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DEATH/CORE  |  STUDIO

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DYING FETUS - Descend Into Depravity (2009)
Par DARK MORUE le 19 Mai 2012          Consultée 3954 fois

Allez, tout comme DEEDS OF FLESH, un autre groupe qui revient sans cesse squatter mes chroniques mais dont je vous avais toujours pas parlé. Voilà c'est chose faite, on remballe. Merci, au revoir.
Ouais en fait nan, revenez à EDGE OF SANITY pour ce genre de trolls, ça marche qu'une seule fois, pas la peine de tenter de simuler. Vous aurez donc cette fois droit à une jolie chronique bien écrite et totalement objective et irréprochable de ma part, comme d'habitude, tellement je suis trop fort et que je vous aime. Meilleure intro de tous les temps, je sais, poussée d'inspiration incroyable comme ça arrive rarement, me remerciez pas, c'est normal.

DYING FETUS, la bande au chauve John Gallagher, vétérans, monstres de scène et piliers du Deathcore originelle. Attention, ici Deathcore veut bien dire Death/Hardcore hein, qu'on ne se méprenne pas à les confondre avec les clones de SUICIDE SILENCE ou CARNIFEX et autres merdes stériles. Initiateurs du genre, et fer de lance avec PYREXIA et SKINLESS dans leurs secondes moitiés de carrières, entre autres. Groupe qui a également la particularité de changer de membres dans tous les sens (2001 fut rude), bien qu'il se soit stabilisé depuis "War Of Attrition" sous la forme d'un power trio avec également Trey Williams et Sean Beasley.

Donc, une carrière homogène, un ou deux bons gros chefs d’œuvres de sortis ("Destroy The Opposition" bien évidement, rien que pour le riff d'intro de "Praise The Lord" qui reste gravé dans la tête à jamais), une claque technique de tous les instants, que demande le peuple ?
Bref, donc si je m'intéresse à ce dernier album en date, c'est parce que c'est un de mes préférés, n'étant pas le plus grand fan des opus pré-2000 torpillés par des vocaux affreux et ayant passablement dormi sur "Stop At Nothing" bien trop hardcore et "War Of Attrition" mille fois trop sage. En gros, ils reprennent du poil de la bête pour un grand retour sur le devant de la scène, avec enfin une production au top et une maîtrise toujours plus totale. Parce que oui, au fond, à toujours ressortir plus ou moins le même album, ils prennent de la bouteille et ne cessent de s'améliorer à tous les niveaux. C'est p'tet même un point culminant de leur style que nous avons là, plus qu'à voir la tronche du prochain qui arrive en ce moment même...

C'est DYING FETUS dans toute sa splendeur, c'est Death, ça Grinde, et ça Core. On alterne la voix sur-gutturale de Gallagher avec les growls hargneux de Beasley, on alterne aussi l'hystérie des riffs techniques avec sweepings dans tous les sens ("Conceived Into Enslavement" mamamia, "Shepherd's Commandment", attention tuerie celle-là !) et changements de rythmes brutaux n'ayant rien à envier aux parrains de SUFFOCATION, avec de la bonne grosse moshpart tirée des riffs hardcore qui mettent le feu au pit et détruisent la nuque. Tous les titres en contiennent, selon une mécanique bien huilée et implacable, rodée par les âges et ayant fait ses preuves. Brutal en diable mais entraînant, ce qui fait tout le charme de ces gaillards.

Et cet album là, il a quoi de particulier ? Rien, quasi pareil que tous les autres, la seule différence avec certains c'est que lui au moins il est très bien. Le single/tube en puissance "Your Treachery Will Die With You" est un titre phare instantané du combo, avec son nombre de riffs de la mort tout simplement effarant, ses moshs ravageurs et les sweepings de basse (!), tout est rodé de main de maître et tous les riffs font mouche, on ne peut plus spontanément et naturellement. A l'inverse du groupe en roue libre, cet autre John sait ce qu'il fait et ne cesse d'accrocher l'auditeur en ne le perdant jamais dans des dédales infernaux, sachant relancer furieusement chaque titre au moment opportun (la magnifique accélération à la deuxième minute de "Conceived Into Enslavement") et variant les plaisirs sans jamais changer la recette, exploitant à merveille la fusion équilibrée de Death Brutal et de Hardcore méchant ("At What Expense" plus lourde et vindicative que tout le reste).

DYING FETUS n'évolue ici pas, il grandit. La technique reste effarante, tout en cassures et enchaînements de notes supersoniques bien que le batteur actuel ne vaille pas Kevin Talley. Les compos nous donnent toujours à boire et à manger et restent en tête pour toujours une fois assimilées. Les multiples moshparts dévastatrices retournent tout sur leur passage. Leur imagerie toujours aussi engagée piquée au Hardcore le plus pur (miam ce livret conceptuel sur papier glacé...). DYING FETUS fait du DYING FETUS, et seul DYING FETUS arrive à vraiment faire du vrai DYING FETUS malgré les nombreux rip-offs existants (FETAL DECAY en tête). En gros, en achetant du John Gallagher, on espère pas être surpris et ça tombe bien, on ne l'est absolument pas ici. Le label qualité est cette fois présent, pour un album qui est une nouvelle pierre angulaire du combo et marque probablement le début d'une grande époque pour un actuel titan de la scène internationale...

YOOOORGH : Peut-être que le fétus agonise, mais pas d'inquiétude, il fait plus de dégâts que jamais...

...M'bref, en attendant, petite parenthèse, j'avoue très franchement que je reste personnellement un poil réfractaire à leur style. Ultra bien huilé, efficace, gorgé de sueur et de haine, mais lourd à digérer, sec et vite gonflant, ne tirant pas ses influences des côtés que je voudrais et plutôt redondant. Mais malgré tout ça, cet album passe sans aucun problème, c'est d'ailleurs pratiquement le seul du point de vue de mes tympans. Je dois être un cas isolé, le blocage est objectivement quasi inexplicable tant les qualités de la formation sont évidentes et que la renommée universelle est plus que méritée. Mais non tout ne coule pas de source, et puis ben... tant pis. Et au fond, mon avis on s'en cogne, c'est le votre qui compte, et ma chronique reste donc la plus objective possible, même si ça c'est surtout pour pas que l'autorité supérieure ne me tape sur les doigts à la masse d'arme (oui, c'est dur d'être chroniqueur chez NIME, vous savez pas à quel point...).

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   DARK MORUE

 
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- John Gallagher (guitare/chant)
- Sean Beasley (basse/chant)
- Trey Williams (batterie)


1. Your Treachery Will Die With You
2. Shepherd's Commandment
3. Hopeless Insurrection
4. Conceived Into Enslavement
5. Atrocious By Nature
6. Descend Into Depravity
7. At What Expense?
8. Ethos Of Coercion



             



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