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- Membre : Sully Erna

GODSMACK - Good Times Bad Times (2008)
Par CANARD WC le 1er Septembre 2008          Consultée 3858 fois

A la base c’est l’histoire d’un certain Judas qu’est jaloux d’un certain Jésus qui peut changer l’eau en vin, marcher sur l’eau et même réveiller les morts. Super Star le Jésus ! Alors Judas décide de le trahir pour lui apprendre un peu ce que c’est que la vie, non mais. Il va donc voir les Parisiens à la synagogue et leur propose un deal du style : « je te vends le nazaréen pour 30 € ». Les comploteurs se mettent alors d’accord pour les détails de la trahison : ce sera en l’an 33 de JC, le 27 brumaire, à la tombée de la nuit dans le parc de Gethsémani. Il est aussi convenu que Judas roule une pelle à Jésus pour pas que les Parisiens se trompent de gus à embarquer (une erreur est si vite arrivée). Franchement, faut être un peu "tarlouze" sur les bords pour choisir comme signe de reconnaissance une « embrassade » ? Je m’imagine pas bécoter un mec pour le trahir (à la limite je lui crache dessus ou je lui pince les fesses). Parait que les mafieux font la même chose avant de se dessouder en famille.

Voilà, c’était l’histoire du « baiser de dieu » ou GODSMACK ce qui m’amène maintenant à vous parler du groupe de Grunge. On me souffle dans l’oreillette que mon intro est hors sujet, je précise que j’en avais une autre qui a été censurée par les admins (on n’a jamais rien le droit de faire ici), donc je bricole comme je peux.


(…)

Donc, GODSMACK est un super groupe de Grunge moderne qui m’a éclairé le début des années 2000. Une époque horrible les années 2000 : pleins de groupes de spimélo à moitié tatas, de l’Extrême qui pue et du Néo merdique. Quasiment rien à se mettre sous la dent. Puis, j’ai découvert « Faceless » qu’est tombé à point nommé dans ma Playlist. C’était tellement bon d’entendre « ça » que j’en ai eu envie de pleurer. Mais j’ai serré les dents, parce que je suis un fan de SLAYER avant tout.

Imaginez James HETFIELD qui se prendrait pour Eddie VEDDER et qui se la donnerait sur un putain de Grunge bien Metal. Oui, c’est « ça », GODSMACK. Du riff Heavy de chez Heavy qui s’articule sur des refrains à faire headbanguer Sœur Marie-Thérèse des Batignolles. Ce sont les deux grosses frappes du groupe : le riff Heavy et les lignes de chant. En un coup de gratte et un refrain, GODSMACK laisse la concurrence derrière et renvoie tout le Néo Metal à la niche (*).

« Du Grunge Heavy avec des riffs mamouth ? Non merci, sans façon, pas mon truc »

Peu importe que vous aimiez ou non le style. Il y a cette voix. Pénétrante, puissante, hargneuse, un rien désabusée. Sully ERNA vous aspire dans sa toile de refrains vénéneux et ses lignes de chant envoutantes. Pas de tentative de séduction, GODSMACK balance la purée, sans chercher à « FMiser » sa musique. La véritable violence qui se dégage du groupe donne l’impression d’écouter un ALICE IN JAM moderne, rocailleux et foutrement couillu.

Ce Best Of du groupe qui résume les 10 ans de carrière de GODSMACK constitue donc une bonne occasion pour ceux qui ne connaitraient pas la musique de mes chouchous de rattraper un peu le temps perdu. Soit un résumé de quatre albums et un bel EP dont on a extrait 16 titres bien tassés et (surtout) bien représentatifs du talent du groupe.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre même du Best Of, GODSMACK a (pour l’instant) une discographie très homogène. Si on met de coté la cover en intro (assez originale mais quel intérêt?), la galette – quant à elle – s’articule assez logiquement dans le choix des morceaux. A ce titre, le contenu du Best Of nous apprend deux choses :

1) GODSMACK a voulu son Greatest Hits « équilibré » : chronologique, sans zapper aucun album, alternant les différentes facettes du groupe.
2) GODSMACK a tenté de faire une galette qui "coule". On passe d’un morceau acoustique, à un titre plus agressif, pour revenir sur quelque chose de plus accrocheur etc.

L’avantage, c’est que du coup « Good Times » s’écoute très facilement, agréablement, le sourire aux lèvres. Le problème c’est qu’il y a des absents de taille (ne serait-ce que « Releasing the Demons » le meilleur morceau du groupe à mon sens).

Pas bien grave, gageons que ce Best Of vous donnera envie de découvrir le reste…


Note : 4/5


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(*) Etiquette qu’on a trop souvent collé sur GODSMACK. A tort, bien entendu.

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   CANARD WC

 
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- Sully Erna (vocals, guitar, drums)
- Tony Rombola (guitar, backing vocals)
- Robbie Merrill (bass, backing vocals)
- Tommy Stewart (drums)
- Shannon Larkin (drums)


1. Good Times Bad Times (cover Led Zeppelin)
2. Whatever (godsmack)
3. Keep Away (godsmack)
4. Voodoo (godsmack)
5. Bad Religion (godsmack)
6. Awake (awake)
7. Greed (awake)
8. I Stand Alone (faceless)
9. Straight Out Of Line' (faceless)
10. Serenity (faceless)
11. Re-align (faceless)
12. Running Blind (the Other Side)
13. Touché (the Other Side)
14. Speak (iv)
15. Shine Down (iv)
16. The Enemy (iv)



             



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