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- Membre : Sully Erna

GODSMACK - Godsmack (1998)
Par CANARD WC le 4 Avril 2011          Consultée 4127 fois

Y avait une époque pas si lointaine que ça, on s’en foutait pas mal que METALLICA ou IRON MAIDEN ou je ne sais quel autre mastodonte fasse de la merde, parce qu’il y avait quasiment tous les mois de nouveaux groupes intéressants à suivre comme : CHILDREN OF BODOM, BLIND GUARDIAN, IN FLAMES, RAMMSTEIN etc.

Il y avait toujours un truc à découvrir, une grosse nouveauté ou la disco d’un "groupe qui perce" à explorer. A vue de pif, je situerais cette « période » de profusion à la deuxième moitié des années 90. Soit beaucoup d’actualités, du mouvement, du nombre. Ça laissait une impression un peu factice de richesse, qui chassait nos doutes et détournait notre attention du mal plus profond qui gangrenait notre musique. On pouvait sentir que le Metal allait mal, mais comme on avait des trucs à écouter, on y pensait puis on oubliait c’est la vie c’est la vie.

Parmi ces nouveaux venus de la fin des années 90, entre deux JUDAS qui puent, en attendant le nouveau SLAYER de merde ; il y a eu GODSMACK. Soit un mélange nouveau et irrésistible que je résumerais en une métaphore délicate comme étant du "Grunge qui encule". Entre METALLICA et ALICE IN CHAINS, avec une lourdeur somme toute « panteresque », c’était inédit, un cocktail aussi Heavy que sombre, mais sans exagération. Un peu de retenue, un hurlement qu’on réprime, headbang syncopé sur mid tempo viril ; GODSMACK, un nouveau genre de Grunge, un Metal de mauvais garçons avec des bandanas et des tatouages. Plus un petit côté « tribal » pour groover un poil, histoire de.

On aime ou pas. Peu importe car GODSMACK déchire. Il allait s'agir d’une nouvelle évidence dans notre paysage musical, le genre de groupe avec lequel il faudra compter, reconnaissable entre mille (soit le combo « talent + originalité » qui impose un respect minimum). Il fallait écouter GODSMACK au moins une fois pour savoir de quoi on parlait. Pour ensuite oublier, éventuellement, mais en connaissance de cause.

Comme il « fallait » jeter une oreille, le groupe a eu la bonne idée de vous pondre un Best Of en 2007 pour vous mâcher le travail. Ce résumé de 4 albums et un EP est complet, va à l’essentiel pour tous les feignants qui ne veulent pas consacrer plus d’une heure de leur vie au groupe. Sauf que si vous suivez un peu mes blablas diarrhéiques ici même, vous savez ce que je pense des Best Of. Aussi me permets-je de vous l’écrire en gras et en plein milieu de ma chronique :

« Tous les Best Of du monde ne valent jamais l’écoute attentive d’un album représentatif du groupe »

Ce qui m’amène à vous parler du premier album de GODSMACK.

"Faceless" est à ce jour le meilleur album de GODSMACK, l’album de la maturité, de l’accomplissement qu’on atteint généralement au bout de la troisième tentative. D’expérience, commencer par le meilleur album d’un groupe est pénalisant. Perso, j’ai commencé avec le "Painkiller" du PRIEST, bah ça était dur de se mettre dedans APRÈS s’être mangé une telle tornade.

En ce sens, ce premier album de GODSMACK est pile poil ce qu’il faut pour ceux qui veulent se pencher sur le groupe. Il s’agit juste de la bonne « porte d’entrée ». Il y a un peu de tout ce qui fait le charme du groupe, en bien dosé, sans superflu et avec cette fraîcheur irrésistible propre aux premiers albums, affranchis des codes, libres et sauvages, identitaires et tapageurs (j’adore le "Kill em All" pour cette raison par exemple). 12 gros titres, presqu’une heure de Grunge graisseux, du bon au très bon, pas de déchets et un premier essai qui sent déjà le tour de main pour une tentative réussie, gorgée d’espoirs et d’horizons dégagés.

GODSMACK fera son petit bonhomme de chemin. Le groupe délivrera ses tubes, balancera d’impeccables singles à coups d’albums réussis pour une carrière « honorable », sans froufrou ni scandale. Un succès suffisant pour faire des tournées pas ridicules et vivre de sa musique sans rougir. Leur premier album est semblable à ce premier coup d’œil qu’on jette, conforme à cette première bonne impression qui trompe rarement, celle d’un groupe qui en a sous le coude et les tatouages.

En guise de conclusion, je tiens à remercier Monsieur BRUTALDELUX qui a demandé la chronique de cet album via la Boite à Demande du site. En plus, il m’a demandé – MOI – mon égo démentiel tout boursoufflé de suffisance c’en est dilaté de plaisir. J’étais sûr que ALAN ou BAAZ avait déjà chroniqué ce premier album de GODSMACK, merci donc à BRUTALDELUX de m’avoir permis de réparer cette erreur, tout en me donnant l’occasion d’en remettre une couche sur ce super groupe. A ce lecteur, je dédie cette modeste chronique et m’en vais de ce pas retourner à l’écoute de cet album qui n’en finit pas de me ravir.

Note : 4/5.

Je viens de me rendre compte que l’album est dispo sur DEEZER ici :

http://www.deezer.com/fr/music/home/general-0#music/godsmack/godsmack-228432

Alors vous allez me faire plaisir, vous foncez sur DEEZER et vous prenez 5 minutes pour écouter "Now Or Never". Ce titre représente assez bien l’album. Les lignes de chant associées au riff bien épais, ce Grunge « panteresque » qui se nappe d’une violence sourde, contrôlée, orageuse. Personnellement, je trouve ça juste délicieux.

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   CANARD WC

 
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- Sully Erna (chant, claviers, batterie, percussions)
- Tony Rombola (guitares, chœurs, percussions)
- Robbie Merill (basse, percussions)
- Mudrock (percussions)


1. Moon Baby
2. Whatever
3. Keep Away
4. Time Bomb
5. Bad Religion
6. Immune
7. Someone In London
8. Get Up, Get Out !
9. Now Or Never
10. Stress
11. Situation
12. Voodoo



             



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