

Note réelle : 2,5/5.

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   FENRYL

 
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- Johannes Eckerström (chant)
- Jonas Jarlsby (guitare)
- Simon Andersson (guitare)
- Henrik Sandelin (basse)
- John Alfredsson (batterie)


1. Let Us Die
2. Torn Apart
3. Ready For The Ride
4. In Napalm
5. Black Waltz
6. Blod
7. Let It Burn
8. One Touch
9. Paint Me Red
10. Smells Like A Freakshow
11. Use Your Tongue



             



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